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  • 2015

    octobre

    Des prix, des prix !
    Le 22 octobre 2015
    Que ce soit aux Prix de la Critique ou lors des Web Fest, les auteurs de la SACD cartonnent ! Passage en revue de quelques créations lauréates. Les Prix de la Critique relancent, à leur manière, une (...)

    Les Prix de la Critique relancent, à leur manière, une saison de théâtre et de danse en ramenant à notre mémoire des spectacles vus ou en suscitant l’envie de découvrir une chorégraphie que l’on aurait ratée.

    Cette année encore, de nombreux membres de la SACD, dont Stéphane Arcas, vice-président du Comité belge, ont été distingués.

    Aux Web Fest de Marseille et de Liège, c’est la série Euh… qui a remporté les suffrages, dans des catégories aussi différentes que le Prix du Public ou de la Meilleure Production. Pour ceux qui n’auraient pas encore découvert l’ensemble de ces créations, voici une nuée de trailers (et une websérie) à visionner.

    Prix de la Critique

    Christophe Sermet est lauréat pour la Mise en scène de Vania. Salué comme "un Tchékov déchirant, agressif, insinuant, choral - une épure parfaite", porté par une nouvelle traduction co-réalisée avec Natacha Belova et servi par une scénographie épurée (le comptoir-zinc très éloigné de la forêt de bouleaux) de Simon Siegmann, le Vania de Christophe Sermet résonne contemporain, dans ses gestes, comme dans ses accords, à découvrir ici.

    Sacré Meilleur auteur, Riton Liebman avec Liebman Renégat, un texte "de" et "avec", puisqu’il le porte sur scène avec la collaboration de David Murgia. Quel rapports entretient-on avec son fils quand on a eu une figure de père comme celle de Marcel Liebman, brillant professeur issu d’une famille juive polonaise qui a connu la Shoah et est devenu l’un des premiers défenseurs de la cause palestinienne ? Riton Liebman répond (un peu) à un présentateur au délicieux accent canadien : à voir.

    Stéphane Arcas reçoit le Prix de la scénographie pour Démons me turlupinant, une adaptation du roman de Patrick Declerck par Antoine Laubin et Thomas Depryck. Arcas campe les deux alter ego de l’auteur devant une bibliothèque (à ranger, peut-être) et crée ainsi le paysage du spectacle. Un spectateur par soir est invité sur scène à lire un chapitre de Démons, avant que les deux comédiens rassemblent en 25 chapitres courts les souvenirs éparpillés de l’auteur. Le tout, un peu décalé, à l’image de ceci.

    Avec la compagnie Giulisu, Lisa da Boit est couronnée dans la catégorie Danse pour Il Dolce Domani. Dans un lieu confiné, une femme et quatre hommes se retrouvent à vivre le reste de leur existence ensemble. Leurs histoires sont liées… Sur cette trame, Lisa da Boit et Céline Curvers, en complicité pour la conception et la mise en scène - nous présentent le passage du temps, les pleins et les déliés de nos vies. Une danse généreuse, à goûter .

    Le Prix du jeune public va aux Misérables par la compagnie des Karyatides. Marie Delhaye et Karine Birgé réussissent l’exploit de représenter sur une table deux mille pages de roman épique à l’aide d’objets chinés aux Petits Riens, aux puces ou dans les brocantes. Peut-être que l’auberge des Ténardiers est l’ancienne boîte à biscuits de votre grand-mère, c’est à vérifier en cliquant sur ce lien.

    Les Web Fests

    Euh… , la websérie de Brieuc de Goussencourt, a remporté en début de mois, au Marseille Web Fest, le Prix de la Meilleure réalisation et le Prix de la meilleure production. Au Liège Web Fest, ces 16 et 17 octobre 2015, il est reparti avec le Prix du Public et celui de la Meilleure websérie belge, attribué par la SACD. Si vous n’avez pas encore découvert Benoît, l’histoire du mec qui ne sait pas faire de choix, profitez d’un week end pluvieux pour plonger ici.

  • La sieste des autrices
    Le 13 octobre 2015
    Ce samedi 17 octobre, à Liège, à la Caserne Fonck, quatre autrices s’empareront du micro pour dévoiler des textes inédits. Isabelle Wéry, Caroline Lamarche, Laurence Vielle et Geneviève Damas vous (...)

