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  • 2015

    juin

    Qui sont les lauréats des prix Scam 2014 ? Marie Hooghe.
    Le 22 juin 2015
    Feuilleton de l’été : portraits des lauréats des prix Scam 2014 (I)

    Dans toutes les pièces, un fil d’Ariane : des livres introuvables, rares, inédits, traduits de sa main ou de celles d’amis.

    Marie Hooghe est la lauréate du prix Scam 2014 pour ses traductions littéraires du néerlandais vers le français, et plus particulièrement celles des ouvrages de Louis-Paul Boon, La Route de la chapelle, Jef Geeraerts, Gangrène, Je ne suis qu’un nègre, Black Vénus, et Erwin Mortier, Sommeil des Dieux, Psaumes balbutiés, Livre d’heures de ma mère. Tout chez elle respire la sérénité souriante et créatrice. On passe de son cabinet d’écriture, théâtre au mur grenat ouvrant sur la verdure, à un salon dont l’accueillant canapé lui permet de projeter à haute voix les mots dans l’espace, de corriger une assonance malvenue ou un hiatus fâcheux.

    Marie pratique la respiration de pleine conscience au moins vingt minutes par jour, s’aère, s’envole, se nourrit. Dans toutes les pièces, un fil d’Ariane : des livres introuvables, rares, inédits, traduits de sa main ou de celles d’amis. Même sa cuisine regorge de curiosités : les recettes de Colette, Flaubert, Régine Desforges, Monet, Monique Pivot, Dumas. Elle en a testé une bonne partie jusqu’au jour où sa petite fille catastrophée par tout ce qui lui était nécessaire pour cuisiner lui a offert La cuisine à moins de 5 euros. Le titre racrapote les papilles désappointées, ce n’est pas elle qui l’a traduit !

    Pour cette enthousiaste invétérée chaque livre est une fenêtre sur le reste du monde. Elle aime tous les auteurs qu’elle traduit, s’est laissée prendre dans leurs méandres, en a rencontré la plupart, est devenue intime. Jef Geeraert lui a transmis l’amour des sonates au violoncelle de Bach, Ivo Michiels l’a fait naviguer dans l’ésotérique et les livres sacrés, avec d’autres elle a traversé les tempêtes de l’histoire. Tout est affaire de liens et de continuité. Le périple a débuté aux côtés d’Hugo Claus, Monika van Paemel, puis Ivo Michiels. Est arrivé alors le Congo, avec Lieve Joris et les écrivains voyageurs comme David Grégoire Van Reybrouck. Telle une exploratrice, elle s’attache à ces auteurs un peu maudits, jamais traduits, pose un pied délicat sur ces continents nouveaux, se fraie un chemin dans leur végétation et livre leurs trésors.

    Le néerlandais et le français n’ayant pas la même sensibilité, il n’est pas aisé de faire passer l’un dans/vers l’autre.

    Car Marie aime les défis, les livres complexes, la densité. Le néerlandais et le français n’ayant pas la même sensibilité, il n’est pas aisé de faire passer l’un dans/vers l’autre. Tant chez Geeraerts aux phrases fleuves que chez Mortier orfèvre qui cisèle, il faut jouer sur le fil du rasoir sans aller trop loin. Alors elle barre, rature, barbouille ses manuscrits de rouge, de vert, de bleu, pour coller le texte au corps. Lorsqu’elle n’y voit plus rien, elle réimprime, se jette dans son canapé et avec un regard neuf, cherche la mélodie. Plus elle connait les auteurs, leurs tics, leurs habitudes, plus le travail est facile. Elle les appelle, ils se parlent, communiquent au fil des livres. Souvent, c’est elle qui prépare l’éditeur au prochain volume, avant même que l’original soit publié.

    Elle ne crachera pas sur un petit polar facile de derrière les fagots, histoire de souffler, de jouir d’une liberté d’écriture plus importante, de broder librement. Ce sont alors les livres de Bob Van Laerhoven journaliste bourlingueur. Elle charpente un peu, allège, touille, monte en neige, C’est aussi un bel exercice. Lorsqu’on lui propose des livres ennuyeux, elle refuse, se sentant défaillir en imaginant qu’il lui faudra deux mois rien que pour la saisie. Elle prétexte alors un grand manque de temps ou une fatigue inexplicable.

