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  • 2017

    janvier

    Rencontre Brouillon d’un rêve : une synthèse
    Le 16 janvier 2017
    C’est parce qu’il n’y a que très peu de sources de financement que Brouillon d’un rêve a été créé et existe, afin de soutenir le documentaire de création. Depuis 1981, ce dispositif (dont le financement (...)

    Retrouvez dans cette synthèse des détails sur :
    . l’esprit de la bourse
    . le déroulement du processus
    . le règlement
    . composition des dossiers
    . qu’est-ce qu’un bon dossier ?
    . les lecteurs et le jury

    NB : en raison des intervenants et des auteurs présents lors de la rencontre, il y a surtout été question de documentaire. Sauf indication contraire, ces observations restent valables pour les autres répertoires.
    Pour toute question, vous pouvez vous adresser à l’équipe qui gère Brouillon d’un rêve à la Scam France :
    Responsable de l’aide à la création : Lise Roure +33 1 56 69 58 40. _ Assistante de l’aide à la création : Fanny Viratelle : +33 1 56 69 58 06. _ Mail : brouillondunreve scam.fr

    Esprit de la bourse :

    Ce qu’il faut envoyer au jury, c’est bien une étape de recherche, et non pas un projet abouti. Il ne s’agit pas de donner des réponses ni de faire état de dispositifs bien définis dans des dossiers trop bien ficelés, mais bien plutôt de partager des questionnements autour d’un geste documentaire, en train de se cristalliser autour d’un projet, en gardant bien à l’esprit que celui-ci est soumis non pas à des éditeurs ou producteurs, mais à des auteurs. De fait le jury valorise avant tout des écritures singulières et cherche à faire émerger des démarches novatrices, loin des formes classiques et télévisuelles. Les auteurs peuvent donc prendre des risques.

    Brouillon d’un rêve accueille des désirs d’auteurs qui ne trouvent pas leur place dans des dispositifs plus traditionnels. L’idée n’est pas non plus d’exclure un type de projet, et des écritures plus classiques peuvent aussi être les bienvenues. En aucun cas cette bourse n’est un dispositif qui permettrait à d’autres guichets ou organisations de se déresponsabiliser en disant « c’est Brouillon d’un rêve qui paye »

    Déroulement du processus :

    - Inscription en ligne (selon un calendrier bien précis : attention après la date à minuit il faut attendre l’année suivante)
    - Lise Roure (qui coordonne ce programme à la Scam France) fait une pré-lecture afin le cas échéant de ré-aiguiller certains dossiers.
    - Étude de tous les dossiers par les lecteurs qui font remonter au jury les projets qui leur semblent justes – la présélection est définie après 4 mois environ.
    - Étude par le jury qui sélectionne des projets et leur attribue une bourse au montant variable, évalué de la manière la plus juste possible et en fonction du budget disponible. La sélection définitive est publiée environ 5 mois après la clôture des candidatures.
    - Qu’ils soient écartés par les lecteurs ou plus tard par le jury, tous les projets sont étudiés. Les candidats dont les projets ne sont pas retenus reçoivent une note de 5 à 10 lignes de leur lecteur. Très attendus, parfois reçus de manière violente, ces avis doivent cependant être lus et relus car ils se veulent constructifs, et les lecteurs cherchent avant tout à mettre en avant ce qui leur a semblé intéressant.

    En moyenne, 15% des projets déposés sont soutenus (c’est davantage qu’au CNC), par un montant maximum de 6.000 euros.

    Règlement

    Le détail du règlement est détaillé dans chaque appel à candidature, à lire attentivement.

    Pour rappel, une seule participation est autorisée par personne et par année civile (tous projets confondus, même dans des répertoires différents). L’auteur lauréat n’est pas soumis à une obligation de terminer son projet, il n’y a pas de limite temporelle ni de somme à rembourser si le développement est plus long que prévu. Il est possible de redemander une bourse après en avoir reçu une, à la condition expresse que le projet mené grâce à l’octroi de la première bourse soit mené à bien.

    Un projet aidé peut changer de forme (un film devenant une création sonore…) : à chaque projet sa vie et son trajet.

    Composition du dossier :

    Les pièce à joindre au dossier sont précisées dans l’appel à candidature, à lire attentivement.

    Le dossier doit comporter des pièces écrites (note d’intention, synopsis, état d’avancement…), tout simplement parce que les lecteurs et le jury ont besoin de cette matière commune à tous les candidats.

    Les dossiers « scolaires » ne sont pas à privilégier, chaque auteur peut s’offrir des libertés pour présenter son dossier de la manière qui semble la plus juste artistiquement. Il faut que la matière y soit, mais agencée de manière créative, personnalisée… attention toutefois à bien titrer et identifier les différents éléments du dossier pour que les lecteurs s’y repèrent.

    Nombre de pages :
    . audiovisuel : 15 pages (+ 15 minutes de rush)
    . sonore : 5 pages
    . littéraire : 20 pages dont un synopsis du projet, ses inspirations et des extraits, pour montrer la matière. Tous les genres de l’écrit (littérature, BD, poésie, essai…) sont concernés, mais la thématique doit être autour d’un geste créatif.

    NB : si le dossier est juste, complet et cohérent en seulement trois pages alors cela suffit.

    Il est aussi possible d’ajouter des rushes (plutôt que des séquences montées), du son, du texte…

    Les questions liées à la viabilité économique ou à la faisabilité matérielle n’entrent pas en ligne de compte, sauf peut-être pour ce qui concerne les arts numériques : dans ce cas il vaut mieux avoir éprouvé le dispositif, testé l’idée sur le plan technique, qui doit rester réaliste.

    Il est important aussi de motiver l’usage qui sera fait de la bourse : sans donner des chiffres détaillés ni un budget à l’euro près ou même un plan de financement, simplement pour faire état des besoins au moment de l’écriture… attendu qu’on considère que ce n’est pas à l’auteur d’assumer les frais de production.

