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  • 2015

    octobre

    Atelier Grand Nord 2016
    Le 13 octobre 2015
    Projet unique de rencontres sur la scénarisation de longs métrages de fiction de langue française et premier événement à réunir autant de partenaires de pays francophones, Atelier Grand Nord rassemble (...)

    Atelier Grand Nord offre une occasion privilégiée de discussion autour de quatorze scénarios de long métrage de fiction en français. Cette rencontre apporte une vision nouvelle sur le travail d’écriture encore à faire sur les scénarios. Des échanges entre auteurs professionnels de différents pays francophones permettent d’exprimer des idées et des points de vue, de partager des intentions et des différences culturelles. À long terme, l’Atelier crée des liens dans le but de travailler ensemble sur des productions ou coproductions futures : les rencontres entre les participants, ainsi que celles avec les producteurs et distributeurs de l’industrie cinématographique québécoise, font en effet d’Atelier Grand Nord un terreau fertile à la coproduction et aux alliances à long terme.

    Occasion privilégiée de discussion et d’analyse autour de scénarios étant à un stade d’écriture avancé, Atelier Grand Nord favorise la circulation d’idées, de points de vue, de préoccupations et de méthodes de travail, de même que le partage d’intentions et de cultures différentes. Lieu d’échanges centré sur le travail d’écriture qui reste à faire, il insuffle ainsi une vision nouvelle et collective aux scénaristes et scénaristes-réalisateurs. Les entretiens sont organisés sous forme plénière et individuelle.

    Depuis sa création en 2004, 45 longs métrages issus d’Atelier Grand Nord ont vu le jour et sont la preuve ultime de son succès. Les films produits ont rayonné internationalement sur les écrans des plus grands festivals et salles du monde pour le bonheur de l’ensemble des partenaires, faisant alors d’Atelier Grand Nord la seule activité axée sur la scénarisation ayant obtenu de tels résultats.

    Les Partenaires

    L’Atelier Grand Nord est un partenariat privé – public initié et organisé par la SODEC. En Belgique, il est soutenu par la SACD Belgique qui prend en charge le séjour de l’expert belge et Wallonie-Bruxelles International qui prend en charge les voyages des scénaristes et de l’expert et le séjour des scénaristes. Les autres partenaires sont la SACD France et le CNC ; FOCAL et la SSA ; le Luxemburg Film Fund ; la SACD Canada, les distributeurs québécois, téléfilm canada et le Fonds Harold Greenberg.

    Le déroulement

    L’Atelier se déroulera du 27 janvier au 4 février 2016, dans le cadre enchanteur d’une belle région québécoise, l’Outaouais.

    Durant une semaine, scénaristes et experts se pencheront sur un sujet unique : le scénario. Les discussions souligneront les qualités, les faiblesses et les modifications à apporter à chacun des scénarios pour favoriser une réécriture structurée.

    Un horaire préétabli permettra des rencontres individuelles entre experts et scénaristes ainsi que des discussions collectives. Chaque scénariste rencontrera individuellement trois experts de nationalités différentes de la sienne. Les scénaristes travailleront en vase clos tout en profitant de moments de détente en pleine nature.

    Les participants

    L’Atelier accueillera un maximum de 14 scénaristes et 7 experts. La répartition par pays est la suivante : Belgique : 2 scénaristes et 1 expert, France : 4 scénaristes et 2 experts, Luxembourg : 1 scénariste et 1 expert, Suisse : 2 scénaristes et 1 expert, Afrique francophone : 1 scénariste et 1 expert et pour le Québec : 4 scénaristes et 2 experts.

    Admissibilité

    L’atelier est réservé aux scénaristes et aux scénaristes-réalisateurs. Les projets doivent être soumis par des individus et non par des entreprises. Toutefois, une option sur le scénario doit avoir été prise par un producteur associé à une société de production de la fédération Wallonie-Bruxelles. À des fins d’harmonisation entre les partenaires, le scénario soumis sera, au minimum, à l’étape intermédiaire (deuxième version). Un candidat ne peut déposer qu’un seul projet. Dans le cas d’une coscénarisation, un seul auteur sera admissible. Un candidat ne peut participer qu’une seule fois à l’Atelier Grand Nord. Le projet soumis doit être un long métrage de fiction écrit en version originale française. Les scénarios de long métrage d’animation sont exclus.

    Conditions de participation

    - une première version du scénario est achevée
    - le projet fait l’objet d’un contrat de production avec une maison de production de la fédération Wallonie-Bruxelles ;
    - le scénariste doit être membre d’une société d’auteur partenaire du projet

    Composition du dossier :

    - le formulaire d’inscription (à télécharger dans le menu de droite) ;
    - une lettre de motivation ;
    - un synopsis d’au plus une page ;
    - une continuité dialoguée du scénario ;
    - une note d’intentions et une proposition de réécriture ;
    - la situation du projet au moment de la demande (aides reçues, stade de production, accords de co-production…) ;
    - un curriculum vitæ ;

    Envoi des dossiers

    Les dossiers doivent être envoyés pour le 6 novembre au plus tard, 3 exemplaires papier à faire parvenir à la SACD – Maison des Auteurs – Rue du Prince Royal, 87 à 1050 Bruxelles
    1 exemplaire en PDF à envoyer par mail à actionculturelle sacd.be.