    Marie traduit deux ou trois romans par an pour une rémunération identique que le livre soit complexe ou non. Alors il faut jongler, limiter son implication émotionnelle. Décrypter, déshabiller, mettre à nu, chercher les fibres, c’est un compagnonnage de longue haleine. Impossible si l’on n’aime plus, si l’on étouffe, de faire l’impasse sur une ligne. Lorsqu’elle se risque à l’intense, cela peut devenir douloureux. En dehors des notices pour aspirateurs, mieux vaut être sélectif, apprécier l’imprégnation lente. Elle se lève à la même heure que Proust, dîne lorsqu’elle y songe, scande le travail par une promenade, s’éternise jusque tard dans la nuit si l’esprit tient. Lorsqu’elle entame un nouvel ouvrage, elle tape comme une pianiste, sans trop penser, laissant juste les traces des options ultérieures de ci de là. Elle s’appesantit ensuite sur le texte le retravaillant deux fois, trois fois après relecture de la directrice de collection, quatre fois à la sortie du livre, pour être bien sûre d’avoir dévoilé un trésor.

    Malgré son succès et tout ce travail, la traduction ne lui permet pas d’en vivre. Économiquement, c’est un métier de luxe.

    Malgré son succès et tout ce travail, la traduction ne lui permet pas d’en vivre. Économiquement, c’est un métier de luxe. La plupart des traducteurs doivent s’astreindre à un salaire fixe en travaillant comme professeurs ou traducteurs au parlement. Les journées ont beau être intenses, elle est heureuse d’avoir le bonheur de traduire des auteurs qu’elle affectionne, de pouvoir refuser sans être contrainte à un rythme effréné. Lorsqu’elle ouvre un livre, elle lit souvent trois lignes avant de le refermer, désenchantée. Elle voyage aussi, pour joindre la littérature et la vie. Ce qui l’intéresse dans la traduction ce sont les pistes et les rebonds. Elle ne connait pas untel, qu’à cela ne tienne ! Elle le découvre ! S’aperçoit que cela fait longtemps qu’elle n’a plus fréquenté tel autre et marche sur ses traces. Livres et voyages sont le revers d’une même réalité. Ainsi elle est capable de suivre un héros Jef Geeraerts en Dordogne pour tester l’acoustique des voûtes d’une introuvable église romane dans laquelle il jouait la sarabande d’une sonate pour violoncelle.

    Écrire un livre elle-même ? Elle ne cesse de le faire : critiques, voyages, croquis, … Mais son implacable sévérité la laisse incapable de cesser de corriger. Cela lui suffit d’exprimer les idées des autres, et puis, tout ce papier en circulation, ça ne ferait pas déjà un peu beaucoup ?

  • Gulliver (petit et grand) : les lauréats 2014
    Le 5 juin 2015
    Gulliver (petit et grand) est un programme international francophone de créations radiophoniques. En partenariat avec la RTBF (Par Ouï-Dire), France Culture (Sur les Docks) et la RTS (Le Labo), les (...)

    Le jury international chargé de sélectionner les projets retenus dans le cadre de Gulliver 2014 s’est réuni fin mai à Bruxelles et a le plaisir d’annoncer la sélection 2014 des lauréats des aides à la création et à la production radiophoniques :