    Il convient d’expliquer au jury d’où vient l’idée qui va occuper l’auteur pendant deux ou trois ans, expliquer son histoire, son approche (attention à ne pas confondre genèse du projet et la note d’intention).

    Il est aussi intéressant de replacer la proposition dans un parcours d’auteur (au-delà du simple CV), de préciser si le projet s’inscrit dans une continuité ou en rupture par rapport aux travaux, thématiques, médias explorés jusque là, et de révéler la démarche artistique de l’auteur. Cela est d’autant plus crucial dans le cas des auteurs belges dont les parcours ne sont pas nécessairement bien connus des lecteurs français.

    Qu’est-ce qu’un bon dossier ?

    L’enjeu est de connecter le jury à son désir de film, de poser un geste. Tout est possible, tout est envisageable et il n’existe pas de norme ; il faut viser la justesse par rapport à son sujet. Il n’existe pas de dossier modèle, mais il reste intéressant de découvrir des dossiers lauréats, et de se confronter à d’autres démarches d’auteurs. Pour cela, plusieurs possibilités :

    . sur le site de la Scam, on peut consulter la liste des lauréats et les résumés des projets précédemment aidés
    . le site du CNC propose une « scénariothèque » consacrée au documentaire
    . à la Maison des Auteurs de Paris il est possible de lire des dossiers boursiers et de voir les films qui en ont résulté
    . sur la plateforme Tënk, une plage spéciale Brouillon d’un Rêve permet de visionner des films soutenus par le dispositif, et de lire les dossiers correspondant.

    C’est dans le trajet entre le dossier et le résultat qu’on apprend, il est donc très intéressant de voir l’espace et les directions qu’ont pris les germes plantés dans les dossiers.

    On sait que souvent les auteurs se sentent obligés de présenter des dossiers très léchés, mais l’inverse à Brouillon d’un rêve, il faut se lancer ! Mieux vaut poser les bonnes questions que donner les bonnes réponses. D’ailleurs pour la création sonore, qui reste une discipline de l’oralité, on constate qu’il n’y a pas cette culture du dossier, voire qu’on se méfie des dossiers trop peaufinés ou des écritures trop normées. À bon entendeur…

    Certaines thématiques sont récurrentes dans les dossiers soumis, comme dans l’air du temps (les migrants, la transmission…). Ne pas hésiter à consulter les dossiers précédemment aidés, ce qui permet de ne pas faire un énième film sur tel ou tel sujet… d’autant plus que rien que pour le documentaire, le jury reçoit près de 700 projets au cours des 6 sessions annuelles. Il faut se distinguer, se démarquer, mettre en évidence l’urgence, la nécessité de son projet en particulier. Le sujet d’ailleurs ne suffit pas, il faut aussi pouvoir mettre en évidence l’expression d’une pensée singulière, d’un geste artistique.

    Lecteurs et Jury :

    Des membres extérieurs sont invités, ainsi que des auteurs d’autres répertoires que celui à l’étude, dans une volonté de confrontation des cultures et d’ouverture.

    Ce ne sont pas des producteurs, des diffuseurs, des éditeurs ni des financeurs mais bien des auteurs qui reçoivent les dossiers. Il s’agit donc de les sensibiliser par une démarche, une façon d’accrocher le réel. Ils liront attentivement chacun des dossiers reçus, et motiveront leur choix, quel qu’il soit.

    Paroles d’ancien lecteur : « lecteurs et jurys sont ouverts et bienveillants, ils ne demandent qu’à être étonnés ! ».

  • Tous en scène pour l’emploi artistique !
    Le 13 janvier 2017
    Depuis plus de 3 ans, la SACD et son Comité ainsi que l’Union des Artistes du Spectacle (UAS) œuvrent à obtenir des conditions de travail dignes pour leurs membres. Seules ces conditions peuvent (...)

    L’ATPS (Association de Techniciens des Arts de la Scène), la CONPEAS (Concertation Permanente des Employeurs des Arts de la Scène), la CPEPAS (Chambre Patronale des Employeurs Permanents des Arts de la Scène), la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) et l’UAS (Union des Artistes du Spectacle) vous donnent rendez-vous ce lundi 16 janvier à 11 h, devant le cabinet de la Ministre de la Culture, Place Surlet de Chokier, pour faire entendre votre voix.

  • Rencontre sur l’Œil d’or avec Anne Georget, Présidente de la Scam
    Le 5 janvier 2017
    Dans le cadre d’un focus sur l’Œil d’or, la Scam invite les auteurs et producteurs de documentaire à une rencontre avec Anne Georget, Présidente de la Scam, et Paola Stévenne, Présidente de Comité (...)

    La Rencontre

    L’Œil d’or, le Prix cannois du Documentaire, a été créé dans le but de donner davantage de visibilité au cinéma documentaire. Doté de 5.000€ et attribué par un jury prestigieux, il distingue un film présenté dans les sélections cannoises.

    Anne Georget sera présente avec Paola Stévenne pour évoquer ce Prix, sa naissance, son fonctionnement, ses modalités de candidature… et inciter les auteurs et producteurs belges à proposer leur film. Pour l’instant, en effet, très peu de documentaires sont soumis au jury.

    Elles partageront leurs expériences de retour de Festival et reviendront également sur l’enjeu majeur de la présence à Cannes des documentaires et de leurs auteurs. Enfin, elles donneront quelques conseils aux documentaristes et producteurs qui souhaitent se rendre au Festival et à son marché du film.

    En outre, Anne Georget et Paola Stévenne défendent une vision d’une Scam qui existe par l’action collective des auteurs qui ensemble la constituent, l’animent et portent ses revendications. Ce sont en effet les auteurs membres qui dessinent la société telle qu’ils la veulent, et plus ils participent à la vie de la Scam, plus celle-ce leur ressemble et leur est utile. À cet égard, Anne Georget détaillera son travail et celui de la commission audiovisuelle qui a déjà donné naissance à une charte auteur-producteur et, qui dans un second temps, devrait aboutir à l’écriture d’une charte avec les télévisions.