    Le Festival Voix de Femmes s’ouvre à la littérature. Ce samedi 17 octobre 2015, à 16h, la Caserne Fonck accueillera quatre autrices qui y liront tour à tour des textes inédits.

    Entrez dans le vieux bâtiment de briques, franchissez la porte du studio, installez-vous confortablement. Le temps du sommeil n’est pas venu, mais bien celui des histoires.

    Vous êtes prêts ? Isabelle Wéry, Caroline Lamarche, Laurence Vielle et Geneviève Damas vont vous donner à entendre leurs voix singulières. Pas seulement celle de leur plume, mais leur souffle particulier quand elles la dévoilent, leur scansion d’autrice, ce rythme qui n’appartient qu’à elle et qui court sous leurs textes.

    Chacune a un micro, un pupitre et lit, tour à tour, un texte en cours d’écriture.

    Entre chaque lecture retentit la musique de Claire Goldfarb, violoncelliste atypique.

    Bienvenue dans la résonance des textes. Laissez vos yeux se perdre. Imaginez.

  • Atelier Grand Nord 2016
    Le 13 octobre 2015
    Projet unique de rencontres sur la scénarisation de longs métrages de fiction de langue française et premier événement à réunir autant de partenaires de pays francophones, Atelier Grand Nord rassemble (...)

    Atelier Grand Nord offre une occasion privilégiée de discussion autour de quatorze scénarios de long métrage de fiction en français. Cette rencontre apporte une vision nouvelle sur le travail d’écriture encore à faire sur les scénarios. Des échanges entre auteurs professionnels de différents pays francophones permettent d’exprimer des idées et des points de vue, de partager des intentions et des différences culturelles. À long terme, l’Atelier crée des liens dans le but de travailler ensemble sur des productions ou coproductions futures : les rencontres entre les participants, ainsi que celles avec les producteurs et distributeurs de l’industrie cinématographique québécoise, font en effet d’Atelier Grand Nord un terreau fertile à la coproduction et aux alliances à long terme.

    Occasion privilégiée de discussion et d’analyse autour de scénarios étant à un stade d’écriture avancé, Atelier Grand Nord favorise la circulation d’idées, de points de vue, de préoccupations et de méthodes de travail, de même que le partage d’intentions et de cultures différentes. Lieu d’échanges centré sur le travail d’écriture qui reste à faire, il insuffle ainsi une vision nouvelle et collective aux scénaristes et scénaristes-réalisateurs. Les entretiens sont organisés sous forme plénière et individuelle.

    Depuis sa création en 2004, 45 longs métrages issus d’Atelier Grand Nord ont vu le jour et sont la preuve ultime de son succès. Les films produits ont rayonné internationalement sur les écrans des plus grands festivals et salles du monde pour le bonheur de l’ensemble des partenaires, faisant alors d’Atelier Grand Nord la seule activité axée sur la scénarisation ayant obtenu de tels résultats.

    Les Partenaires

    L’Atelier Grand Nord est un partenariat privé – public initié et organisé par la SODEC. En Belgique, il est soutenu par la SACD Belgique qui prend en charge le séjour de l’expert belge et Wallonie-Bruxelles International qui prend en charge les voyages des scénaristes et de l’expert et le séjour des scénaristes. Les autres partenaires sont la SACD France et le CNC ; FOCAL et la SSA ; le Luxemburg Film Fund ; la SACD Canada, les distributeurs québécois, téléfilm canada et le Fonds Harold Greenberg.

    Le déroulement

    L’Atelier se déroulera du 27 janvier au 4 février 2016, dans le cadre enchanteur d’une belle région québécoise, l’Outaouais.

    Durant une semaine, scénaristes et experts se pencheront sur un sujet unique : le scénario. Les discussions souligneront les qualités, les faiblesses et les modifications à apporter à chacun des scénarios pour favoriser une réécriture structurée.

    Un horaire préétabli permettra des rencontres individuelles entre experts et scénaristes ainsi que des discussions collectives. Chaque scénariste rencontrera individuellement trois experts de nationalités différentes de la sienne. Les scénaristes travailleront en vase clos tout en profitant de moments de détente en pleine nature.

    Les participants

    L’Atelier accueillera un maximum de 14 scénaristes et 7 experts. La répartition par pays est la suivante : Belgique : 2 scénaristes et 1 expert, France : 4 scénaristes et 2 experts, Luxembourg : 1 scénariste et 1 expert, Suisse : 2 scénaristes et 1 expert, Afrique francophone : 1 scénariste et 1 expert et pour le Québec : 4 scénaristes et 2 experts.