    Sélection

    Les projets soumis seront sélectionnés par un comité de lecture formé de professionnels du cinéma.

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  • septembre

    Chevaliers de l’Ordre des Arts et des Lettres
    Le 28 septembre 2015
    Jean-Claude Riga s’est vu décerner le titre de Chevalier de Ordre des Arts et des Lettres par la Ministre de la Culture Fleur Pellerin. D’autres auteurs SACD et Scam ont également été distingués. (...)

    Chevalier de l’Ordre

    Fleur Pellerin, Ministre française de la Culture, a annoncé que Jean-Claude Riga a intégré l’Ordre des Arts et des Lettres au titre de Chevalier.

    Cette distinction est attribuée par le Ministère de la Culture français à des personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde.

    Trois promotions ont lieu chaque année, deux pour les citoyens français, une pour les étrangers. L’Ordre des Arts et des Lettres comprend trois grades : Commandeur, Officier ou Chevalier. C’est le titre qui a été conféré à Jean-Claude Riga.

    Stephane De Groodt est également diplômé Chevalier, alors que Bernard Yslaire reçoit le titre d’Officier.

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  • États Généraux de la Bande Dessinée : enquête
    Le 25 septembre 2015
    Les États Généraux de la Bande Dessinée lancent leur première enquête. Elle s’adresse à tous les auteurs et concerne toutes les pratiques. Le formulaire est totalement anonyme. Attention, l’enquête sera (...)

    Première enquête : les auteurs

    Les États Généraux de la Bande Dessinée font leur rentrée avec leur première enquête, celle sur les auteurs. C’est en effet leur mobilisation qui a révélé la nécessité de faire un état des lieux.

    Ce questionnaire s’adresse à tous les auteurs de Bande Dessinée, qu’ils soient professionnels, amateurs ou étudiants. Il vise à savoir qui ils sont, de la star reconnue mondialement à l’inconnu en devenir. Toutes les pratiques sont évidemment les bienvenues, du dessin au scénario, de la couleur au story-board, du papier au numérique…

    Ce questionnaire est ambitieux, et y répondre demandera une vingtaine de minutes aux auteurs, mais c’est le seul moyen d’avoir enfin un portrait riche et complexe de leur communauté créative. Leur avenir dépend bien sûr de leurs créations, mais aussi de la compréhension que les acteurs économiques, culturels et institutionnels auront de leurs pratiques et de leurs situations d’aujourd’hui. Afin que tous puissent répondre, cette enquête est accessible directement en ligne. Afin que nul n’hésite à donner une description parfaitement honnête de sa situation, ce formulaire est totalement anonyme.

    Attention, l’enquête sera close dans deux mois, le 15 novembre 2015. Le lien vers le questionnaire : http://www.etatsgenerauxbd.org/etat-des-lieux/questionnaire-auteurs/

  • William Cliff lecture en accordéon
    Le 23 septembre 2015
    William Cliff, Prix Goncourt de poésie en 2015, lit ses textes en compagnie de Frédéric Daverio, accordéoniste. C’est au 140, une occasion unique de descendre en poésie à la force du soufflet. Nous (...)

    Qui n’a pas vu dans sa vie William Cliff se découvrir de page en page, de Gallimard à La Table Ronde, ignore encore que notre poète est l’acteur de son écriture, d’un charisme ténébreux, rarement rencontré chez ses congénères que nous lisons aussi à nos moments perdus. Et cet accordéoniste, venu de sa banlieue parisienne, le merveilleux Frédéric Daverio, dialogue avec les mots, éclairant les no man’s lands, les états des lieux. Une précieuse rencontre qui engendre un spectacle plus qu’une lecture. William Cliff ose la lisibilité à l’ancienne d’un Verhaeren, il a le naturel de l’enfant écrivain, la crudité indispensable qui nous emmène hors des sophismes civilisés. Rimbaldien, oui, enfin non, William Cliff. Il est seul aujourd’hui à écrire comme ça, sans délacer les souliers de voyage. Raymond Queneau l’a découvert il y a bien des années, il est temps que nous le fassions si ce n’est déjà fait.