    L’Œil d’or

    De plus en plus présent sur le grand écran, de plus en plus reconnu par la critique, de plus en plus aimé du public, de plus en plus visible dans les festivals, le regard singulier du documentaire sur le monde méritait une reconnaissance dans l’écrin de Cannes.

    L’Œil d’or, Le Prix du Documentaire, a donc été créé en 2015 à l’initiative de la Scam, avec la complicité active du Festival de Cannes et de son délégué général, Thierry Frémaux et en partenariat avec l’Ina (Institut national de l’audiovisuel).

    En 2016, le jury, présidé par Gianfranco Rosi était composé d’Anne Aghion, Natacha Régnier, Thierry Garrel et Amir Labaki.

    En pratique

    La rencontre aura lieu le 16 janvier à 9h au Garage à Manger (Rue Washington 185, 1050 Ixelles). Un petit déjeuner sera offert aux participants.
    Pour y assister, merci de bien vouloir vous inscrire en nous écrivant à l’adresse actionculturelle sacd-scam.be, avant le 12 janvier.

    Avant cette rencontre, la Scam et Bozar ont le plaisir de vous inviter à une soirée exceptionnelle le 15 janvier à 17h à Bozar. Cinema Novo, le magnifique documentaire d’Eryk Rocha ayant reçu l’Œil d’or 2016 sera en effet projeté, en présence d’Anne Georget et Paola Stévenne. 200 places sont gracieusement mises à disposition des auteurs membres, réservez vite la vôtre ! Info et réservations ici.
  • 2016

    décembre

    Vos petites annonces sur BELA
    Le 22 décembre 2016
    Le site BELA a fait peau neuve. Peau ? Pas seulement. Il offre également de nouveaux services, dont la possibilité de poster des petites annonces professionnelles. Mode d’emploi de cette mise en (...)

    Le service "petites annonces" de BELA se veut un nouvel outil pour vous permettre d’avancer dans vos projets et de les faire aboutir.

    Vous cherchez un relecteur pour votre manuscrit ?
    Vous proposez un avis sur projet ?
    Vous cherchez des références de livres ou de films qui concernent votre projet ?
    Vous cherchez des témoignages pour une prochaine création télé/radio/… ?
    Vous avez un local à proposer pour des répétitions ?
    Vous cherchez un lieu pour monter votre projet ?

    >>> Vous pouvez le faire savoir à 5000 auteurs et professionnels de la culture en postant une petite annonce sur Bela !

    Comment faire ?
    1) Connectez-vous
    2) Rendez-vous sur l’onglet « Petites annonces » de votre profil auteur
    3) Cliquez sur « Ajouter »
    4) Complétez le formulaire et sauvegardez
    5) Retrouvez votre petite annonce dans le Belazine !

  • novembre

    Midi du Cercle littéraire spécial BD : compte-rendu #3
    Le 24 novembre 2016
    Le jeudi 13 octobre dernier lors d’un déjeuner du Cercle littéraire de la Scam « Spécial BD », Alain Dartevelle, membre du Comité belge de la Scam représentant les auteurs littéraires, interrogeait (...)

    Alain Dartevelle (AD) : Qu’est-ce que la Scam, votre société d’auteur, pourrait faire pour vous ?

    André Taymans (AT) : La Scam est précieuse pour les auteurs car elle est un espace non pas de lutte ou de confrontation mais de rencontre et de dialogue.
    Sacha Goerg (SG) : La Scam nous aide déjà grâce au service de relecture de contrat, cela nous protège, nous permet de comprendre ce qu’on signe, et nous aide aussi à savoir que l’on peut négocier, obtenir des choses (et lesquelles).
    Elle nous aide également en soutenant l’ABDIL, qui a été créée car il n’existait pas de structure pour représenter le métier. C’est encore une jeune asbl mais elle est déjà reconnue par les pouvoirs politiques. La Charte et les autres revendications de l’ABDIL influent, de façon indépendante, sur les budgets de la FWB. Enfin, elle peut continuer de peser dans les négociations sur le statut d’artiste, sur la rémunération et la fiscalité – on pourrait par exemple être payés exclusivement en droits d’auteur.

    Léonie Bischoff (LB) : Elle pourrait aussi raisonner les éditeurs de mauvaise foi qui disent dans les négociations qu’ils ne font que peu de bénéfice par rapport aux diffuseurs qui captent une grande partie de l’argent de la chaîne du livre… ce qui est fallacieux car c’est avec l’éditeur qui l’auteur négocie et signe son contrat, ce n’est qu’à ce moment qu’il y a une marge de manœuvre.

    Anne Vanweddingen (AV), responsable du service d’action culturelle de la Scam : On pourrait organiser une rencontre avec des éditeurs, ce serait une manière de les interroger et de les confronter à ces questions dans une configuration favorable aux auteurs, et en public. On pourrait aussi se renseigner auprès de la FWB pour établir une base de données qui renseignerait ce que payent tel ou tel éditeur selon les types de projets.

    Paola Stévenne (PS), Présidente du Comité belge de la Scam : N’oublions pas que la Scam, c’est nous-mêmes ! Comment pouvons-nous faire pour défendre les droits des auteurs de BD ? Il faut que les suggestions remontent des auteurs vers nous, pour faire en sorte que les services, les actions menées, les travaux des Comité et le lobby soient en utiles, en harmonie avec les besoins de auteurs.

    L’avantage de la Scam c’est que nous sommes un collectif : là où une personne seule peut prendre des risques en s’exprimant, la Scam peut regrouper les auteurs, et endosser des revendications collectives. Le collectif, cette fédération d’auteurs réunis permet aussi d’annuler l’argument d’un éditeur qui dirait, comme André le rapportait, que si un auteur n’accepte pas des conditions de travail trop défavorables 10 autres attendent derrière qui seraient prêts à signer.