    Admissibilité

    L’atelier est réservé aux scénaristes et aux scénaristes-réalisateurs. Les projets doivent être soumis par des individus et non par des entreprises. Toutefois, une option sur le scénario doit avoir été prise par un producteur associé à une société de production de la fédération Wallonie-Bruxelles. À des fins d’harmonisation entre les partenaires, le scénario soumis sera, au minimum, à l’étape intermédiaire (deuxième version). Un candidat ne peut déposer qu’un seul projet. Dans le cas d’une coscénarisation, un seul auteur sera admissible. Un candidat ne peut participer qu’une seule fois à l’Atelier Grand Nord. Le projet soumis doit être un long métrage de fiction écrit en version originale française. Les scénarios de long métrage d’animation sont exclus.

    Conditions de participation

    - une première version du scénario est achevée
    - le projet fait l’objet d’un contrat de production avec une maison de production de la fédération Wallonie-Bruxelles ;
    - le scénariste doit être membre d’une société d’auteur partenaire du projet

    Composition du dossier :

    - le formulaire d’inscription (à télécharger dans le menu de droite) ;
    - une lettre de motivation ;
    - un synopsis d’au plus une page ;
    - une continuité dialoguée du scénario ;
    - une note d’intentions et une proposition de réécriture ;
    - la situation du projet au moment de la demande (aides reçues, stade de production, accords de co-production…) ;
    - un curriculum vitæ ;

    Envoi des dossiers

    Les dossiers doivent être envoyés pour le 6 novembre au plus tard, 3 exemplaires papier à faire parvenir à la SACD – Maison des Auteurs – Rue du Prince Royal, 87 à 1050 Bruxelles
    1 exemplaire en PDF à envoyer par mail à actionculturelle sacd.be.

    Sélection

    Les projets soumis seront sélectionnés par un comité de lecture formé de professionnels du cinéma.

    Documents à télécharger

  • septembre

    Chevaliers de l’Ordre des Arts et des Lettres
    Le 28 septembre 2015
    Jean-Claude Riga s’est vu décerner le titre de Chevalier de Ordre des Arts et des Lettres par la Ministre de la Culture Fleur Pellerin. D’autres auteurs SACD et Scam ont également été distingués. (...)

    Chevalier de l’Ordre

    Fleur Pellerin, Ministre française de la Culture, a annoncé que Jean-Claude Riga a intégré l’Ordre des Arts et des Lettres au titre de Chevalier.

    Cette distinction est attribuée par le Ministère de la Culture français à des personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde.

    Trois promotions ont lieu chaque année, deux pour les citoyens français, une pour les étrangers. L’Ordre des Arts et des Lettres comprend trois grades : Commandeur, Officier ou Chevalier. C’est le titre qui a été conféré à Jean-Claude Riga.

    Stephane De Groodt est également diplômé Chevalier, alors que Bernard Yslaire reçoit le titre d’Officier.

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  • États Généraux de la Bande Dessinée : enquête
    Le 25 septembre 2015
    Les États Généraux de la Bande Dessinée lancent leur première enquête. Elle s’adresse à tous les auteurs et concerne toutes les pratiques. Le formulaire est totalement anonyme. Attention, l’enquête sera (...)

    Première enquête : les auteurs

    Les États Généraux de la Bande Dessinée font leur rentrée avec leur première enquête, celle sur les auteurs. C’est en effet leur mobilisation qui a révélé la nécessité de faire un état des lieux.

    Ce questionnaire s’adresse à tous les auteurs de Bande Dessinée, qu’ils soient professionnels, amateurs ou étudiants. Il vise à savoir qui ils sont, de la star reconnue mondialement à l’inconnu en devenir. Toutes les pratiques sont évidemment les bienvenues, du dessin au scénario, de la couleur au story-board, du papier au numérique…

    Ce questionnaire est ambitieux, et y répondre demandera une vingtaine de minutes aux auteurs, mais c’est le seul moyen d’avoir enfin un portrait riche et complexe de leur communauté créative. Leur avenir dépend bien sûr de leurs créations, mais aussi de la compréhension que les acteurs économiques, culturels et institutionnels auront de leurs pratiques et de leurs situations d’aujourd’hui. Afin que tous puissent répondre, cette enquête est accessible directement en ligne. Afin que nul n’hésite à donner une description parfaitement honnête de sa situation, ce formulaire est totalement anonyme.