    Clara Alloing pour « Nous sommes trop jeunes, nous ne pouvons plus attendre », documentaire
    Péroline Barbet « La Pierotta », pièce sonore
    Seham Boutata pour « L’Islam sur le divan », documentaire
    Cabiria Chomel pour « Les habitués de nuit », documentaire
    Jean-Guy Coulange pour « Marins », essai radiophonique
    Jeanne Debarsy pour « La première fois que je suis devenu foule », fiction
    Christophe Deleu pour « Fin du monde », fiction
    Frédérique Devillez pour « La Clef », documentaire
    Corinne Dubien pour « La Grèce de l’Ombre », documentaire
    Claude-Timon Gaignaire pour « Un si Doux Androïde », fiction
    Boris Gobin et Sonia Franco pour « En Echos », documentaire
    Maëlle Grand Bossi pour « Le Gars D’Alep », documentaire
    Déborah Gros pour « Nora, sur le retour », documentaire
    Camille Lafrance et Martine Abat pour « Momie », documentaire
    Rémi Pons pour « (de)bris », fiction
    Yves Robic pour « Le souffle de l’arpenteur », essai radiophonique
    Chloé Sanchez Léa Minod pour « À quoi tu joues », création radiophonique binaurale
    Bat Sheva Papillon pour « Bilal », documentaire
    Jack Souvant pour « Les laissés pour compte », documentaire-fiction
    Cécile Tonizzo pour « Undead Horse », fiction

    Le jury, qui était composé de représentants de la RTBF, de France Culture, de la RTS et d’auteurs ou réalisateurs belges, français et suisses, a examiné 182 dossiers remis par les auteurs et producteurs belges, suisses et français.

    Les auteurs ou producteurs des projets retenus seront reçus et accompagnés par Pascale Tison, productrice de l’émission Par Ouï-Dire à la RTBF. Certains des projets seront accompagnés et co-produits par Irène Omelianenko, productrice de Sur les Docks à France Culture ou David Colin, producteur du Labo sur RTS. Tous les projets sont assurés d’une diffusion dans l’émission Par Ouï-Dire.

    Gulliver (anciennement Du Côté des Ondes) soutient la création et la recherche francophones sur le langage radiophonique à travers un programme d’aide à la création /production d’œuvres radiophoniques. Il est financé par le service de la Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie/Bruxelles, la SACD Belgique, la SACD France, la Scam Belgique, la Scam France, la SSA et Pro Litteris, avec les ressources techniques et logistiques de la RTBF en personnel.

    La prochaine date de remise des dossiers sera annoncée en septembre 2015.
    Pour toute information : gulliver sacd-scam.be.

  • Exotic World, quand danse et striptease s’emmêlent
    Le 2 juin 2015
    Dans le cadre du XS Festival, la SACD-Scam propose ses Rencontres insolites, la collision de deux univers qui n’étaient pas destinés à se rencontrer a priori et qui créent rapidement ensemble, en (...)

    Exotic World est le titre du spectacle présenté pour la première fois dans le cadre du XS festival, et pour lequel Sarah Moon Howe et Ayelen Parolin ont bénéficié de la bourse SACD – Scam. Le projet a pour objectif de faire se rencontrer des artistes de répertoires différents qui n’auraient pas été amenées à créer de concert sans ce déclencheur. Après le spectacle, un autre rêve : réaliser une captation, trouver l’occasion de le rejouer, le faire évoluer.

    Sur scène, deux femmes, vêtues de gris, dans l’obscurité. La première en salopette et baskets, court, nettoie, fait les courses, la lessive, élève ses enfants ; la seconde en combinaison moulante sur talons de dix centimètres séduit, s’enroule, envoûte, féline, plastique. À l’arrière plan, un écran. Des images patinées du temps passé défilent. Ces deux femmes sont-elles différentes ? Identiques ? Sont-elles le point de jonction des antagonismes qu’elles métaphorisent ?

    Elles se rappellent avoir dansé pour la première fois sous le soleil de leurs 7 ans, insouciantes, sans entraves, libres. Le temps de l’innocence. Plus tard, la vingtaine, un métier : l’une devient chorégraphe, l’autre stripteaseuse, la folie, le burlesque, les corps en fête, la beauté de la jeunesse, mais déjà le temps dévale, délave, contraint aux compromissions. Le fantôme du vieillissement larvé se révèle, la nécessité de l’humour surgit. À 30 ans, la question : peut-on exercer ce métier malgré l’âge, la maternité, l’allaitement ? Quelles issues, quelles solutions pour ces corps, outils de travail, outils de vie, quelles limites à la mise en scène ?

