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  • 2014

    décembre

    Fonds Gulliver : Appel à projets de création radio
    Le 18 décembre 2014
    Le fonds Du Côté des Ondes devient Gulliver, mais reste le programme international francophone de création radiophonique. La SACD et la Scam France et Belgique ainsi que la SSA et ProLitteris sont (...)

    L’appel à projets a pour objectif de permettre aux auteurs, réalisateurs, ingénieurs du son, écrivains, cinéastes,… d’écrire et/ou de réaliser pour la radio en exploitant les richesses et les particularités du langage sonore et radiophonique.

    Gulliver soutient la création et la recherche francophones sur le langage radiophonique à travers un programme d’aide à la création /production d’œuvres radiophoniques. Ce programme est proposé avec la collaboration des partenaires associés au projet : la SACD Belgique, la SACD France, la Scam Belgique et la Scam France, la SSA et Pro Litteris ainsi que le service de la Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie/Bruxelles, qui ont apporté les moyens financiers, tandis que la RTBF met son personnel et ses ressources techniques à disposition du projet.

    Aide à la production pour la création radiophonique

    Le montant des aides à la production attribuées à chaque projet est fixé par le comité de sélection, avec un plafond de 5.000 €. La durée de la réalisation est libre, elle peut aller du très petit au plus grand. Attention toutefois : au-delà d’une durée de 50 minutes, les réalisations doivent pouvoir être scindées.

    À noter que pour les projets belges, une attention particulière sera accordée aux œuvres valorisant le patrimoine littéraire belge francophone, et notamment la collection littéraire Espace Nord. De plus, les reportages et émissions d’information ne font pas partie du présent appel à projet.

    Toutes les œuvres sélectionnées dans le programme sont assurées d’une diffusion à la RTBF. Ponctuellement, France Culture (Sur les Docks et l’Atelier de création radiophonique) et la RTS (Le Labo) interviennent pour coproduire et/ou diffuser certains des projets sélectionnés.

    Un comité d’accompagnement composé de représentants des différents partenaires et de spécialistes de la radio se réunira, au printemps 2015, pour analyser et sélectionner les projets.

    Constitution du dossier

    Les projets devront être constitués des points suivants, présentés dans cet ordre et en un maximum de 15 pages :

    1. une note d’intention libre présentant le projet en maximum une page ;

    2. une note de réalisation précisant l’originalité de l’écriture radiophonique et la durée de l’œuvre ;

    3. un extrait écrit ou sonore, s’il existe, de l’œuvre si elle est déjà en cours d’écriture ou de réalisation (le projet, toutefois, ne peut pas être terminé) en format MP3.

    4. un CV succinct de l’auteur et ou du producteur ainsi que des autres collaborateurs éventuels ;

    5. un budget précisant tous les apports financiers y compris les aides, bourses, subsides, etc… dont aurait déjà bénéficié le projet.

    Attention : pour éviter les pertes et la gestion complexe des envois, chaque dossier devra être envoyé en un seul fichier PDF et les extraits sonores en format MP3. Les fichiers MP3 devront porter le nom du projet, sous peine d’être égarés !

    L’auteur ou le producteur dont le projet aura été retenu sera reçu par Pascale Tison qui accompagnera le projet à la RTBF. Les dossiers incomplets, non conformes ou en nombre insuffisant ne seront pas étudiés.

    Envoi des dossiers

    Les dossiers sont attendus au plus tard le 12 février 2015.

    Les dossiers devront être envoyés en PDF en un seul fichier aux adresses suivantes : Pour les auteurs belges & français : gulliver sacd-scam.be, actionculturelle sacd-scam.be et pat rtbf.be. Pour les auteurs suisses : david.busset ssa.ch

    Le jury international composé de représentants de la RTBF, de France Culture, de la RTS et d’auteurs ou réalisateurs belges, français et suisses se réunira fin avril 2015 pour sélectionner les projets. Les auteurs ou producteurs des projets retenus seront reçus par Pascale Tison qui accompagnera le projet à la RTBF.

  • septembre

    Atelier d’écriture de documentaire, en partenariat avec la Scam et le CVB
    Le 16 septembre 2014
    La Scam et le CVB (Centre vidéo de Bruxelles) s’associent pour des ateliers d’écriture permettant à des auteurs d’être accompagnés dans leur projet de documentaire de création en cours d’écriture. (...)