    L’enjeu de la Scam, c’est bel et bien de veiller collectivement aux intérêts des auteurs, aux niveaux des droits financiers et juridiques, de leurs métiers, de l’action culturelle et du lobby. Informez-nous pour qu’on agisse !
    Plusieurs choses très simples sont possibles :
    - Faire examiner tous vos contrats par le service juridique – juridique sacd-scam.be
    - Nous informer de vos mauvaises expériences mais aussi des bonnes
    - Relayer nos revendications et mobilisations
    - Échanger sur vos pratiques

    Frédéric Young, délégué général de la Scam Belgique : Terminons avec un point sur la reprographie - un droit à rémunération sauvé de justesse.

    En 1994, grâce à l’attention portée aux créateurs par le sénateur Roger Lallemand, la Scam avait obtenu qu’un droit à rémunération pour reprographie et pour prêt public soit organisé au bénéfice des auteurs et des éditeurs.

    La Scam a également organisé la création et géré le développement de Reprobel.
    Cette société faîtière a pu ainsi en 2015 percevoir 24,4 millions d’euros. Cette année là, 13 millions d’euros ont été collectés lors de l’achat des appareils de copie, et 11,4 millions d’euros directement auprès des établissements d’enseignements, des administrations, des entreprises ou des associations.

    Dans le même temps, Reprobel partageait une bonne vingtaines de millions à parts égales entre auteurs et éditeurs (dont 80 % pour la production belge).

    Suite à un litige avec HP (Hewlett-Packard), une décision de la Cour de justice de l’Union Européenne a conduit, fin 2015, à initier un bouleversement majeur de ce système qui fonctionnait par ailleurs très efficacement. L’OpenVLD et la NVA on en effet saisi l’opportunité de cette décision pour exiger la suppression de la perception sur les appareils et tenter de faire baisser drastiquement l’enveloppe de 2015. Outre cette pression sur le système et le montant total des rémunération, certains voulaient aussi supprimer la rémunération des éditeurs qui n’auraient pas tardé à récupérer leur manque à gagner sur les auteurs, via les contrats d’édition.

    Les auteurs de la Scam, notamment ceux de BD ont joué un rôle majeur dans cette bataille pour sauver la rémunération des auteurs mais aussi celle des éditeurs.
    Avec le soutien constant du Vice-Premier Didier Reynders (MR), le pire a été peut être évité, même s’il faut reconnaître une régression réelle : l’industrie du livre et de la presse a encaissé un vilain coup, HP a obtenu la suppression de la perception forfaitaire en menaçant l’État d’attaquer en responsabilité pour non respect du droit européen. La perte de la rémunération forfaitaire reste de notre point de vue une erreur à moyen et long terme pour l’intérêt général du pays.

    Le nouveau système ne comprend plus qu’une perception auprès des usagers (entreprises, associations, administrations), avec un tarif fixé à la page copiée plus élevé que par le passé pour compenser la perte du forfaitaire.
    Et dans l’enseignement, toutes les utilisations d’extraits d’œuvres (et pas seulement d’œuvres imprimées) ont été globalisées sous une seule licence légale.

    Il semble que le gouvernement table sur une perception globale de 18,5 millions d’euros en 2017 mais le travail d’adaptation à réaliser est énorme (des dizaines de milliers d’interlocuteurs à convaincre) et pourrait entravé par des discours démagogiques en provenance de certains milieux d’entreprises. L’enveloppe devrait donc au mieux baisser de 25 %.

    Le gouvernement a annoncé aussi qu’il ferait réaliser une étude indépendante pour fixer de nouveaux tarifs pour 2018 et les années suivantes. Ses résultats et l’adaptation éventuelle des tarifs seront à coup sûr l’enjeu de nouvelles batailles d’influence.

    La nouvelle loi ouvre toutefois aussi de nouvelles opportunités pour développer des rémunérations pour nos auteurs, notamment sur les impressions. Ces hypothèses sont déjà à l’étude au sein de Reprobel, à notre demande.

    D’ici quelques jours, nous répartirons à nos membres leurs droits de reprographie relatifs à 2015, une des dernières répartition découlant de l’ancien système.
    Nous publierons aussi sur le site la nouvelle loi et les nouveaux Arrêtés royaux.

    Et nous continuerons à défendre la création, les créateurs.

    À (re)lire, la première partie de ce compte-rendu était consacrée aux modèles économiques et aux relations aux éditeurs, tandis que la deuxième partie abordait des questions plus sociales, de modes de travail et le problème du sexisme en BD.

    Merci encore aux auteurs pour leurs interventions passionnantes !

  • Midi du Cercle littéraire spécial BD : compte-rendu #2
    Le 17 novembre 2016
    Le jeudi 13 octobre dernier lors d’un déjeuner du Cercle littéraire de la Scam « Spécial BD », Alain Dartevelle, membre du Comité belge de la Scam représentant les auteurs littéraires, interrogeait (...)

    Alain Dartevelle (AD) : Comment travaillez-vous ?

    André Taymans (AT) : À l’époque il y avait des studios, mais ils étaient souvent fédérés autour d’une grande figure comme Hergé par exemple. En ce qui me concerne, je travaille souvent avec des scénaristes, comme par exemple Patrick Delperdange, Gabrielle Borile, aussi parce que nous vivons dans un petit milieu où tout le monde se connaît et collabore.

    Sacha Goerg (SG) : Je travaille aussi dans un atelier avec 13 autres auteurs. Cela me paraît important d’avoir pour travailler un espace distinct de celui de la vie de tous les jours, où l’on peut laisser des affaires mais aussi baigner dans une atmosphère d’émulation, de stimulation en voyant les autres travailler. Les conseils et feedbacks qu’on s’échange sont aussi précieux. En ce moment pour la première fois je suis confronté à des dessinateurs flamands. C’est vraiment un autre monde, ils ont d’autres influences, d’autres réseaux, c’es très enrichissant.