    Tandis que l’une préserve le vernis du spectacle, l’autre se dissout dans le spectacle de sa réalité. La chorégraphie les distingue, les assemble, de la sensualité au désespoir, de la liberté effrénée aux torsions épileptiques, l’une se libère, l’autre s’entrave, elles s’échangent, se déforment, se relâchent, se mêlent et se démêlent. La danse libère et frustre, caresse les tentations, percute les refus, questionne les limites de la féminité, la soumission à une nécessaire dégradation du corps. De quelle cangue la femme doit-elle s’extraire, pour quel avenir ? À quel prix ? Pour quel rêve ?

    Je rencontre Sarah et Ayelen sous la lueur pâle du soleil belge au petit matin. Elles sont magnifiques, avec sur le visage des sourires intérieurs qui parlent de rencontres, de voyages, de richesses humaines.

    Ayelen vient d’Argentine. Elle a commencé la danse lorsqu’elle avait 5 ans, a enchainé avec le conservatoire puis une école de danse contemporaine. Elle devient voyageuse au long cours, assiste à tous les spectacles possibles. Lorsqu’elle arrive à Bruxelles c’est pour y rester trois mois, elle s’y installe définitivement. Après un passage à Montpellier, un solo en 2003, elle travaille comme interprète, et décide en 2011 de mettre son travail de chorégraphe au centre de ses activités. Elle produit deux spectacles 25.06.76 et Hérétiques. Lorsque la création d’Exotic world débute, elle est en période d’allaitement, ne dort pas la nuit, doit concilier le fait d’être mère avec les tournées qui se multiplient, les horaires des crèches, les contraintes matérielles. Elle n’est pas supposée monter sur scène.

    Sarah Moon, de père canadien et de mère belge a fait des études de psychologie et apprend parallèlement le striptease. Elle effectue son mémoire de fin d’études sur les stripteaseuses, commence à travailler en psychiatrie. En 2003, elle réalise son premier film Ne le dites pas à ma mère sélectionné à la Mostra de Venise, avant de devenir mère d’un enfant handicapé. Appelée à participer au spectacle Nightshade par Wim Vandekeybus, elle se libère du poids de la culpabilité en côtoyant la scène. Ayant acquis une légitimité en tant que documentariste, elle réalise plusieurs films sur son expérience de mère et de stripteaseuse : En cas de dépressurisation puis Le Complexe du kangourou l’éloignent de la danse jusqu’à la rencontre d’Ayelen et la création d’Exotic world avec le soutien de la Scam.

    Le pont entre les deux univers s’est créé aisément autour de la question de savoir si être mère et danseuse est un cumul acceptable, possible en 2015. La danse impose les tournées, les absences, tandis qu’être mère, à fortiori d’un enfant handicapé, suppose une présence ininterrompue. La lecture du livre Y a-t-il de bonnes mères ? (Une bonne mère est aussi une femme qui n’oublie pas de penser à elle) de Maurice Tarik Maschino, est un déclencheur qui réunit Sarah et Ayelen autour de cette question de la culpabilité. Les deux artistes souhaitent garder l’intégrité de ce qu’elles sont, conserver leur spécificité, et construire quelque chose de cohérent avec les codes très différents du cinéma, du théâtre, du striptease, et des références distinctes. La création d’Exotic world se joue dans un double mouvement de conservation des différences et de recherche d’homogénéité.

    Un petit film mettant en scène deux fillettes leur permet d’imaginer un passé commun créé de toutes pièces. Les univers s’enrichissent. Sarah qui travaille sur la verticalité et les masques est le contrepoint d’Ayelen, danseuse contemporaine qui peut déconstruire le corps de la femme librement, craquer, lâcher prise. Plus le spectacle avance, plus la linéarité supposée éclate, questionne les certitudes, interroge le regard du spectateur. Il y a aussi une tentative de traduction des difficultés quotidiennes. Lorsqu’on leur demande si elles ont trouvé des réponses à leurs questions, elles sourient : "on ne trouve pas de réponse aux questions à l’origine de la création", répond Sarah, "mais le fait d’agir autour de ces questions donne des pistes et ouvre sur d’autres questions." C’est la chance de l’artiste d’être à même de les mettre en mots, en mouvements et en images.