    La Scam et le CVB (Centre vidéo de Bruxelles) s’associent pour des ateliers d’écriture permettant à des auteurs d’être accompagnés dans leur projet de documentaire de création en cours d’écriture.

    L’objectif de ces ateliers est non seulement de sortir les auteurs de leur « solitude d’écriture » mais aussi de leur offrir une dynamique de travail et de réflexion qui puisse leur permettre de préciser leurs intentions, d’opérer des choix clairs par rapport au sujet qu’ils choisissent de traiter et d’aboutir à la mise en forme d’un dossier. L’atelier est ouvert à tout projet en phase de d’écriture ; le dit projet peut avoir préalablement bénéficié d’une bourse ou d’une aide au développement.

    Des séances de travail collectives et un encadrement personnalisé

    Le principe des ateliers est basé sur des séances de travail collectif réparties sur environ dix semaines et pendant lesquelles des « tuteurs d’écriture », engagés pour l’occasion, accompagnent les auteurs durant tout le processus : ils sont présents lors des séances collectives animées par Cyril Bibas, producteur au CVB, et assurent par ailleurs un suivi personnalisé par auteur. Chaque atelier est ouvert simultanément à deux auteurs de la Scam et à deux auteurs du CVB.

    Pour la saison 2014/2015, la Scam et le CVB mettent en place deux ateliers d’écriture répartis sur les périodes de décembre 2014 à février 2015 pour le premier et de mai 2015 à juillet 2015 pour le second. Les 2 x 2 auteurs issus de la Scam qui participeront à ces ateliers seront sélectionnés via deux appels à candidatures distincts.

    En quoi consiste l’Atelier ?


    - la participation à 3 séances collectives de travail (1 journée complète : présentation et discussion autour des projets et d’éventuels repérages, projection de rushes ou de films en lien avec le projet, axes d’écriture à privilégier, etc.). Ces sessions ont lieu au CVB - Centre Vidéo de Bruxelles (111 rue de la poste à 1030 Schaerbeek).
    - le suivi individualisé par un « tuteur d’écriture » entre chacune des cessions collectives. Calendrier et fréquence des rendez-vous à définir.

    Pour avoir accès à cette bourse

    Merci de remettre un dossier de candidature composé :
    - d’une lettre motivant la candidature
    - d’une description du projet de documentaire incluant au minium un résumé et une note d’intention.
    - d’un CV de l’auteur + éventuels DVD ou liens viméo de ses précédentes réalisations.

    La Scam et le CVB mettront en place un Comité de lecture qui sélectionnera les projets retenus.

    Bien que la bourse soit accessible à tout auteur, le Comité de lecture s’intéressera plus particulièrement aux auteurs porteurs d’un premier ou deuxième film documentaire.

    Date de remise des dossiers :

    Atelier 1 (décembre 2014 à février 2015) : 15 novembre 2014

    Atelier 2 (mai à juillet 2015) : 31 mars 2015

    Les candidatures sont à adresser au Service d’Action culturelle de la Scam : actionculturelle sacd-scam.be.

  • juin

    Festival MONOPHONIC : prix Scam & SACD
    Le 3 juin 2014
    Où en est la création radiophonique aujourd’hui ? Le jury de l’édition 2014 du festival MONOPHONIC a décidé de distinguer des formes radiophoniques radicales et mixtes. Il a décerné le prix Scam à (...)

    MONOPHONIC

    Festival de création radiophonique organisé par l’acsr, MONOPHONIC, absent de la scène belge depuis 7 ans, est revenu en mai enchanter nos enceintes et nos pavillons avec ces voix, ces pas, ces souffles du monde qui tissent les oeuvres sonores, qu’elles soient documentaires ou de fictions. Une sacré bonne nouvelle pour tous les amateurs de bruits et de silences, de courtes et de longues écoutes, de directs radios, de performances, de concerts ou de rencontres avec les auteurs…

    En quatre jours (du 22 au 25 mai) et en trois lieux (Halles de Schaerbeek, Novanoïs, Ateliers Claus), le jury de cette édition 2014, présidé par Anna Raimondo, artiste italienne basée à Bruxelles, et composé de Dominique Balaÿ, Irvic D’Olivier, Kenan Gorgun, Déborah Gros et Agnès Quackels, a écouté les oeuvres soumises au concours avec en tête une question : "Où en est la création radiophonique aujourd’hui ?" Et à l’esprit, une volonté : celle de distinguer des formes radiophoniques qui s’orientent vers une radicalité du traitement et qui questionnent la porosité des genres.