    Attention, l’enquête sera close dans deux mois, le 15 novembre 2015. Le lien vers le questionnaire : http://www.etatsgenerauxbd.org/etat-des-lieux/questionnaire-auteurs/

  • William Cliff lecture en accordéon
    Le 23 septembre 2015
    William Cliff, Prix Goncourt de poésie en 2015, lit ses textes en compagnie de Frédéric Daverio, accordéoniste. C’est au 140, une occasion unique de descendre en poésie à la force du soufflet. Nous (...)

    Qui n’a pas vu dans sa vie William Cliff se découvrir de page en page, de Gallimard à La Table Ronde, ignore encore que notre poète est l’acteur de son écriture, d’un charisme ténébreux, rarement rencontré chez ses congénères que nous lisons aussi à nos moments perdus. Et cet accordéoniste, venu de sa banlieue parisienne, le merveilleux Frédéric Daverio, dialogue avec les mots, éclairant les no man’s lands, les états des lieux. Une précieuse rencontre qui engendre un spectacle plus qu’une lecture. William Cliff ose la lisibilité à l’ancienne d’un Verhaeren, il a le naturel de l’enfant écrivain, la crudité indispensable qui nous emmène hors des sophismes civilisés. Rimbaldien, oui, enfin non, William Cliff. Il est seul aujourd’hui à écrire comme ça, sans délacer les souliers de voyage. Raymond Queneau l’a découvert il y a bien des années, il est temps que nous le fassions si ce n’est déjà fait.

    Jo Dekmine

    Une rencontre

    C’était dans une entrée d’hôtel _ j’ai vu un homme qui venait
    il était beau (dois-je le dire) _ traînant après lui une caisse
    noire où était son instrument _ son sourire (dois-je le dire)
    était rempli de sympathie _ il soufflait, il suait - plus tard
    le soir nous étions tous les deux _ lui jouait moi je récitais
    il embrassait son instrument _ posant sa joue sur le haut bord
    il y mettait toute son âme _ c’était comme un combat d’amour
    il me chassait avec ses sons _ je résistais avec le sens
    car toujours le sens doit avoir _ le dernier mot dans la partie
    mais lui d’un coup faisait sortir _ une saillie de sa puissance
    et moi je devais ressurgir _ afin que le sens recommence
    quand nous avons été au bout _ de cette lutte fratricide
    personne n’avait gagné mais la vue du monde était splendide
    nous allâmes boire du vin _ pour célébrer notre rencontre
    et qu’elle continue afin _ de célébrer la vue du monde

    William Cliff

    Au Théâtre 140, le jeudi 8 octobre 2015 à 20h30 et le vendredi 9 octobre 2015 à 20h30.

  • Hommage à Jean Louvet
    Le 23 septembre 2015
    Jean Louvet nous a quittés. Il aura, par deux fois, ouvert le Théâtre Varia : en 1982, avec L’homme qui avait le soleil dans sa poche, et en 2000 avec Devant le mur élevé. Philippe Sireuil, metteur en (...)

    Jean,

    Tu ne liras pas ces lignes, mais il faut néanmoins que je te le dise : la Wallonie aura décidemment raté nombre de rendez-vous que tu lui auras proposés tout au long de ta vie d’écrivain, ta mort comprise.

    Micros défaillants, salle surchauffée, cliquetis électroniques des téléphones portables oubliés au fond des poches ou des sacs, sans compter les prises de paroles qui faisaient de toi, une abstraction tirée à hue et à dia au gré des intérêts partisans ou des obsessions, et de ce moment douloureux et de recueillement, une scène bâclée par un épigone de Tati et de Kusturica - déconnectée de ton humanité, de ton histoire, de ta carrure d’écrivain, de ton décès, de ce pourquoi je croyais que nous serions réunis à Morlanwelz, ta terre de convictions.

    Peut-être les as-tu entendus ces couacs, ces boursouflures, ces abcès, d’où tu te trouvais déjà, dans ce bois clair qui te protégeait de la vulgarité du monde ? Peut-être as-tu souri de tes yeux malicieux réprimant avec peine ton fou rire vu que l’instant ne s’y prêtait pas, toi qui devais encore avoir le soleil dans ta poche ? Je ne sais, moi, tu vois question météo, j’étais plutôt ciel sombre et orage.