    Léonie Bischoff (LB) : Je travaille avec d’autres auteurs dans un atelier, nous sommes huit et les parités homme/femme et Belges/étrangers est respectée !

    AD  : Justement, nous n’avions pas encore abordé le sujet des autrices de BD et du sexisme du secteur.

    LB  : C’est un sujet crucial ! Et des problèmes récurrents… Ce n’est pas tant au niveau du salaire que des représentations que je note un décalage. Je fais partie du Collectif des créatrices de BD contre le sexisme. À tous les échelons, nous constatons des différences de traitement. Au mieux, les acteurs (autres auteurs, éditeurs, libraires, journalistes, organisateurs de festivals…) font preuve de paternalisme, ils sont rarement conscients de ce qu’ils font ou disent, rarement mal intentionnés… ce qui en fait est peut-être pire, d’autant plus qu’il y a peu de remises en question.

    En tant qu’autrices, nous faisons trop souvent face aux questions réductrices des journalistes, comme par exemple « ça fait quoi d’être une femme et de faire de la BD », ou « Abordez-vous les sujets de vos BD de manière plus sensible que le ferait un homme ? », c’est absurde ! On est en permanence réduite à notre genre, or à ma connaissance on ne travaille pas avec nos parties génitales…

    De plus, on classe souvent d’office les livres de toutes les autrices dans les rayons « girly » (où bien entendu tous les lecteurs ne s’aventurent pas), et c’est encore pire quand on essaie de parler de sexe : on enferme souvent la bd dite « de fille » dans des catégories très réductrices, soit vulgaire voire racoleuse, soit gouine enragée là où des livres faits par des hommes seront considérés comme étant plus nobles, moins problématiques.

    AT  : Il est certain que les clichés sont encore tenaces selon lesquels les femmes (et les jeunes filles) ne lisent ni ne font de BD, et beaucoup de libraires ont encore ces vieux réflexes (au niveau du conseil, de la mise en rayon).

    LB  : L’objectif de notre collectif et d’opérer une veille, mais aussi d’alerter, de conscientiser les acteurs et cela à tous les échelons de la chaîne du livre sur la problématique du sexisme. Les choses, heureusement, sont en train de changer. Les études montrent, par exemple, qu’il y a de plus en plus de lectrices.

    AD  : Comment envisagez-vous l’avenir à moyen terme ?

    SG  : Sur internet les auteurs ont une belle vitrine, ils gagnent en visibilité et peuvent montrer des projets plus expérimentaux, certes cela nous aide mais ne remplace en rien la prépublication payée, système qui était avant en vigueur et n’existe plus. Bon à savoir toutefois : les Belges aussi peuvent solliciter l’aide du Centre Natrional du Livre !

    Plusieurs pistes s’offrent aussi à nous, par exemple tout ce qui relève du jeu : au niveau du récit, du storytelling mais aussi de la création d’un univers c’est passionnant. La question n’est pas de savoir si on a envie d’explorer ces nouveaux champs, mais plus de savoir si on peut raisonnablement avoir le luxe de prendre du temps pour expérimenter sans être payé. Les possibilités offertes par le numérique sont aussi très enthousiasmantes, mais les modèles économiques me paraissent encore peu stables, bancals, et j’ai l’impression qu’il y a pour les auteurs plus de travail que dans l’édition traditionnelle, et moins d’argent.

    Troisième et dernière partie du compte rendu la semaine prochaine. Pour rappel dans la première partie nous revenions sur les questions suivantes : peut-on faire rémunérer son travail de scan ? Est-il possible de naviguer d’un éditeur pointu à une multinationale et retour ? Éléments de réponse ici.

  • Midi du Cercle littéraire spécial BD : compte-rendu
    Le 8 novembre 2016
    Le jeudi 13 octobre dernier lors d’un déjeuner du Cercle littéraire de la Scam « Spécial BD », Alain Dartevelle, membre du Comité belge de la Scam représentant les auteurs littéraires, interrogeait (...)

    Alain Dartevelle (AD) : Faire de la BD, est-ce complexe ? Plus aujourd’hui qu’avant ?

    Léonie Bischoff (LB) : Pour moi, c’est pour l’instant assez simple, mais j’ai eu beaucoup de chance et Internet a joué un rôle capital. Je suis entrée chez Casterman après avoir eu un peu de visibilité grâce à l’éditeur Manolosanctis qui a une vitrine internet. Les éditeurs de chez Casterman y ont découvert mon travail et cette première exposition leur a donné confiance. Aujourd’hui, je travaille avec un certain confort et ils me donnent la possibilité de réaliser un album par an, à mon rythme, ce qui est précieux.

    Sacha Goerg (SG) : J’ai d’abord été tenté par l’art contemporain, mais je me suis finalement lancé dans la BD, notamment à l’Employé du Moi, la maison d’édition que j’ai cofondée. Nous étions un noyau dur, soudé par une expérience de fanzinat, puis par l’envie de construire et de développer quelque chose : il nous a donc paru naturel de tout faire nous-mêmes. Nous ne le faisons pas pour l’argent, mais pour essayer, pour mener nos projets – dans une sorte de filiation envers La 5° couche par exemple. À l’époque, j’étais d’ailleurs peu intéressé par ce que proposaient les grands éditeurs que je trouvais très classiques, alors qu’à l’inverse mon travail était plus expérimental. À la base, mon album Nu était un fanzine, ce qui me permettait une vraie liberté de ton. J’avais aussi l’envie de travailler avec ma propre maison. Aujourd’hui je suis plus ouvert, j’ai d’ailleurs travaillé avec Dargaud (pour La Fille de l’eau, ndlr).