    Deux prix, Scam/SACD

    Associée au renouveau de MONOPHONIC, la Scam et la SACD dotaient deux prix des Meilleures Écritures radiophoniques, remportés respectivement par Christine Van Acker avec Moi, je parle et Richard Kalisz avec Une dernière mise en ondes, la mort probablement, deux productions soutenues par le fonds Du Côté des Ondes et la RTBF.

    La SACD et la Scam ont également décerné conjointement le Prix Spécial Découverte à Lucas Derycke pour Waar is de sneeuw van weleer ? Attribué à une pièce réalisée dans le cadre du cursus académique d’une haute-école du Royaume de Belgique, ce prix de 1.250€ s’assortit d’un mois de résidence auprès de l’acsr. L’oeuvre évoque la déperdition de la mémoire avec le temps : "Tu ne veux rien oublier. Tout conserver." Elle est à écouter ici.

    Ecaterina Vidick, également auteure Scam, s’est vue décerné le Prix du Meilleur Son par Far Audio pour L’heure bleue, oeuvre déjà couronnée au Festival Longueur d’ondes de Brest, comme on vous le disait ici.

    Moi, je parle

    Anna Raimondo, Présidente du jury, évoquant Moi, je parle de la réalisatrice Christine Van Acker, a souligné que "le jury a trouvé remarquable non seulement la fraîcheur et l’intelligence du sujet, mais particulièrement la proposition d’une écriture non-linéaire et polyphonique. Le sujet, une question ouverte, se dévoile petit à petit, tout au long de la pièce, en provoquant une tension et un fort intérêt conservé jusqu’à la fin."

    Justement, ce sujet, quel est-il ? Christine Van Acker, qui se surnomme "la grande oreille", a construit une variation autour du thème des premiers miroirs vocaux. Qui furent charnels et emplumés. Vous ne le saviez pas ? "Les ancêtres de nos magnétophones actuels (…) étaient les oiseaux imitateurs." Cette découverte a amené Christine Van Acker à son thème singulier (traité de manière plurielle, comme l’a souligné le jury) : "Le perroquet serait-il notre premier magnétophone, notre premier miroir vocal ? C’est ce que j’ai eu envie d’explorer en partant à la rencontre d’archives sonores (publiques et personnelles) - et de la préhistoire de l’enregistrement techniques, de perroquets et de leurs maîtres, d’une ventriloque et de ce qui, aujourd’hui, nous permet de reproduire la voix humaine."

    Hommage à la mémoire sonore, cette exploration pétillante d’intelligence est à écouter ici.

    La mort, probablement

    La mort s’épuise-t-elle ? Peut-on, la réduisant à une geste concrète, enfilade de problèmes administratifs ou médicaux à résoudre, bref par un abordage trivial, parvient-on à épuiser son mystère, sa proximité et la peur qui souvent l’accompagne ? C’est la tentative opérée par Richard Kalisz qui, en dix épisodes et cinq heures d’écoute, a devisé de la sienne et des soucis pratiques qu’elle lui causait, à son médecin, son futur fossoyeur, en somme à ceux qui participent ou participeront au théâtre de sa disparition ou de ses funérailles. "Comme dans les grands feuilletons, c’est un enterrement sans fin pour ne pas mourir. Mis en scène ou mis en ondes par celui qui va mourir. Un moi qui rejoint tous les autres. La frontière entre fiction et documentaire est abolie tant le monde est en soi une scène tragi-comique dont nous sommes les acteurs, en vérité, et les auteurs impuissants. Et si la mort était, elle-même, une fiction inventée par le réel ?" s’interroge l’auteur.

    Une dernière mise en onde, la mort probablement a reçu le Prix SACD de la Meilleure Écriture Fiction. Richard Kalisz a tenu pendant son récit la mort à bout de bras, mais ne l’a ni élucidée ni épuisée. Reste une somme unique, déjà diffusée partiellement sur France Culture et abondamment commentée, à écouter ici, sur sonosphere.org, la "chambre d’écoute en ligne" imaginée par phonurgia nova, Deutschland radio kultur et l’université Bauhaus de Weimar pour permettre aux oeuvres d’auteurs de traverser le temps.