    Toute cérémonie funèbre est triste, la tienne a de plus été moche. Triste pays qui abîme, qui altère, qui efface, et qui, à en juger à l’aune d’aujourd’hui, n’en a pas fini avec l’amnésie.

    « On s’est trompé de cérémonie » m’a écrit ton éditeur, d’autres se sont plus à imaginer que tu aurais peut-être apprécié « ce joyeux bordel hétéroclite wallon ». Quoiqu’il en soit, à vouloir t’enfermer dans la posture du chantre wallon - que tu as parfois revêtu il est vrai avec une certaine fierté savoureuse et goguenarde - à te réduire à ton engagement politique, on sera passé à côté de ce que tu nous laisses de plus essentiel - outre les souvenirs de la générosité et de l’intelligence du regard que tu prodiguais à celles et ceux que tu accompagnais dans leurs travaux, à l’école comme au théâtre : tes écrits, ton travail d’écrivain, constamment teintés d’une souveraine inquiétude qui, comme l’a écrit Botho Strauss, est - mieux que la joie - plus à même de remplir entièrement un homme. Ce que tu fus pleinement.

    Fraternellement et tristement,
    Philippe Sireuil, metteur en scène
  • août

    Appel à projets : Prix Jeune Talent Art Numérique Scam - CENTQUATRE-PARIS - Arte Creative
    Le 18 août 2015
    Le Prix Jeune Talent Art Numérique Scam - CENTQUATRE-PARIS - Arte Creative s’adresse à de jeunes auteurs récemment diplômés, des étudiants en fin d’études, des écoles d’art et audiovisuelles, des (...)

    Depuis 2004, la Scam remet chaque année le Prix Jeune Talent Art Numérique destiné à attribuer à un jeune auteur des moyens complémentaires nécessaires afin de démarrer son parcours professionnel.
    Le CENTQUATRE-Paris et Arte Creative ont décidé de s’associer à ce prix respectivement en 2013 et en 2014.

    Quels candidats ?

    La Scam, le CENTQUATRE-PARIS et Arte Creative proposent aux jeunes auteurs, aux étudiants en fin d’études des écoles d’art et autres établissements d’enseignement supérieur, de leur faire parvenir des œuvres personnelles, réalisées dans le cadre des années diplômantes. L’ambition de cette distinction est de remarquer les œuvres de fin d’études supérieures (bachelor, master, post-diplôme, etc.) et / ou réalisées par de jeunes artistes fraîchement diplômés.
    En 2014, le lauréat était Ronny Trocker (Le Fresnoy), et précédemment Valentina Barriga (Ecole Louis Lumière) en 2013.

    Quel type d’œuvres ?

    Ce prix récompense des œuvres numériques :
    - dont la date de production est incluse dans l’année universitaire en cours et précédente
    - qui relèvent du répertoire de la Scam : films documentaires originaux, linéaires ou non (expérimentaux, en synthèse, animations, 3D, nouveaux médias, etc.), œuvres numériques sonores, installations interactives, sites web ou œuvres virtuelles en réseaux…

    Quels critères ?

    L’accent sera mis sur la créativité, l’inventivité et le caractère innovant de ces œuvres qui doivent témoigner d’une réelle écriture contemporaine.

    Organisation du Prix et Dotation

    Le Prix Jeune Talent Art Numérique Scam - CENTQUATRE-PARIS - Arte Creative est triplement doté et s’organise en deux phases. La première phase permet de récompenser une œuvre déjà réalisée sur laquelle le jury statuera. Si celle-ci est récompensée, elle sera présentée lors de la remise des prix au CENTQUATRE-PARIS. L’auteur lauréat recevra alors la somme totale de 2 300€ :
    - 1 800 € de la part de la Scam,
    - 500 € de la part d’Arte Creative ainsi qu’une diffusion sur sa plateforme.
    La deuxième phase permettra alors à ce même lauréat de développer un nouveau projet dans le cadre d’une résidence au CENTQUATRE-PARIS et dont il aura présenté les grandes lignes au moment du dépôt de cette candidature :
    - dans un atelier de 90 m² ou un bureau de production (20 m²) suivant le type de projets,
    - pour une durée de 15 jours minimum à 2 mois,
    - avec une aide technique et du matériel mis à disposition suivant les disponibilités,
    - avec une possibilité d’hébergement sur place au cas par cas. Remise du prix
    La remise du prix, incluant la projection de l’œuvre primée et des oeuvres remarquées par le jury, aura lieu le 15 décembre 2015 au CENTQUATRE-PARIS à Paris, dans le cadre de Temps d’Images, le festival européen des arts de la scène et de l’image, créé en 2002 avec ARTE.