    Jo Dekmine

    Une rencontre

    C’était dans une entrée d’hôtel _ j’ai vu un homme qui venait
    il était beau (dois-je le dire) _ traînant après lui une caisse
    noire où était son instrument _ son sourire (dois-je le dire)
    était rempli de sympathie _ il soufflait, il suait - plus tard
    le soir nous étions tous les deux _ lui jouait moi je récitais
    il embrassait son instrument _ posant sa joue sur le haut bord
    il y mettait toute son âme _ c’était comme un combat d’amour
    il me chassait avec ses sons _ je résistais avec le sens
    car toujours le sens doit avoir _ le dernier mot dans la partie
    mais lui d’un coup faisait sortir _ une saillie de sa puissance
    et moi je devais ressurgir _ afin que le sens recommence
    quand nous avons été au bout _ de cette lutte fratricide
    personne n’avait gagné mais la vue du monde était splendide
    nous allâmes boire du vin _ pour célébrer notre rencontre
    et qu’elle continue afin _ de célébrer la vue du monde

    William Cliff

    Au Théâtre 140, le jeudi 8 octobre 2015 à 20h30 et le vendredi 9 octobre 2015 à 20h30.

  • Hommage à Jean Louvet
    Le 23 septembre 2015
    Jean Louvet nous a quittés. Il aura, par deux fois, ouvert le Théâtre Varia : en 1982, avec L’homme qui avait le soleil dans sa poche, et en 2000 avec Devant le mur élevé. Philippe Sireuil, metteur en (...)

    Jean,

    Tu ne liras pas ces lignes, mais il faut néanmoins que je te le dise : la Wallonie aura décidemment raté nombre de rendez-vous que tu lui auras proposés tout au long de ta vie d’écrivain, ta mort comprise.

    Micros défaillants, salle surchauffée, cliquetis électroniques des téléphones portables oubliés au fond des poches ou des sacs, sans compter les prises de paroles qui faisaient de toi, une abstraction tirée à hue et à dia au gré des intérêts partisans ou des obsessions, et de ce moment douloureux et de recueillement, une scène bâclée par un épigone de Tati et de Kusturica - déconnectée de ton humanité, de ton histoire, de ta carrure d’écrivain, de ton décès, de ce pourquoi je croyais que nous serions réunis à Morlanwelz, ta terre de convictions.

    Peut-être les as-tu entendus ces couacs, ces boursouflures, ces abcès, d’où tu te trouvais déjà, dans ce bois clair qui te protégeait de la vulgarité du monde ? Peut-être as-tu souri de tes yeux malicieux réprimant avec peine ton fou rire vu que l’instant ne s’y prêtait pas, toi qui devais encore avoir le soleil dans ta poche ? Je ne sais, moi, tu vois question météo, j’étais plutôt ciel sombre et orage.

    Toute cérémonie funèbre est triste, la tienne a de plus été moche. Triste pays qui abîme, qui altère, qui efface, et qui, à en juger à l’aune d’aujourd’hui, n’en a pas fini avec l’amnésie.

    « On s’est trompé de cérémonie » m’a écrit ton éditeur, d’autres se sont plus à imaginer que tu aurais peut-être apprécié « ce joyeux bordel hétéroclite wallon ». Quoiqu’il en soit, à vouloir t’enfermer dans la posture du chantre wallon - que tu as parfois revêtu il est vrai avec une certaine fierté savoureuse et goguenarde - à te réduire à ton engagement politique, on sera passé à côté de ce que tu nous laisses de plus essentiel - outre les souvenirs de la générosité et de l’intelligence du regard que tu prodiguais à celles et ceux que tu accompagnais dans leurs travaux, à l’école comme au théâtre : tes écrits, ton travail d’écrivain, constamment teintés d’une souveraine inquiétude qui, comme l’a écrit Botho Strauss, est - mieux que la joie - plus à même de remplir entièrement un homme. Ce que tu fus pleinement.

    Fraternellement et tristement,
    Philippe Sireuil, metteur en scène
  • août

    Appel à projets : Prix Jeune Talent Art Numérique Scam - CENTQUATRE-PARIS - Arte Creative
    Le 18 août 2015
    Le Prix Jeune Talent Art Numérique Scam - CENTQUATRE-PARIS - Arte Creative s’adresse à de jeunes auteurs récemment diplômés, des étudiants en fin d’études, des écoles d’art et audiovisuelles, des (...)

    Depuis 2004, la Scam remet chaque année le Prix Jeune Talent Art Numérique destiné à attribuer à un jeune auteur des moyens complémentaires nécessaires afin de démarrer son parcours professionnel.
    Le CENTQUATRE-Paris et Arte Creative ont décidé de s’associer à ce prix respectivement en 2013 et en 2014.

    Quels candidats ?

    La Scam, le CENTQUATRE-PARIS et Arte Creative proposent aux jeunes auteurs, aux étudiants en fin d’études des écoles d’art et autres établissements d’enseignement supérieur, de leur faire parvenir des œuvres personnelles, réalisées dans le cadre des années diplômantes. L’ambition de cette distinction est de remarquer les œuvres de fin d’études supérieures (bachelor, master, post-diplôme, etc.) et / ou réalisées par de jeunes artistes fraîchement diplômés.
    En 2014, le lauréat était Ronny Trocker (Le Fresnoy), et précédemment Valentina Barriga (Ecole Louis Lumière) en 2013.

    Quel type d’œuvres ?