    Moi, je parle. Réalisation : Christine Van Acker. Mixage : Thierry Van Roy. Production : Les Grands Lunaires asbl. Avec le soutien du fonds Du Côté des Ondes et de la RTBF.
    Une dernière mise en onde, la mort probablement. Réalisation technique : Axel Antoine. Prise de sons, écriture et mise en onde : Richard Kalisz. Une production du Théâtre Jacques Gueux, avec les aides de Radio Air Libre, du Fonds d’aide à la création radiophonique - Communauté française de Belgique, de la RTBF - Du Côté des Ondes et le soutien de la SACD-Scam.

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  • avril

    Rencontres insolites, suite
    Le 17 avril 2014
    Inès Rabadan et Lionel Lesire, Carte blanche SACD au Festival XS/Théâtre National

    Qui sont-ils ?

    Inès Rabadan est cinéaste. Son dernier film Karaoké domestique, a été salué comme une performance et primé aux festivals Docs en courts (Lyon, 2014) et Filmer à tout prix (Mention spéciale de la Quadrature du Cercle, 2013). Après une tournée des festivals, il est régulièrement projeté en Belgique et a notamment été programmé dans le cadre du Festival Regards sur le travail proposé par le P’tit Ciné. Au travers de cette oeuvre, Inès Rabadan installe un regard critique et réflexif sur les femmes, leur rapport aux travaux ménagers et à celles qui s’en chargent éventuellement pour elles.

    Lionel Lesire est peintre et graveur. À l’occasion, il fabrique aussi des ukulélé. Sa renommée en tant que créateur de décors et de costumes pour le théâtre (participation à une cinquantaine de productions) et d’opéra (plus d’une trentaine) n’émousse pas son désir de travailler directement l’image et la matière, à travers la gravure notamment.

    Réciproque(s)

    Inès Rabadan et Lionel Lesire se sont donc rencontrés pour produire une "petite forme", En douceur et profondeur, intermède théâtral et plastique qu’ont découvert les spectateurs du Festival XS (Théâtre National). En puisant dans les obsessions contemporaines : le rapport au corps et l’objectivation de l’autre, ils ont amorcé une réflexion, qu’il leur a semblé important de poursuivre. (On pourra en découvrir à mesure les résultats sur le site www.reciproque.be).

    "Réciproquer" de manière insolite et rapide n’est cependant pas de tout repos. Et la réussite d’un exercice de voltige n’empêche pas que l’on y revienne, ne fut-ce que pour inciter d’autres à s’y lancer.

    De la complémentarité comme mise à feu

    Voici que, pour nous, Inès Rabadan évoque cette rencontre provoquée.
    "La beauté de cette rencontre insolite, c’est son caractère inattendu : une occasion, et un délai (court !). Un espace et un temps pour travailler à deux. De la rapidité de réalisation du projet naît quelque chose de vrai et d’intense : on tombe d’accord sur un sujet (le silicone dans notre vie d’humains), on fait se cogner deux sources d’inspiration (des témoignages de femmes ayant subi de la chirurgie plastique, et celui d’un homme vivant avec une poupée), on produit en quelques semaines un texte, une idée scénographique, un costume plastique, des lumières, de la vidéo. Même si nous puisons dans notre expérience et nos questionnements, tout ce qui est sur le plateau est neuf, créé pour et par l’occasion. Même la collaboration avec ces acteurs-là, nouveaux dans notre entourage.

    La carte blanche de la SACD est un détonateur, qui déclenche une collaboration latente – elle aurait pu le rester. Cette collaboration s’établit sur une connaissance mutuelle, mais surtout sur nos différences, notamment le fait d’être un homme et une femme. La complémentarité comme mise à feu pourrait être un idéal. Même si tout cela se passe en douceur. En douceur et en profondeur."

    En douceur et profondeur" unit documentaire, images sensorielles et jeu d’acteurs, pour une exploration troublante et drôle du rôle que joue la silicone dans la vie amoureuse d’un homme, et de trois femmes.