    Modalités de candidature

    - date limite d’inscription : 12 septembre 2015 à minuit + cachet de la poste faisant foi pour le DVD envoyé par courrier
    - le dossier de candidature doit comporter obligatoirement tous les éléments suivants :
    - le formulaire d’inscription dûment complété (à télécharger ci-contre), obligatoirement enregistré sous 2 versions : Word non verrouillé et PDF, à adresser par mail à : prixscam104 scam.fr.
    - une copie DVD de l’œuvre déjà réalisée, à adresser à l’adresse suivante : Scam, Prix Jeune Talent Art Numérique 2015, 5 avenue Vélasquez, 75008 Paris

    Contact

    Pascaline Peretti : prixscam104 scam.fr.

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  • juillet

    Qui sont les lauréates des prix Scam 2014 ? Léonie Bischof
    Le 13 juillet 2015
    Portrait des lauréat(e)s des Prix Scam 2014

    Ici, six jeunes auteurs se serrent les coudes, bricolent, se réchauffent, échangent, travaillent.

    L’air clair de l’hiver picote et cristallise les sons sous le ciel bleu. Je songe aux minuscules sapins suédois alignés dans les paysages de La Princesse des glaces. Alentour le quartier de Saint Gilles, la friterie, les cafés, les pavés. Légèrement à l’écart, dans une petite rue, l’Atelier Mille. Dans une minute, il fera moins froid, Léonie m’accueillera. Cheveux rouge feu, tisane, sourires et confidences : comment est-ce aujourd’hui d’être une jeune auteure de bande dessinée ?

    Léonie est en pleine période de stress. Sur la table à dessin, le travail du scénariste à partir duquel elle effectuera les crayonnés, avant de les reprendre à la table lumineuse home-made au crayon gras. Car oui, dans l’Atelier Mille, on sent tout de suite les bienfaits et la nécessité du travail collectif. Ici, six jeunes auteurs se serrent les coudes, bricolent, se réchauffent, échangent, travaillent. Une forme de vie collective rendue obligatoire par la précarisation du métier, la nécessité de ne pas rester seul, l’envie d’émulation, l’amitié.

    Sur la table de la dessinatrice, les travaux originaux s’empilent. Qu’en faire ? On stocke, on expose, on tente de les vendre. La couleur est ajoutée après, par quelqu’un d’autre, car même si Léonie aimerait colorier ses planches, le timing d’adaptation des best sellers de Camilla Lackerg en albums est tellement serré que ça prendrait deux fois le temps prévu. La Reine des glaces, le premier qu’elle réalise, c’est la chance d’augmenter sa notoriété en tant qu’auteure. Le roman s’est vendu à des millions d’exemplaires, et les consommateurs achètent parce que les fans veulent avoir tous les produits dérivés, sont attirés par le nom de l’œuvre originale ou craquent sur la couverture. Pourtant ce n’est pas une simple copie illustrée. La narration est adaptée aux contraintes de la bande dessinée, tout a été recomposé. La visibilité obtenue par Léonie grâce à cette trilogie est bienvenue. Elle lui permettra d’en vivre un peu mieux, d’arrêter de travailler à côté, de justesse mais d’y arriver quand même, et surtout de freiner le rythme stakhanoviste de création des albums. Grâce à ce contrat, elle un an pour voir venir. Mais d’un projet à l’autre, nulle sécurité, il faut aller vite, produire sans filet, accepter qu’entre les premières et les dernières planches d’un album, il y ait une disparité énorme du fait de l’absence d’espace de maturation.

    Le soir, elle regagne son appartement, scanne le résultat, et fignole jusqu’au milieu de la nuit : ajout des bulles, nettoyage des pages.

    Une journée de travail classique débute vers dix heures. Léonie est sur le pont, à l’atelier, avec pour objectif de produire deux crayonnés et deux encrages par jour. Le soir, elle regagne son appartement, scanne le résultat, et fignole jusqu’au milieu de la nuit : ajout des bulles, nettoyage des pages. Au début d’un projet, il y a un temps de préparation moins intense, où elle flâne, gribouille, cherche, travaille le story-board, et entre tout cela confectionne affiches, flyers, et travaux divers.