    La collaboration avec l’une ou l’autre maison est aussi une question de moment… Je développe même un projet avec Casterman, l’adaptation papier d’un projet qui existe sur Internet, Professeur Cyclope (il est d’ailleurs intéressant de constater que le papier arrive toujours à un moment donné dans le projet… aussi parce que c’est encore dans ce média qu’il y a le plus d’argent). Je ne suis pas forcément fidèle aux éditeurs ayant pignon sur rue, les projets se font plutôt via des rencontres à certains moments.

    AD  : André (Taymans), tu as un goût particulier pour les héroïnes féminines, il y a eu Caroline Baldwin, innovante et atypique pour l’époque, puis Les Aventures de Charlotte et Les Tribulations de Roxane, mais aussi Assassine et Toison d’or, avec la complicité de Patrick Delperdange. Ce qui est formidable avec toi, c’est que tu passes de la bd jeunesse à des projets plus « adultes », tu dessines, tu écris des scénarios pour d’autres auteurs, tu créées aussi des séries… Comment travailles-tu ? Et comment tout cela a-t-il commencé ?

    André Taymans (AT) : Tout a commencé pour moi de manière assez rocambolesque par une rencontre avec Edgar P. Jacobs alors que j’étais adolescent ; il m’a tout appris. J’ai ensuite étudié à St Luc, puis j’ai travaillé pour une revue. C’était en effet le temps béni où les revues BD existaient et où les auteurs préféraient travailler pour elles que pour un éditeur. Cela nous permettait de vivre, on était payé environ 15.000 francs belges la planche, et si cela marchait l’éditeur produisait un album. L’auteur touchait alors 10% de droits d’auteurs dès le premier album vendu, c’était beaucoup plus avantageux qu’aujourd’hui.

    En ce moment, je reprends la série des Petzi, et ce travail a un volet patrimonial passionnant. À noter d’ailleurs que si Petzi a connu un grand succès ici, la série a été un vrai bide en France… Peut-être est-ce dû à l’humour proche du nonsense que les Français n’ont jamais compris ? On sait aussi que la série des Martine est réécrite pour être mieux adaptée au marché français actuel. De manière générale, on voit que depuis le rachat par Gallimard, tout ce qu’il y avait de « belge » chez Casterman est gommé, poli, pour être mieux adapté au marché français.

    Je travaille aussi aujourd’hui au développement du projet « Made in Sablon » : il s’agira d’un programme de quatre albums par an visant à lancer de jeunes auteurs belges, qui travailleront avec une rémunération décente (avec l’aide de la Région bruxelloise). Tout n’est pas encore ficelé mais c’est en cours !

    AD  : Pour revenir justement à la question de la rémunération, on voit qu’on ne touche pas beaucoup plus aujourd’hui qu’à l’époque dont André parlait, or le coût de la vie a bien évidemment augmenté depuis. Ni le lectorat ni la taille des librairies ne sont extensibles, et même si on peut être publié, c’est loin de vouloir dire qu’on peut en vivre. Il n’y a pas de solution miracle, mais plusieurs pistes possibles.

    LB  : Je m’en sors aussi en faisant quelques illustrations de commande, notamment en Suisse où les tarifs et salaires sont plus élevés.

    SG  : L’adaptation de Chicagoland (parue chez Delcourt) était également une commande – dans ce cas on est vraiment obligé de s’approprier le sujet et de se passionner, autrement on n’y arrive pas ! Souvent, l’éditeur essaie de payer moins le scénariste d’une adaptation, prétextant qu’il doit faire face à d’autres frais… Ces raisons sont souvent fallacieuses et il ne faut pas se laisser faire.
    Aujourd’hui, il n’y a pas de prix à la page mais des forfaits, et surtout des à-valoir sur les droits… Ce qui n’est pas l’idéal pour les auteurs. En général, on touche environ 3.000€ par album, souvent payés en plusieurs fois, à la remise des pages.

    LB  : La situation est différente lorsqu’on travaille avec un éditeur indépendant. On sait qu’il y a moins d’argent qu’avec une grande maison, mais d’un autre côté la qualité des échanges est meilleure, on peut proposer un travail plus artistique, l’auteur doit accepter moins de compromis et peut mener le projet à sa guise. C’est souvent plus facile de discuter et d’établir un vrai dialogue qu’avec les grandes maisons où nos interlocuteurs mènent plusieurs projets de front, travaillent dans des équipes énormes et où certaines étapes de la production sont sous-traitées (Casterman par exemple fait scanner toutes les planches de ses albums en Italie).

    Cela devient beaucoup plus problématique quand de grandes maisons s’alignent sur les prix pratiqués par les petites et annoncent, avec une certaine mauvaise foi, que puisqu’on accepte de faire un projet pour 2.000 € avec un éditeur indépendant, alors ils ne payeront pas plus. On en vient, en tant qu’auteur, à avoir l’impression de se saborder quand on accepte de faire un travail plus pointu, plus artistique mais peu payé chez un éditeur indépendant.

    SG  : Et ce d’autant plus, qu’aujourd’hui les jeunes auteurs font quasiment tout eux-mêmes : ils scannent et nettoient leurs pages ce qui représente un gain énorme pour l’éditeur. Bon à savoir : certains auteurs arrivent à négocier une rémunération pour ce travail de scan et nettoyage… Il faut toujours la demander !

    AT  : Paradoxalement, cela n’a jamais été aussi peu onéreux de produire des livres mais les auteurs n’ont jamais été aussi mal payés (de 10% on passe à 8% du prix de vente par exemple) ! Un autre aspect du problème est qu’il y a de plus en plus d’auteurs, et que les éditeurs profitent de cette situation : ils font leur marché et ne se gênent pas pour faire comprendre à un auteur que s’il n’est pas satisfait des conditions proposées dix autres seraient prêts à les accepter. Le rapport de force a changé, en faveur des éditeurs.