    Texte, mise en scène, scénographie, costumes, lumières : Ines Rabadan | Lionel Lesire / Maquillage : U. da Fonseca
    Interprétation : Isabelle Wéry et Pierre Haezaert

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  • mars

    Charo Calvo, Phonobiographie #1
    Le 18 mars 2014
    Partenaire sonore de plasticiens (Jan Fabre…), de documentaristes et de danseurs (Wim Vandekeybus…), Charo Calvo a remporté avec sa création "Phonobiography #1" l’EURADIO Ars Acustica Prix Palma 2014. (...)

    Charo Calvo est compositrice de musique électroacoustique et sound designer. Depuis 20 ans, elle réalise des bandes sonores pour le cinéma, la danse, le théâtre et diverses installations disséminées au travers de l’Europe. Sa palette précise et réverbérante rythme et amplifie l’univers de plasticiens (Jan Fabre), de chorégraphes (Wim Vandekeybus, Sidi Lharbi Cherkaoui…) ou de documentaristes. Des extraits de ses travaux sont en écoute sur son site, qui permet de découvrir Anna (2012), sa première réalisation en collaboration avec Sonia Pastecchia - également produite par l’ACSR-, et ses pièces acousmatiques (mais oui, du grec akousma, bruit qu’on entend sans en voir la source (puis, par extension, sans la connaître).

    Et puis, soudain, ou peut-être pas si fortuitement que cela, mais nous l’ignorons, en 2013, Charo Calvo revient sur ses pas et dresse un premier pan de sa Phonobiographie, un opus #1 qui résonne du grincement des trains et des échos de l’histoire. Elle dit : "C’était un jour d’hiver, à Madrid. J’ai pris l’express Puerta del Sol vers Bruxelles. À cette époque, Hendaya était le ter­mi­nus de nos trains. Les rails espa­gnols et fran­çais n’avaient pas le même écar­te­ment. Chez nous, les voies étaient plus étroites, petite mesure de défense prise par le gou­ver­ne­ment de Franco. On des­cen­dait du train, la valise dans une main et dans l’autre le pas­se­port bien serré. Au milieu de la nuit, on tra­ver­sait cet espace à ciel ouvert, clô­turé par des fils de métal ; cou­loir étroit et silen­cieux, inquié­tant, tierra de nadie, terre de personne. De l’autre côté, vingt-six ans d’une autre vie m’attendaient et, je crois que je le devinais déjà. Ce jour-là, je n’avais que vingt-six ans. Avant ce jour-là, il y a eu d’ autres jours, des mil­liers des jours que j’entends encore…" Elle ajoute : « La vie n’est pas ce que l’on a vécu, mais ce dont on se sou­vient et com­ment on s’en sou­vient » (Gabriel Garcia Marquez).

    Cette texture déchirée du souvenir, le jury du Prix EURADIO Ars Acustica Prix Palma, qui distingue des oeuvres remarquable dans le domaine des arts acoustiques (radio, son, médias, musique électroacoustique, électronique…) lui a attribué son Premier prix. C’est heureux. C’est important. Mais peut-être pas autant que d’offrir à cette composition un espace mental pour se déployer, pour que revive en nous ce monde de l’exil et le scintillement des rails que le destin sème sur notre route. Partant(e) ? Entrez donc, c’est ici.

    Phonobiographie 1#, une production acsr (Empreinte) avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

  • Offre de formations
    Le 11 mars 2014
    Futur numérique : le PILEn & la Maison des Auteurs

    Du papier connecté à la mise en récit du territoire

    La Maison des Auteurs est l’un des quatre piliers fondateurs du PILEn (Partenariat Interprofessionnel du Livre et de l’Edition numérique). Né à la suite des propositions faites par un groupe d’experts du numérique, ce regroupement associatif contribue à l’information et à la formation des professionnels qui font face à la numérisation et aux mutations de leurs pratiques.

    A ce titre, la Maison des Auteurs propose aux auteurs de l’écrit, de l’audiovisuel et du multimédia un accès gratuit à quatre formations.

    Auteurs de l’écrit

    Le mardi 25 mars 2014, la Maison des Auteurs vous propose une formation Papier interactif et connecté. Durée : une matinée.

    Le vendredi 4 avril, une formation Réseaux sociaux de lecteurs : acteurs, stratégies, nouveaux usages et opportunités pour les professionnels du livre. Durée : une journée.

    Le lundi 19 mai, une formation Marketing du livre et promotion sur les réseaux sociaux. Durée : une journée.

    Auteur audiovisuel ou multimédia ?