    Pour elle, depuis l’enfance, le dessin c’était clair. Un stage en option graphisme lui fait prendre conscience que rester sur un ordinateur toute la journée pour faire du placement de texte ne lui apporterait pas l’épanouissement dont elle rêvait. Elle visite les beaux arts avant d’atterrir à Saint Luc à Bruxelles, s’entend immédiatement avec ceux qui seront ses futurs compagnons d’armes à l’Atelier Mille, parle BD du matin au soir.

    Après l’école en 2005 débutent les années grises. Son dessin est encore trop peu affirmé, le découragement guette avec l’isolement. Elle a beau être pétillante et pleine de ressources, en dehors du cadre, c’est la paralysie, l’autocritique au paroxysme. Alors elle bouquine, travaille en Suisse, à la Fnac, son ami (également auteur de BD) au Mc Do, ils habitent chez leurs parents pour économiser le loyer. Puis le tournant numérique lui permet de rencontrer de jeunes éditeurs, de partager des BD en ligne et de recevoir les critiques de toute une communauté, avant de publier dans des collectifs grâce à des concours.

    La découverte de catcheuses amateur, mères de familles en surpoids, buveuses de bières aux coupes de cheveux impossibles qui combattent entre copines le week-end, sur un ring, en maillot de bain lamé distendu, donne naissance à Princesse Supplex.

    La découverte de catcheuses amateur, mères de familles en surpoids, buveuses de bières aux coupes de cheveux impossibles qui combattent entre copines le week-end, sur un ring, en maillot de bain lamé distendu, donne naissance à Princesse Supplex. Elle a alors le pied à l’étrier et trouve enfin le courage de contacter Casterman, trois ans après la sortie de l’école, avec le projet Hoodoo Darlin’, sur fond de Led Zeplin, blues et jazz années 60. Un travail ambitieux au scenario duquel elle travaille plus d’un an sans parvenir à débrouiller l’écheveau d’une histoire qui se ramifie sans cesse. Le directeur de collection la met à l’épreuve sur plusieurs projets d’adaptation de romans jeunesse sans trouver satisfaction, ce qui aura le mérite d’affiner suffisamment son dessin pour enfin s’engager sur un projet d’envergure. Ce n’est donc que 10 ans après la sortie de St Luc que son travaille paie, malgré le spectre de la précarité.

    Léonie considère qu’être une fille dans un monde de la BD encore essentiellement masculin peut-être un avantage. Même si la proportion filles – garçons tend à s’équilibrer dans les écoles, et qu’il y a de plus en plus de lectrices, elle profite d’une visibilité accrue. Mais sa rareté attire aussi de nombreux lecteurs masculins d’un certain âge qui ne souhaitent que « discuter », ainsi qu’une forme de paternalisme déplacé des professionnels de la chaîne du livre, quand elle n’a pourtant rien d’une frêle petite chose fragile. Définitivement le milieu de la bande dessinée est en pleine mutation, et lorsqu’on la voit partir à l’abordage, on ne peut qu’avoir envie de suivre l’aventure !

  • juin

    Etoiles 2015 de la Scam
    Le 30 juin 2015
    Trois documentaristes belges ont décroché une Étoile de la Scam en 2015 : Inès Rabadan, Yaël André et Jorge Léon.

    Étoiles Scam 2015, la dixième édition

    Le 10e jury des Étoiles de la Scam était présidé par Stan Neumann et composé de Philippe Baron, Floriane Devigne, Jean-Robert Viallet et Geneviève Wiels. Ce jury a couronné 30 documentaires remarquables. Parmi eux figurent les oeuvres de trois documentaristes belges : Karaoké domestique d’Inès Rabadan, Quand je serai dictateur de Yaël André et Before we go de Jorge Léon.

    La RTBF, qui a co-produit Quand je serai dictateur, Before we go et acheté Karaoké domestique pour diffusion, figure également au palmarès en tant que coproductrice de Standard, un documentaire consacré aux aficionados du club de Sclessin, réalisé par un journaliste et un réalisateur français, Brieux Ferot et Benjamin Marquet. Ces trois Étoiles placent la RTBF à égalité avec France 5, en seconde place après ARTE (8 étoiles), et entérinent le fait que les télévisions nationales prennent désormais le pas sur les télévisions locales en termes de productions primées.