    Ce prix récompense des œuvres numériques :
    - dont la date de production est incluse dans l’année universitaire en cours et précédente
    - qui relèvent du répertoire de la Scam : films documentaires originaux, linéaires ou non (expérimentaux, en synthèse, animations, 3D, nouveaux médias, etc.), œuvres numériques sonores, installations interactives, sites web ou œuvres virtuelles en réseaux…

    Quels critères ?

    L’accent sera mis sur la créativité, l’inventivité et le caractère innovant de ces œuvres qui doivent témoigner d’une réelle écriture contemporaine.

    Organisation du Prix et Dotation

    Le Prix Jeune Talent Art Numérique Scam - CENTQUATRE-PARIS - Arte Creative est triplement doté et s’organise en deux phases. La première phase permet de récompenser une œuvre déjà réalisée sur laquelle le jury statuera. Si celle-ci est récompensée, elle sera présentée lors de la remise des prix au CENTQUATRE-PARIS. L’auteur lauréat recevra alors la somme totale de 2 300€ :
    - 1 800 € de la part de la Scam,
    - 500 € de la part d’Arte Creative ainsi qu’une diffusion sur sa plateforme.
    La deuxième phase permettra alors à ce même lauréat de développer un nouveau projet dans le cadre d’une résidence au CENTQUATRE-PARIS et dont il aura présenté les grandes lignes au moment du dépôt de cette candidature :
    - dans un atelier de 90 m² ou un bureau de production (20 m²) suivant le type de projets,
    - pour une durée de 15 jours minimum à 2 mois,
    - avec une aide technique et du matériel mis à disposition suivant les disponibilités,
    - avec une possibilité d’hébergement sur place au cas par cas. Remise du prix
    La remise du prix, incluant la projection de l’œuvre primée et des oeuvres remarquées par le jury, aura lieu le 15 décembre 2015 au CENTQUATRE-PARIS à Paris, dans le cadre de Temps d’Images, le festival européen des arts de la scène et de l’image, créé en 2002 avec ARTE.

    Modalités de candidature

    - date limite d’inscription : 12 septembre 2015 à minuit + cachet de la poste faisant foi pour le DVD envoyé par courrier
    - le dossier de candidature doit comporter obligatoirement tous les éléments suivants :
    - le formulaire d’inscription dûment complété (à télécharger ci-contre), obligatoirement enregistré sous 2 versions : Word non verrouillé et PDF, à adresser par mail à : prixscam104 scam.fr.
    - une copie DVD de l’œuvre déjà réalisée, à adresser à l’adresse suivante : Scam, Prix Jeune Talent Art Numérique 2015, 5 avenue Vélasquez, 75008 Paris

    Contact

    Pascaline Peretti : prixscam104 scam.fr.

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  • juillet

    Qui sont les lauréates des prix Scam 2014 ? Léonie Bischof
    Le 13 juillet 2015
    Portrait des lauréat(e)s des Prix Scam 2014

    Ici, six jeunes auteurs se serrent les coudes, bricolent, se réchauffent, échangent, travaillent.

    L’air clair de l’hiver picote et cristallise les sons sous le ciel bleu. Je songe aux minuscules sapins suédois alignés dans les paysages de La Princesse des glaces. Alentour le quartier de Saint Gilles, la friterie, les cafés, les pavés. Légèrement à l’écart, dans une petite rue, l’Atelier Mille. Dans une minute, il fera moins froid, Léonie m’accueillera. Cheveux rouge feu, tisane, sourires et confidences : comment est-ce aujourd’hui d’être une jeune auteure de bande dessinée ?

    Léonie est en pleine période de stress. Sur la table à dessin, le travail du scénariste à partir duquel elle effectuera les crayonnés, avant de les reprendre à la table lumineuse home-made au crayon gras. Car oui, dans l’Atelier Mille, on sent tout de suite les bienfaits et la nécessité du travail collectif. Ici, six jeunes auteurs se serrent les coudes, bricolent, se réchauffent, échangent, travaillent. Une forme de vie collective rendue obligatoire par la précarisation du métier, la nécessité de ne pas rester seul, l’envie d’émulation, l’amitié.

    Sur la table de la dessinatrice, les travaux originaux s’empilent. Qu’en faire ? On stocke, on expose, on tente de les vendre. La couleur est ajoutée après, par quelqu’un d’autre, car même si Léonie aimerait colorier ses planches, le timing d’adaptation des best sellers de Camilla Lackerg en albums est tellement serré que ça prendrait deux fois le temps prévu. La Reine des glaces, le premier qu’elle réalise, c’est la chance d’augmenter sa notoriété en tant qu’auteure. Le roman s’est vendu à des millions d’exemplaires, et les consommateurs achètent parce que les fans veulent avoir tous les produits dérivés, sont attirés par le nom de l’œuvre originale ou craquent sur la couverture. Pourtant ce n’est pas une simple copie illustrée. La narration est adaptée aux contraintes de la bande dessinée, tout a été recomposé. La visibilité obtenue par Léonie grâce à cette trilogie est bienvenue. Elle lui permettra d’en vivre un peu mieux, d’arrêter de travailler à côté, de justesse mais d’y arriver quand même, et surtout de freiner le rythme stakhanoviste de création des albums. Grâce à ce contrat, elle un an pour voir venir. Mais d’un projet à l’autre, nulle sécurité, il faut aller vite, produire sans filet, accepter qu’entre les premières et les dernières planches d’un album, il y ait une disparité énorme du fait de l’absence d’espace de maturation.