    Après Exotic world, le spectacle, Sarah part à Exotic World, la Mecque du striptease et de la danse « exotique » avec un projet de documentaire. Elle aurait rêvé d’être accompagnée par Ayelen, mais cela sera impossible. Elle y rencontrera des stripteaseuses entre 60 ans et 85 ans, devenues chamanes, aux habilités particulières, en quête de sagesse, qui acceptent d’être âgées et de s’exposer nues.

    Ayelen repart quand à elle avec de nombreuses questions sur la féminité, l’âge et la mise en scène. Elle écrit actuellement un solo avec une danseuse argentine, vivant en Belgique depuis 20 ans. Comment faire pour se renouveler et poursuivre ce métier lorsqu’on n’a plus vingt ans ? "Avec l’âge on gagne en présence et profondeur ce qu’on perd en habilité physique", dit-elle. Comment éviter alors le possible pathétique d’un travail performatif forcé ? Comment générer l’émotion ? Face à la dégradation, pourquoi continuer ? Pourquoi s’arrêter ? Comment gérer la tristesse et la fascination ?

    La Maison des auteurs est impatiente de voir vers quels rivages cette rencontre mènera ces exploratrices !

  • mai

    Appel à Projets : PechaKucha des Auteurs au festival d’Avignon
    Le 12 mai 2015
    Chaque année, la SACD est présente à Avignon aux côtés des auteurs, pour les aider à assurer leur promotion et à rencontrer d’autres professionnels. En 2015, la SACD organisera des actions (...)
    Venez pitcher votre projet au PechaKucha !

    Dans le cadre de sa collaboration avec le Théâtre des Doms, la SACD organise depuis plusieurs années une séance de "pitching" de projets en utilisant la dynamique du PechaKucha.

    Cette séance aura lieu le 12 juillet au Théâtre des Doms. Elle est ouverte à tous les auteurs de spectacle vivant (théâtre, chorégraphie, cirque…) de la SACD ayant un projet à présenter. La SACD a organisé de nombreuses séances de ce genre, avec des auteurs de spectacle vivant ou d’autres répertoires, le PechaKucha se révélant un outil idéal.

    Qu’est-ce qu’un PechaKucha  ?

    Le PechaKucha est un concept de présentation de projets né au Japon (PechaKucha veut dire "blabla" en japonais) qui s’est propagé dans le monde entier.

    Chaque participant commente pour le public 20 images projetées sur un grand écran pendant 20 secondes chacune, soit 6 minutes 40 pour faire découvrir un projet, un univers, une histoire. Ce format très créatif convient parfaitement aux auteurs de la scène. Pour en savoir plus, découvrez l’album photo du PechaKucha du festival d’Avignon 2014.

    PechaKucha est organisé en Belgique par Alok Nandi - www.pechakucha.architempo.net.

    Comment participer ?

    Cet appel s’adresse aux auteurs de Spectacle vivant membres de la SACD.

    Vous avez prévu d’être à Avignon et vous avez envie de présenter un texte terminé, un projet en élaboration, un spectacle qui sera créé bientôt ? Proposez-nous un projet et demandez la bourse « Un ticket pour Avignon » ! Dans le cadre de cet appel, le Comité belge de la SACD prévoit en effet un soutien financier pour aider quelques auteurs à faire face à leurs frais de déplacement et de logement. Cette bourse est à découvrir dans le catalogue des bourses 2015 (page 35 du catalogue, et page 18 du pdf).
    Si vous souhaitez en bénéficier, une demande motivée doit être introduite via le module auteuronline avant le 22 mai.

    Pour plus d’informations

    N’hésitez pas à contacter le Service d’action culturelle : 02 551 03 62 - actionculturelle sacd.be, ou sur facebook, Anne Et Célyne (Sacd Scam).