    Les 30 Étoiles seront programmées en présence de leurs auteurs au Forum des images, les 7 et 8 novembre prochain. Tous les films ont été dotés d’un montant de 4.000€.

    Les oeuvres primées

    Karaoké domestique

    "Karaoké domestique est un documentaire expérimental qui bouleverse avec brio les codes cinématographiques à l’aide d’une question sociologique simple : quel lien se crée entre les maîtresses de maison et les femmes de ménage qu’elles emploient ?" Le magazine Karoo incite le public à aller découvrir cette pépite documentaire très éloignée des standards hollywoodiens, mais ne dévoile pas l’originalité du dispositif mis à l’oeuvre dans ce documentaire.

    Bozar, qui l’a projetté, l’explicite : "Karaoké domestique est à la fois une performance et une expérience. Trois « couples » de femmes, dont l’une s’occupe du travail ménager de l’autre, sont interviewés pour la caméra par la réalisatrice au sujet de l’organisation et de la hiérarchie complexe qui règne dans une maison. Curieusement, les femmes de ménage ne voulaient pas jouer le jeu, à tel point qu’Inès Rabadan a dû trouver une solution pour qu’elles puissent raconter anonymement leur histoire. Dans Karaoké domestique, nous entendons la voix des femmes de ménage mais nous voyons la metteur en scène qui les imite jusque dans leurs moindres expressions."

    Quand je serai dictateur

    "Quand je serai dictateurde Yaël André est tissé de films de famille ou de vacances en 8 mm et en super-huit (des années 1940 à aujourd’hui) qui avaient fini au rebut - et que la réalisatrice a patiemment collectées pendant dix ans -, et d’images prises par la réalisatrice elle-même qui avait filmé dans ce format aux "images veloutées" des morceaux de son quotidien." Ainsi le présente ARTE, qui l’a diffusé et a également co-produit le web documentaire Synaps, dérivé du même matériau.

    Quand je serai dictateurou le projet d’une ’non-autobiographie’. "Et si, à l’autre bout de l’univers, naissaient à chaque seconde d’autres mondes contenant d’autres possibilités de nos vies ?" se demande la réalisatrice. "Quelles seraient alors toutes ces vies que je n’ai pas vécues ? Aventurière, psychopathe, mère exemplaire, chef comptable, homme invisible ? Sur ce prétexte fictionnel – qui fonctionne en autant de chapitres que de mondes parallèles –, le film déroule l’air de rien l’histoire de Georges : notre rencontre, sa folie et ce qu’il est probablement devenu dans un autre univers. Car l’enjeu profond du film est la question du deuil : comment se déroule ce souterrain travail ? À l’image, le film emmêle les fils de la fiction et du documentaire, du vrai et du faux, du mien et de l’autre, de la comédie et du drame…"

    Before we go

    "Le film est né de rencontres déterminantes avec les résidents d’un centre de soins palliatifs à Bruxelles qui accueille, hors de tout acharnement thérapeutique, des personnes en fin de vie", précise Jorge Léon. "Depuis quelques années, les responsables de ce centre m’invitent à y organiser des ateliers de création. Lorsque j’ai proposé aux résidents d’explorer le thème de la mort, leur forte adhésion et leur engagement ont fait naître la possibilité d’un film. J’ai proposé aux participants de quitter l’espace thérapeutique et de migrer vers l’Opéra, lieu emblématique de la représentation du tragique.

    Des amis chorégraphes, acteurs et musiciens nous ont rejoint et ensemble nous avons tenté de donner forme à des questions, des espoirs et des peurs que la fin de vie engendre… Before We Go nous plonge au coeur de cette expérience."

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    Si votre œuvre a été diffusée entre le 1er janvier et le 30 juin 2015, vous devez déposer votre dossier de candidature aux Étoiles avant le 31 juillet 2015.

    Pour être prises en considération, les œuvres doivent avoir été diffusées, pour la première fois, entre le 1er janvier et le 31 décembre 2015 en France, en Belgique, au Canada francophone et également en Suisse - et déclarées au répertoire de la Scam.

    Les documentaires, reportages, séries, films institutionnels, web documentaires et œuvres d’art numérique (y compris génériques ou vidéos de création…) sont appelés à se présenter.

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