    Le soir, elle regagne son appartement, scanne le résultat, et fignole jusqu’au milieu de la nuit : ajout des bulles, nettoyage des pages.

    Une journée de travail classique débute vers dix heures. Léonie est sur le pont, à l’atelier, avec pour objectif de produire deux crayonnés et deux encrages par jour. Le soir, elle regagne son appartement, scanne le résultat, et fignole jusqu’au milieu de la nuit : ajout des bulles, nettoyage des pages. Au début d’un projet, il y a un temps de préparation moins intense, où elle flâne, gribouille, cherche, travaille le story-board, et entre tout cela confectionne affiches, flyers, et travaux divers.

    Pour elle, depuis l’enfance, le dessin c’était clair. Un stage en option graphisme lui fait prendre conscience que rester sur un ordinateur toute la journée pour faire du placement de texte ne lui apporterait pas l’épanouissement dont elle rêvait. Elle visite les beaux arts avant d’atterrir à Saint Luc à Bruxelles, s’entend immédiatement avec ceux qui seront ses futurs compagnons d’armes à l’Atelier Mille, parle BD du matin au soir.

    Après l’école en 2005 débutent les années grises. Son dessin est encore trop peu affirmé, le découragement guette avec l’isolement. Elle a beau être pétillante et pleine de ressources, en dehors du cadre, c’est la paralysie, l’autocritique au paroxysme. Alors elle bouquine, travaille en Suisse, à la Fnac, son ami (également auteur de BD) au Mc Do, ils habitent chez leurs parents pour économiser le loyer. Puis le tournant numérique lui permet de rencontrer de jeunes éditeurs, de partager des BD en ligne et de recevoir les critiques de toute une communauté, avant de publier dans des collectifs grâce à des concours.

    La découverte de catcheuses amateur, mères de familles en surpoids, buveuses de bières aux coupes de cheveux impossibles qui combattent entre copines le week-end, sur un ring, en maillot de bain lamé distendu, donne naissance à Princesse Supplex.

    La découverte de catcheuses amateur, mères de familles en surpoids, buveuses de bières aux coupes de cheveux impossibles qui combattent entre copines le week-end, sur un ring, en maillot de bain lamé distendu, donne naissance à Princesse Supplex. Elle a alors le pied à l’étrier et trouve enfin le courage de contacter Casterman, trois ans après la sortie de l’école, avec le projet Hoodoo Darlin’, sur fond de Led Zeplin, blues et jazz années 60. Un travail ambitieux au scenario duquel elle travaille plus d’un an sans parvenir à débrouiller l’écheveau d’une histoire qui se ramifie sans cesse. Le directeur de collection la met à l’épreuve sur plusieurs projets d’adaptation de romans jeunesse sans trouver satisfaction, ce qui aura le mérite d’affiner suffisamment son dessin pour enfin s’engager sur un projet d’envergure. Ce n’est donc que 10 ans après la sortie de St Luc que son travaille paie, malgré le spectre de la précarité.

    Léonie considère qu’être une fille dans un monde de la BD encore essentiellement masculin peut-être un avantage. Même si la proportion filles – garçons tend à s’équilibrer dans les écoles, et qu’il y a de plus en plus de lectrices, elle profite d’une visibilité accrue. Mais sa rareté attire aussi de nombreux lecteurs masculins d’un certain âge qui ne souhaitent que « discuter », ainsi qu’une forme de paternalisme déplacé des professionnels de la chaîne du livre, quand elle n’a pourtant rien d’une frêle petite chose fragile. Définitivement le milieu de la bande dessinée est en pleine mutation, et lorsqu’on la voit partir à l’abordage, on ne peut qu’avoir envie de suivre l’aventure !

  • juin

    Etoiles 2015 de la Scam
    Le 30 juin 2015
    Trois documentaristes belges ont décroché une Étoile de la Scam en 2015 : Inès Rabadan, Yaël André et Jorge Léon.

    Étoiles Scam 2015, la dixième édition

    Le 10e jury des Étoiles de la Scam était présidé par Stan Neumann et composé de Philippe Baron, Floriane Devigne, Jean-Robert Viallet et Geneviève Wiels. Ce jury a couronné 30 documentaires remarquables. Parmi eux figurent les oeuvres de trois documentaristes belges : Karaoké domestique d’Inès Rabadan, Quand je serai dictateur de Yaël André et Before we go de Jorge Léon.