  • Hommage à Pierre Sterckx
    Le 5 mai 2015
    Le critique d’art ami d’Hergé s’est éteint ce samedi 2 mai 2015

    Pierre Sterckx s’est éteint ce samedi. Immédiatement, des témoignages d’amitié ont surgi. Marc-Henri Wajnberg a salué "l’historien, le critique d’art, le professeur, le directeur de l’ERG, le scénariste, l’ami".

    L’homme était attachant et érudit, deux qualités soulignées par Benoît Peeters : « C’était un éveilleur pour plusieurs artistes, un personnage très attachant : il était autodidacte, se frayant un chemin libre entre art majeur et art mineur. Il était tout sauf un critique au sens strict. Bien au contraire : il fut un des passeurs entre le monde de l’art et celui de la bande dessinée, à une époque où ce n’était pas si évident que cela. »

    Directeur de l’ERG, Pierre Sterckx l’a été de 1981 à 1991, avant d’enseigner à l’école des Beaux-Arts de Paris. Une transmission, un appétit, dont il nourrissait ses écrits. Collaborateur aux Cahier de la Bande Dessinée, à Beaux-Arts Magazine, il est l’auteur de nombreux ouvrages qui élucident l’image, depuis la peinture classique jusqu’à la bande dessinée.

    Car Pierre Sterckx restera, aussi, dans l’éternité de la page blanche, le fidèle ami et biographe d’Hergé, celui qui, depuis les années 60, l’a accompagné dans sa passion pour l’art contemporain. Il lui consacrera par la suite de grandes expositions : Le Musée imaginaire de Tintin en 1979, Hergé dessinateur en 1989, Au Tibet avec Tintin en 1994.

    Auteur prolifique : Le Mystère Magritte, 50 Géants de l’art américain, Les Mondes de Vermeer, Les Plus Beaux Textes de l’histoire de l’art ou le catalogue Vraoum, art contemporain et bande dessinée, il laisse une synthèse des grandes passions de sa vie, son dernier ouvrage, L’Art d’Hergé, qui paraîtra fin août chez Gallimard en même temps qu’aux États-Unis.

  • avril

    Alain Cofino Gomez dirigera le Théâtre des Doms à Avignon
    Le 29 avril 2015
    Le Conseil d’administration de l’asbl (association sans but lucratif Théâtre de l’Escalier des Doms) dirigé par Maurice Peeters, a nommé le dramaturge Alain Cofino Gomez à la tête du Théatre des Doms. (...)

    Après Philippe Grombeer et Isabelle Jans, c’est Alain Cofino-Gomez qui dirigera le Théâtre des Doms .

    Isabelle Jans avait exprimé son souhait de quitter les fonctions de directrice qu’elle occupe depuis le 1er septembre 2011, ayant précédemment et, dès la création du théâtre en 2002, travaillé en qualité de directrice adjointe.

    Alain Cofino Gomez est né en 1967 à Bruxelles de parents espagnols. Il a étudié la mise en scène à l’INSAS (Institut National Supérieur des Arts du Spectacle – Bruxelles). Cela l’a amené à faire de la scénographie et de l’écriture deux des axes de sa vie professionnelle qui l’ont amené à travailler et réfléchir avec des compagnies, des acteurs, metteurs en scène, institutions et élus de Belgique, France et villes européennes.

    Des prises de contact et un travail qui cherchent leur traduction dans un esprit ouvert sur le monde et toutes les formes artistiques et culturelles, mais aussi dans une implication citoyenne de l’art. Considérant que le travail effectué depuis la création du théâtre dans les domaines de mise en réseau, partenariats et échanges cordiaux avec les institutions françaises et le marché culturel hexagonal constituent un socle précieux, le nouveau directeur exprime sa volonté de les prolonger et de les étendre, comme, selon son expression : on entreprend une tâche de fond quotidienne, comme on constitue les fondations essentielles à une vitrine d’artistes belges à l’étranger.