    Avant, c’était pour ainsi dire familial, tout le monde se connaissait, certes les éditeurs avaient un comportement qui confinait au paternalisme mais cet esprit familial était bien plus agréable que la situation actuelle où des actionnaires président aux destinées de maisons devenues des multinationales. Aujourd’hui, avec ces grands groupes, je n’ai plus vraiment la sensation d’être un auteur mais plutôt un code-barres dans un listing. L’objectif affiché est la rentabilité, et la hiérarchie est pesante.

    LB  : On voit qu’il y a dans ces groupes une nouvelle génération d’éditeurs plus ouverts à l’expérimentation, mais bien souvent ils bercent l’auteur d’espérances avant d’annoncer qu’un feu rouge venu de plus haut arrête le projet, sans qu’on ne sache jamais qui ni pourquoi.

    Pierre Lecrenier (auteur présent lors du déjeuner) : Et on sait que les gros éditeurs laissent les petits prendre les risquent et récupèrent ce qui marche bien dans leur catalogue.

  • octobre

    Une rencontre pour tout savoir sur les bourses Brouillon d’un rêve
    Le 26 octobre 2016
    Les bourses « Brouillon d’un rêve » sont des aides directes attribuées par la Scam pour encourager l’écriture, la création, la recherche… Le 14 novembre à 16h, nous invitons les auteurs à une rencontre (...)

    Brouillon d’un rêve

    Depuis sa création, la Scam maintient avec force une politique d’aide directe aux auteurs, à la fois soutien financier et reconnaissance morale pour des porteurs de projets singuliers en phase d’écriture. Sous le titre « Brouillon d’un rêve », elle attribue des aides directes à des auteurs, destinées à encourager l’écriture, la création, la recherche…

    Ces bourses existent pour tous les champs de la création couverts par la Scam : la photographie et le dessin de création, la création numérique, l’écriture littéraire, celle de documentaires de création, d’œuvres institutionnelles, d’œuvres d’art numérique, d’œuvres multimédia interactives et l’écriture d’auteurs journalistes.

    D’un montant maximum de 6.000 € chacune, ces bourses sont attribuées par des jurys professionnels d’auteurs. Ces soutiens permettent d’élargir le champ de la création des auteurs en leur proposant un véritable espace de liberté de création.

    Vous pouvez aussi consulter sur notre site le calendrier et les types d’aides.
    Prochain appel à candidatures : brouillon d’un rêve littéraire, du 5 au 15 novembre.

    La rencontre

    La diversité de ces aides, les modalités de candidature ainsi que le calendrier de remise des dossiers, qui varie pour chacune d’elles, ne sont pas toujours connus : nous avons donc invité Lise Roure, responsable de Brouillon d’un rêve à la Scam France, à intervenir à ce sujet pour les auteurs belges lors d’une rencontre à la Maison des Auteurs, le 14 novembre à 16h. Elle expliquera aussi comment composer un dossier, et précisera le processus d’attribution des bourses et les rôles de chacun (administration de la Scam, lecteurs, jury).

    Des membres du jury audiovisuel (actuels et des années précédentes), notamment Dominique Loreau et Xavier Christiaens, reviendront sur leur expérience, donneront des conseils et répondront à vos questions.

    Enfin, des modèles de dossiers lauréats de la bourse pourront être présentés.

    Suite à la rencontre, nous vous proposons d’assister à la projection de La Capture, de Geoffrey Lachassagne, documentaire ayant reçu la bourse Brouillon d’un rêve - l’auteur sera présent pour présenter son film. Cette projection aura lieu dans le cadre des Lundis de la Maison des Auteurs, elle est donc gratuite et ouverte à tous, et aura lieu le 14/11 à 20h au Cinéma Aventure.

    En pratique

    La rencontre sur la bourse Brouillon d’un rêve aura lieu à 16h30 à la Maison des Auteurs, rue du Prince royal 87, 1050 Bruxelles.

    Elle sera suivie de la projection de La Capture de Geoffrey Lachassagne, à 20h au Cinéma Aventure dans la Galerie du centre, rue des fripiers 57, 1000 Bruxelles.

    Pour assister à la rencontre et/ou à la projection, merci de bien vouloir vous inscrire en nous écrivant à l’adresse actionculturelle sacd-scam.be et en précisant à quel moment vous nous rejoindrez.

  • A / R : projet artistique + enseignement supérieur
    Le 10 octobre 2016
    En 2014, les Écoles Supérieures des Arts de la Fédération Wallonie-Bruxelles en Belgique se sont réunies pour former l’association a / r (art - recherche). Cette association lance aujourd’hui un appel (...)

    L’association A / R

    L’association A / R lance un appel à projets pour soutenir la recherche artistique dans les Écoles Supérieures des Arts toutes disciplines confondues. En 2014, les Écoles Supérieures des Arts de la Fédération Wallonie-Bruxelles en Belgique se sont réunies pour former l’association A / R (Art - Recherche asbl) Leurs domaines sont divers : arts plastiques, visuels et de l’espace, théâtre et arts de la parole, musique, arts du spectacle et technique de diffusion et de communication. Mais toutes voient apparaître un nouveau champs commun d’investigation : la recherche en art.

    Le caractère nécessairement imprévu, insoupçonné, improuvable même, de la création artistique déjoue toute définition de ces recherches en art préalablement à leurs expérimentations pratiques. Il déjoue d’une manière similaire toute systématisation ultérieure, ou toute uniformisation de procédures ou de méthodologies.

    Cependant, ces recherches artistiques, à l’instar d’autres recherches, ne doivent pas rester confinées dans les lieux qui les voient émerger, mais être accessibles tant aux autres artistes-chercheurs qu’au public le plus large. La dissémination et la mise en circulation de ces recherches est une priorité pour A / R asbl.