    La RTBF, qui a co-produit Quand je serai dictateur, Before we go et acheté Karaoké domestique pour diffusion, figure également au palmarès en tant que coproductrice de Standard, un documentaire consacré aux aficionados du club de Sclessin, réalisé par un journaliste et un réalisateur français, Brieux Ferot et Benjamin Marquet. Ces trois Étoiles placent la RTBF à égalité avec France 5, en seconde place après ARTE (8 étoiles), et entérinent le fait que les télévisions nationales prennent désormais le pas sur les télévisions locales en termes de productions primées.

    Les 30 Étoiles seront programmées en présence de leurs auteurs au Forum des images, les 7 et 8 novembre prochain. Tous les films ont été dotés d’un montant de 4.000€.

    Les oeuvres primées

    Karaoké domestique

    "Karaoké domestique est un documentaire expérimental qui bouleverse avec brio les codes cinématographiques à l’aide d’une question sociologique simple : quel lien se crée entre les maîtresses de maison et les femmes de ménage qu’elles emploient ?" Le magazine Karoo incite le public à aller découvrir cette pépite documentaire très éloignée des standards hollywoodiens, mais ne dévoile pas l’originalité du dispositif mis à l’oeuvre dans ce documentaire.

    Bozar, qui l’a projetté, l’explicite : "Karaoké domestique est à la fois une performance et une expérience. Trois « couples » de femmes, dont l’une s’occupe du travail ménager de l’autre, sont interviewés pour la caméra par la réalisatrice au sujet de l’organisation et de la hiérarchie complexe qui règne dans une maison. Curieusement, les femmes de ménage ne voulaient pas jouer le jeu, à tel point qu’Inès Rabadan a dû trouver une solution pour qu’elles puissent raconter anonymement leur histoire. Dans Karaoké domestique, nous entendons la voix des femmes de ménage mais nous voyons la metteur en scène qui les imite jusque dans leurs moindres expressions."

    Quand je serai dictateur

    "Quand je serai dictateurde Yaël André est tissé de films de famille ou de vacances en 8 mm et en super-huit (des années 1940 à aujourd’hui) qui avaient fini au rebut - et que la réalisatrice a patiemment collectées pendant dix ans -, et d’images prises par la réalisatrice elle-même qui avait filmé dans ce format aux "images veloutées" des morceaux de son quotidien." Ainsi le présente ARTE, qui l’a diffusé et a également co-produit le web documentaire Synaps, dérivé du même matériau.

    Quand je serai dictateurou le projet d’une ’non-autobiographie’. "Et si, à l’autre bout de l’univers, naissaient à chaque seconde d’autres mondes contenant d’autres possibilités de nos vies ?" se demande la réalisatrice. "Quelles seraient alors toutes ces vies que je n’ai pas vécues ? Aventurière, psychopathe, mère exemplaire, chef comptable, homme invisible ? Sur ce prétexte fictionnel – qui fonctionne en autant de chapitres que de mondes parallèles –, le film déroule l’air de rien l’histoire de Georges : notre rencontre, sa folie et ce qu’il est probablement devenu dans un autre univers. Car l’enjeu profond du film est la question du deuil : comment se déroule ce souterrain travail ? À l’image, le film emmêle les fils de la fiction et du documentaire, du vrai et du faux, du mien et de l’autre, de la comédie et du drame…"

    Before we go

    "Le film est né de rencontres déterminantes avec les résidents d’un centre de soins palliatifs à Bruxelles qui accueille, hors de tout acharnement thérapeutique, des personnes en fin de vie", précise Jorge Léon. "Depuis quelques années, les responsables de ce centre m’invitent à y organiser des ateliers de création. Lorsque j’ai proposé aux résidents d’explorer le thème de la mort, leur forte adhésion et leur engagement ont fait naître la possibilité d’un film. J’ai proposé aux participants de quitter l’espace thérapeutique et de migrer vers l’Opéra, lieu emblématique de la représentation du tragique.

    Des amis chorégraphes, acteurs et musiciens nous ont rejoint et ensemble nous avons tenté de donner forme à des questions, des espoirs et des peurs que la fin de vie engendre… Before We Go nous plonge au coeur de cette expérience."

    Envie de concourir ?

    Si votre œuvre a été diffusée entre le 1er janvier et le 30 juin 2015, vous devez déposer votre dossier de candidature aux Étoiles avant le 31 juillet 2015.

    Pour être prises en considération, les œuvres doivent avoir été diffusées, pour la première fois, entre le 1er janvier et le 31 décembre 2015 en France, en Belgique, au Canada francophone et également en Suisse - et déclarées au répertoire de la Scam.

    Les documentaires, reportages, séries, films institutionnels, web documentaires et œuvres d’art numérique (y compris génériques ou vidéos de création…) sont appelés à se présenter.

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  • Qui sont les lauréats des prix Scam 2014 ? Marie Hooghe.
    Le 22 juin 2015
    Feuilleton de l’été : portraits des lauréats des prix Scam 2014 (I)

    Dans toutes les pièces, un fil d’Ariane : des livres introuvables, rares, inédits, traduits de sa main ou de celles d’amis.