    Le ministre-président Rudy Demotte dont dépend le théâtre des Doms a signé d’autre part l’avenant au contrat-programme du Théâtre des Doms. Echu le 31 décembre 2014, il a été prolongé jusqu’au 31 décembre 2015. Il prévoit, outre le montant de la subvention 2014 indexée soit 628.453 € (les autres théâtres ne sont pas indexés) , des moyens complémentaires destinés à soutenir la présence d’artistes au Centre de développement chorégraphique Les Hivernales et de cirque à Midi-Pyrénées durant le off du festival d’Avignon soit 24.700 € supplémentaire portant le montant total de l’intervention à 653.153 €.

  • Le nouveau catalogue des bourses est arrivé !
    Le 24 avril 2015
    Le service d’Action culturelle a le plaisir d’annoncer que le programme des bourses de soutien aux projets des auteurs membres de la SACD et de la Scam est ouvert ! Ce programme propose des aides (...)

    Ce programme propose des aides dans les différents répertoires : audiovisuel, radio, création interactive, spectacle vivant, littérature / illustration. Au total, ce ne sont pas moins de 40 bourses et appels à projets que nous mettons à disposition des auteurs, pour les soutenir à tous les stades de l’élaboration de leurs projets.

    Pour tout savoir, rendez-vous dans la rubrique "Bourses et accompagnements" de notre site, vous y trouverez des détails sur les modalités de candidature, et bien-entendu le catalogue des bourses.

    Besoin d’un conseil, d’une explication ? N’hésitez pas à nous faire signe, par mail (actionculturelle sacd-scam.be), par téléphone (02/551.03.20)… et même sur Facebook : Anne Et Célyne (SacdScam) !

  • mars

    Lydie Wisshaupt-Claudel et Nicolás Rincón Gille primés au Festival Cinéma du Réel à Paris
    Le 30 mars 2015
    Le Festival Cinéma du réel, consacré au documentaire de création, a récompensé deux films belges, en compétition internationale, Killing Time - Entre deux fronts de Lydie Wisshaupt-Claudel produit par (...)

    Killing Time - Entre deux fronts de Lydie Wisshaupt-Claudel nous plonge en plein désert californien dans l’immense base de Marines de Twentynine Palms, de retour du front ou en attente d’un départ pour l’Afghanistan, de nombreux jeunes soldats en transit y viennent pour y tuer le temps.
    Les journées passent. Les mondes civils et militaires se rencontrent. Ceux qui rentrent s’efforcent, en vain, de combler le vide intérieur laissé par la guerre, dans une ville qui apparaît aride et labyrinthique. À travers une déambulation dans Twentynine Palms, le film propose des rencontres éphémères avec cette jeunesse meurtrie et dresse, en toile de fond, l’image d’une société en doute.

    Sortie prévue en Belgique pour l’automne prochain.

    Le palmares sera repris ce Jeudi 2 Avril à la ScamFrance.

    Noche herida (Nuit blessée) de Nicolás Rincón Gille, est le dernier volet de la trilogie de l’auteur sur la réalité colombienne après Los abrazos del rio (Ceux qui attendent dans l’obscurité)et En lo escondido (L’étreinte du fleuve).

    En lo escondido, avait déjà été primé à ce même festival, en 2007.

    Sur les collines périphériques de Bogota, parcourant les couloirs étroits qui séparent les maisons de fortune, un écho de jeunes voix voyage : Ils sont toujours là, malgré leur assassinat par l’armée, il y a six ou sept ans. Leonardo, Omar, Jaime Estiven, Diego, tant d’autres visitent encore leurs mères. Maria Eugenia et Blanca, deux mères de famille, leur demandent de protéger les leurs …
    Le film nous parle de révolte et d’imaginaire populaire à travers le portrait de cette grand-mère.

    Voir la bande annonce

  • Joelle Milquet a présenté son premier bilan du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles
    Le 27 mars 2015
    Joëlle Milquet, Ministre de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles a présenté son premier bilan du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le Centre du Cinéma, (...)