    Il importe dans un premier temps de mettre en place des stratégies d’identification, de soutien et de valorisation adaptées à ces objets particuliers. D’où le lancement de ce premier appel à projet. Un comité artistique rassemblant 6 personnalités de la scène artistique locale et internationale, a été mis en place pour sélectionner les projets de recherche qui obtiendront l’aide d’A / R.

    Qui ?

    Tout artiste ou collectif artistique de toutes nationalités peut, en collaboration avec une ou plusieurs Écoles Supérieures des Arts de la Fédération Wallonie-Bruxelles en Belgique, répondre à cet appel et introduire un projet de recherche artistique.
    Tout projet doit être déposé conjointement par l’Auteur et le Porteur.
    Le Porteur est une ou plusieurs Écoles supérieures des Arts de la Fédération Wallonie-Bruxelles en Belgique quel que soit leur domaine : arts plastiques, visuels et de l’espace, théâtre et arts de la parole, musique, arts du spectacle et technique de diffusion et de communication.
    L’Auteur est un artiste ou un collectif artistique.
    Attention : a / r n’octroie pas de bourse de doctorat.

    Comment ?

    Un dossier est à remettre via la plateforme web art-recherche.be ou par envoi postal sur clé USB.
    La plateforme web donne toutes les indications concernant les formats de fichiers à charger. Ces indications sont strictement les mêmes pour la remise du dossier par courrier postal avec clé USB.

    Critères

    Le comité artistique sera particulièrement attentif :
    • aux collaborations, transversalité, transdisciplinarité et transmédialité
    • à la qualité de l’ensemble de l’œuvre de l’Auteur.
    • à la pertinence artistique du projet de recherche
    • aux conditions de faisabilité et de réalisation de la recherche proposée
    • à l’adéquation du budget et du plan de financement prévisionnels
    • à la contribution aux progrès sociétaux, scientifiques, techniques, artistiques ou éthiques dans une société du savoir et du sensible.

    Pour toute question : info art-recherche.be > > appel à projets

  • Les auteurs SACD brillent aux Prix de la Critique
    Le 4 octobre 2016
    Parmi les lauréats des Prix de la Critique 2016, de nombreux auteurs SACD, dont Anne-Cécile Vandalem avec Tristesses, élu meilleur spectacle de l’année. La cérémonie de remise des Prix de la Critique (...)

    La cérémonie de remise des Prix de la Critique 2016 s’est déroulée au Théâtre National. Elle a mis en lumière de nombreux auteurs affiliés à la SACD, récompensant des parcours d’auteurs. Florilège des prix attribués.

    Meilleur spectacle : Tristesses d’Anne-Cécile Vandalem

    Après le succès rencontré au Festival d’Avignon, où le spectacle avait fait l’unanimité, Tristesses - et avec lui l’ensemble du théâtre d’Anne-Cécile Vandalem, se voit couronné en Belgique. L’autrice, metteuse en scène et actrice, y déroule une intrigue contemporaine : comment une politicienne d’extrême-droite profite d’un deuil pour tenter de mettre sous sa coupe une petite communauté, dans un dispositif de mise en abyme mêlant scène et vidéo.
    http://www.dasfrauleinkompanie.com/df/tristesses/

    Création artistique et technique : Cool Blood de Jaco Van Dormael, Michèle-Anne De Mey et Thomas Gunzig

    Cool Blood n’est pas la suite de Kiss and Cry, le spectacle de nano-danse, mais une nouvelle aventure. L’équipe, composée du cinéaste Jaco Van Dormael, de la chorégraphe Michèle-Anne De Mey et de l’auteur Thomas Gunzig, propose de découvrir en direct d’autres (micro- et macro-) univers, où les mains sont rejointes par les pieds, l’épaule, le genou…
    Le trailer : https://www.youtube.com/watch?v=q-jOop0H3O0

    Auteur : Céline Delbecq

    Prix SACD de la Dramaturgie Francophone 2016, Prix de l’écriture dramatique de la ville de Guérande 2015, Coup de cœur du bureau de lecture de France Culture, Prix des Arts de la scène de la Province du Hainaut, L’Enfant sauvage a cumulé les distinctions. Céline Delbecq y prend à bras le corps le thème des familles d’accueil et fait dans la foulée le pari de trouver 200 familles à des enfants "sauvages", renforçant ainsi la dimension sociétale du spectacle.
    http://www.compagniedelabetenoire.be

    Seul en scène : Angelo Bison

    Angelo Bison livre une performance remarquable dans L’Avenir dure longtemps d’après Louis Althusser, adaptation et mise en scène de Michel Bernard. L’année où il a aussi brillé au théâtre dans Lehman Trilogy et dans la série RTBF Ennemi public dans le rôle fictionnel de Dutroux libéré, le comédien déploie toutes les ambiguïtés de l’acte de Louis Althusser, responsable du meurtre de sa femme, dans un seul en scène où son visage révèle les tourments de la folie.
    https://www.rtbf.be/culture/scene/detail_l-avenir-dure-longtemps-d-apres-louis-althusser-plongee-dans-le-vertige-de-la-folie-meurtriere-christian-jade?id=9204592

    Spectacle de danse : Rushing Stillness de Marielle Morales

    "Prends ton temps". Rushing Stillness pourrait se présenter comme l’autopsie de cette formule banale rapportée à la scène. Car le temps des corps, dépendant de leur âge et de leur puissance, n’est pas le même. Deux danseuses et un danseur explorent le ralenti et la vitesse sur un drap blanc et c’est toute la philosophie de Husserl qui s’incarne.
    http://mariellemorales.be

    Comédienne et comédien

    Valérie Bauchau a été distinguée pour son interprétation dans Loin de Linden de Veronika Mabardi.
    Alexandre Trocki et Danis Lavant reçoivent conjointement le prix pour leurs rôles dans Elisabeth II dans une mise-en-scène d’Aurore Fattier.

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