    Marie Hooghe est la lauréate du prix Scam 2014 pour ses traductions littéraires du néerlandais vers le français, et plus particulièrement celles des ouvrages de Louis-Paul Boon, La Route de la chapelle, Jef Geeraerts, Gangrène, Je ne suis qu’un nègre, Black Vénus, et Erwin Mortier, Sommeil des Dieux, Psaumes balbutiés, Livre d’heures de ma mère. Tout chez elle respire la sérénité souriante et créatrice. On passe de son cabinet d’écriture, théâtre au mur grenat ouvrant sur la verdure, à un salon dont l’accueillant canapé lui permet de projeter à haute voix les mots dans l’espace, de corriger une assonance malvenue ou un hiatus fâcheux.

    Marie pratique la respiration de pleine conscience au moins vingt minutes par jour, s’aère, s’envole, se nourrit. Dans toutes les pièces, un fil d’Ariane : des livres introuvables, rares, inédits, traduits de sa main ou de celles d’amis. Même sa cuisine regorge de curiosités : les recettes de Colette, Flaubert, Régine Desforges, Monet, Monique Pivot, Dumas. Elle en a testé une bonne partie jusqu’au jour où sa petite fille catastrophée par tout ce qui lui était nécessaire pour cuisiner lui a offert La cuisine à moins de 5 euros. Le titre racrapote les papilles désappointées, ce n’est pas elle qui l’a traduit !

    Pour cette enthousiaste invétérée chaque livre est une fenêtre sur le reste du monde. Elle aime tous les auteurs qu’elle traduit, s’est laissée prendre dans leurs méandres, en a rencontré la plupart, est devenue intime. Jef Geeraert lui a transmis l’amour des sonates au violoncelle de Bach, Ivo Michiels l’a fait naviguer dans l’ésotérique et les livres sacrés, avec d’autres elle a traversé les tempêtes de l’histoire. Tout est affaire de liens et de continuité. Le périple a débuté aux côtés d’Hugo Claus, Monika van Paemel, puis Ivo Michiels. Est arrivé alors le Congo, avec Lieve Joris et les écrivains voyageurs comme David Grégoire Van Reybrouck. Telle une exploratrice, elle s’attache à ces auteurs un peu maudits, jamais traduits, pose un pied délicat sur ces continents nouveaux, se fraie un chemin dans leur végétation et livre leurs trésors.

    Le néerlandais et le français n’ayant pas la même sensibilité, il n’est pas aisé de faire passer l’un dans/vers l’autre.

    Car Marie aime les défis, les livres complexes, la densité. Le néerlandais et le français n’ayant pas la même sensibilité, il n’est pas aisé de faire passer l’un dans/vers l’autre. Tant chez Geeraerts aux phrases fleuves que chez Mortier orfèvre qui cisèle, il faut jouer sur le fil du rasoir sans aller trop loin. Alors elle barre, rature, barbouille ses manuscrits de rouge, de vert, de bleu, pour coller le texte au corps. Lorsqu’elle n’y voit plus rien, elle réimprime, se jette dans son canapé et avec un regard neuf, cherche la mélodie. Plus elle connait les auteurs, leurs tics, leurs habitudes, plus le travail est facile. Elle les appelle, ils se parlent, communiquent au fil des livres. Souvent, c’est elle qui prépare l’éditeur au prochain volume, avant même que l’original soit publié.

    Elle ne crachera pas sur un petit polar facile de derrière les fagots, histoire de souffler, de jouir d’une liberté d’écriture plus importante, de broder librement. Ce sont alors les livres de Bob Van Laerhoven journaliste bourlingueur. Elle charpente un peu, allège, touille, monte en neige, C’est aussi un bel exercice. Lorsqu’on lui propose des livres ennuyeux, elle refuse, se sentant défaillir en imaginant qu’il lui faudra deux mois rien que pour la saisie. Elle prétexte alors un grand manque de temps ou une fatigue inexplicable.

    Marie traduit deux ou trois romans par an pour une rémunération identique que le livre soit complexe ou non. Alors il faut jongler, limiter son implication émotionnelle. Décrypter, déshabiller, mettre à nu, chercher les fibres, c’est un compagnonnage de longue haleine. Impossible si l’on n’aime plus, si l’on étouffe, de faire l’impasse sur une ligne. Lorsqu’elle se risque à l’intense, cela peut devenir douloureux. En dehors des notices pour aspirateurs, mieux vaut être sélectif, apprécier l’imprégnation lente. Elle se lève à la même heure que Proust, dîne lorsqu’elle y songe, scande le travail par une promenade, s’éternise jusque tard dans la nuit si l’esprit tient. Lorsqu’elle entame un nouvel ouvrage, elle tape comme une pianiste, sans trop penser, laissant juste les traces des options ultérieures de ci de là. Elle s’appesantit ensuite sur le texte le retravaillant deux fois, trois fois après relecture de la directrice de collection, quatre fois à la sortie du livre, pour être bien sûre d’avoir dévoilé un trésor.