    Le Centre du Cinéma, est le premier partenaire du cinéma belge francophone, il disposait en 2014 d’une enveloppe budgétaire de 28,26 millions d’euros.
    Dotée d’une enveloppe de 9,83 millions d’euros, la Commission de Sélection des Films a soutenu 140 projets, dont 16 longs métrages de fiction en écriture et 23 en production, parmi lesquels figurent plusieurs de nos membres SADC/Scam : Le Tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael, Noces de Stephan Streker.

    En 2014, les films belges francophones ont ainsi remporté plus de 120 prix dans des festivals internationaux. Au total, 31 films d’initiative belge francophone sont sortis en 2014 dans les salles belges et 18 dans les salles françaises, totalisant 1.321.259 spectateurs (16.194.473 spectateurs si l’on y ajoute les coproductions minoritaires). Le film phare de 2014 est Deux jours, une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne (570.000 entrées), suivi de Pas son genre de Lucas Belvaux (375.000 entrées) et Les Rayures du Zèbre de Benoît Mariage (130.000 entrées).

    Si la Ministre a pu se réjouir du nombre important de films soutenus, de la diversification des coproductions internationales et de la belle circulation des films belges francophones en festivals, elle a néanmoins constaté, avec la profession, que malgré les nombreux efforts consentis depuis quelques années pour améliorer la diffusion du cinéma belge francophone en ses terres, celle-ci reste encore trop faible, et sera donc au cœur des actions qu’elle compte mener durant son mandat.

    A ce propos l’opération Bouger les lignes qui vise à adapter notre politique culturelle à l’évolution de la société, a lancé cette semaine sa coupole Promotion des Artistes avec ses ateliers de concertations, au programme :

    Diffusion de l’offre culturelle a débuté ce 20 mars.

    Aide à la création et accompagnement des artistes a débuté ce 23 mars.

    Promotion des artistes a débuté ce 27 mars.

    Prochain rendez-vous le 3 avril pour le lancement de l’atelier Statut, emploi et formation des artistes.

    Documents à télécharger

  • Soirée d’Hommage au dramaturge Eric Durnez au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris ce samedi 28 mars 2015 à 16h
    Le 26 mars 2015
    Décédé le 6 juin 2014, et unanimement considéré comme l’un des auteurs les plus importants de sa génération en Communauté française de Belgique, la forte personnalité et le rayonnement d’Éric Durnez seront (...)

    Né à Bruxelles en 1959, Éric Durnez membre de la SACD depuis 1990, il avait étudié la mise en scène théâtrale à l’INSAS. Son parcours professionnel et artistique l’avait conduit à travailler dans différents milieux sociaux et culturels.

    Tour à tour, metteur en scène, comédien, dramaturge, journaliste et producteur radio, animateur et formateur, organisateur de concerts, coordinateur d’un festival de musique classique et chargé de cours au Conservatoire Royal de Mons, Éric Durnez vivait ces dernières années dans le sud-ouest de la France où il se consacrait principalement à l’écriture.

    Son intense activité littéraire a donné naissance à une œuvre très diversifiée qui se compose de romans, nouvelles, poèmes, pièces de théâtre et scénarios de cinéma.

    Abordant de nombreux genres et recherchant sans cesse de nouveaux styles, Éric Durnez est l’auteur d’une trentaine de pièces dont la plupart sont publiées aux Éditions Lansman :

    À plat (1994), Échange clarinette (1998), Le début de l’après-midi, A, Cousu de fil noir, La douzième île (1999), Le paradis sur terre (2000), La maman du prince, Dix moi, Sokott (2002), Bamako (2003), Cabaret du bout du monde (2004), Sparadrap et Aspartame (2005).

    Éric Durnez était aussi membre fondateur et vice-président de l’association internationale "Écritures vagabondes".

    Éric Durnez avait reçu de nombreux prix durant toute sa carrière dont deux de la SACD :

    En 1999, le Prix de la Création Théâtrale pour sa pièce A
    En 2002, le Prix de la Dramaturgie Francophone pour sa pièce Bamako

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