    Malgré son succès et tout ce travail, la traduction ne lui permet pas d’en vivre. Économiquement, c’est un métier de luxe.

    Malgré son succès et tout ce travail, la traduction ne lui permet pas d’en vivre. Économiquement, c’est un métier de luxe. La plupart des traducteurs doivent s’astreindre à un salaire fixe en travaillant comme professeurs ou traducteurs au parlement. Les journées ont beau être intenses, elle est heureuse d’avoir le bonheur de traduire des auteurs qu’elle affectionne, de pouvoir refuser sans être contrainte à un rythme effréné. Lorsqu’elle ouvre un livre, elle lit souvent trois lignes avant de le refermer, désenchantée. Elle voyage aussi, pour joindre la littérature et la vie. Ce qui l’intéresse dans la traduction ce sont les pistes et les rebonds. Elle ne connait pas untel, qu’à cela ne tienne ! Elle le découvre ! S’aperçoit que cela fait longtemps qu’elle n’a plus fréquenté tel autre et marche sur ses traces. Livres et voyages sont le revers d’une même réalité. Ainsi elle est capable de suivre un héros Jef Geeraerts en Dordogne pour tester l’acoustique des voûtes d’une introuvable église romane dans laquelle il jouait la sarabande d’une sonate pour violoncelle.

    Écrire un livre elle-même ? Elle ne cesse de le faire : critiques, voyages, croquis, … Mais son implacable sévérité la laisse incapable de cesser de corriger. Cela lui suffit d’exprimer les idées des autres, et puis, tout ce papier en circulation, ça ne ferait pas déjà un peu beaucoup ?

  • Gulliver (petit et grand) : les lauréats 2014
    Le 5 juin 2015
    Gulliver (petit et grand) est un programme international francophone de créations radiophoniques. En partenariat avec la RTBF (Par Ouï-Dire), France Culture (Sur les Docks) et la RTS (Le Labo), les (...)

    Le jury international chargé de sélectionner les projets retenus dans le cadre de Gulliver 2014 s’est réuni fin mai à Bruxelles et a le plaisir d’annoncer la sélection 2014 des lauréats des aides à la création et à la production radiophoniques :

    Clara Alloing pour « Nous sommes trop jeunes, nous ne pouvons plus attendre », documentaire
    Péroline Barbet « La Pierotta », pièce sonore
    Seham Boutata pour « L’Islam sur le divan », documentaire
    Cabiria Chomel pour « Les habitués de nuit », documentaire
    Jean-Guy Coulange pour « Marins », essai radiophonique
    Jeanne Debarsy pour « La première fois que je suis devenu foule », fiction
    Christophe Deleu pour « Fin du monde », fiction
    Frédérique Devillez pour « La Clef », documentaire
    Corinne Dubien pour « La Grèce de l’Ombre », documentaire
    Claude-Timon Gaignaire pour « Un si Doux Androïde », fiction
    Boris Gobin et Sonia Franco pour « En Echos », documentaire
    Maëlle Grand Bossi pour « Le Gars D’Alep », documentaire
    Déborah Gros pour « Nora, sur le retour », documentaire
    Camille Lafrance et Martine Abat pour « Momie », documentaire
    Rémi Pons pour « (de)bris », fiction
    Yves Robic pour « Le souffle de l’arpenteur », essai radiophonique
    Chloé Sanchez Léa Minod pour « À quoi tu joues », création radiophonique binaurale
    Bat Sheva Papillon pour « Bilal », documentaire
    Jack Souvant pour « Les laissés pour compte », documentaire-fiction
    Cécile Tonizzo pour « Undead Horse », fiction

    Le jury, qui était composé de représentants de la RTBF, de France Culture, de la RTS et d’auteurs ou réalisateurs belges, français et suisses, a examiné 182 dossiers remis par les auteurs et producteurs belges, suisses et français.

    Les auteurs ou producteurs des projets retenus seront reçus et accompagnés par Pascale Tison, productrice de l’émission Par Ouï-Dire à la RTBF. Certains des projets seront accompagnés et co-produits par Irène Omelianenko, productrice de Sur les Docks à France Culture ou David Colin, producteur du Labo sur RTS. Tous les projets sont assurés d’une diffusion dans l’émission Par Ouï-Dire.

    Gulliver (anciennement Du Côté des Ondes) soutient la création et la recherche francophones sur le langage radiophonique à travers un programme d’aide à la création /production d’œuvres radiophoniques. Il est financé par le service de la Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie/Bruxelles, la SACD Belgique, la SACD France, la Scam Belgique, la Scam France, la SSA et Pro Litteris, avec les ressources techniques et logistiques de la RTBF en personnel.

    La prochaine date de remise des dossiers sera annoncée en septembre 2015.
    Pour toute information : gulliver sacd-scam.be.

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