    La Maison des Auteurs vous propose, le mardi 25 mars, une formation Mise en récit numérique du territoire. Durée : une après-midi.

    Pour vous inscrire, envoyez un mail @ Morgane Batoz-Herges : pilen futursdulivre.be

    >>> Le jeudi 22 mai, à Tourcoing, se tiendront les 2èmes Rencontres de l’édition numérique, sur le thème : "La création au coeur du numérique". A cette occasion, une exposition éphémère visera à présenter les dernières innovations et créations dans le domaine de l’édition numérique. L’appel à participation est prolongé jusqu’au 21 mars pour les projets belges.

  • Wouter Bongaerts, Prix SACD
    Le 10 mars 2014
    Festival Anima

    Mia, Prix SACD Anima 2014

    Modestement, Wouter Bongaerts dévoile sur son blog quelques étapes de la production de Mia, des dessins préliminaires, mais aussi une vidéo légère tournée à l’occasion du voyage au Festival de Varsovie, où a eu lieu la première projection du film. L’occasion pour son auteur d’entendre réagir le public, de frissonner de plaisir et d’angoisse rétrospective, mais aussi de réaliser qu’un "poids venait d’être enlevé de ses épaules" car le film allait désormais vivre sa propre vie.

    Prix SACD au Festival Anima, le court-métrage a été co-écrit avec Bert Vandecasteele, Berlinois d’adoption, qui livre quelques notes concernant le projet sur son blog personnel, où l’on peut également découvrir le pitch du court : "Petite fille de 7 ans, Mia tente de libérer sa mère, débordée, des tentacules d’une métropolis surpeuplée. Dans sa quête, elle libère les forces cachées qui font tourner le monde."

    Le court métrage, produit par Viviane Vanfleteren (Vivi Films, Belgique) et il Luster Films (Pays-Bas), a été réalisé au studio Creative Conspiracy, à Gand, en collaboration avec NMTrix Animation Studios (Pays-Bas) et The Image & Sound Factory (Belgique). Les images incroyablement léchées de la ville tentaculaire et grise contrastent avec la rondeur du personnage de Mia, qui semble avoir bondi hors du précédent court de Wouter Bangaerts, Mouse for sale, à voir ici.

    Après le Prix du Public au Festival d’Austin (Texas), le Prix du meilleur court-métrage d’animation au Festival International du Film de Louvain (Belgique), le Prix "Coup de Coeur Canal+ Famille" au Festival de Clermont-Ferrand (France), c’est au tour de la SACD Belgique de distinguer ce court-métrage singulier, dont le professionnalisme exalte la veine sensible.

    Autres Prix !

    Également primés, Noémie Marsily et Carl Roosens pour Autour du Lac, Grand Prix Anima 2014 de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à voir ici. Les deux auteurs avaient bénéficié pour ce court d’une résidence à l’abbaye de Fontevraud, que Noémie Marsily est venue évoquer lors de la rencontre professionnelle organisée à ce sujet dans le cadre du Festival par la SACD. Pour rappel, Autour du lac marie un jeu sur l’esthétique "dessins d’enfants" aux paroles d’une chanson tirée de l’album La Paroi de Ton Ventre du groupe Carl et les hommes-boîtes.

    Vincent Patar et Stéphane Aubier sont repartis avec le Prix Sabam pour La bûche de Noël, nouvel épisode de Panique au village, dont le trailer est à découvrir ici.

    Joeri Christiaen a reçu le Prix BeTV pour 850 meters, à regarder impérativement et en intégralité ici.

    Enfin, Sophie Racine, dont on découvre le show reel méditatif ici et le blog ici a remporté pas moins de trois récompenses avec le Prix TV PAINT du meilleur court-métrage étudiant belge, le Prix de la RTBF-la Trois et le Prix Cinergie.

  • février

    Sur la même longueur d’ondes
    Le 18 février 2014
    L’Heure Bleue, d’Ecaterina Vidick, couronné au Festival Longueur d’ondes de Brest

    Que se passe-t-il quand le som­meil ne vient pas, alors que les ombres de l’insomnie se des­sinent sur nos murs et que la nuit n’en finit plus de silence ?

    « Ça com­mence comme ça… » Mais comment ça com­mence, au fond ? Et est-ce que ça finit ?

    Viola Vertigo, Tiziana et Philippe peinent à dor­mir ou s’endormir. Ils se livrent pudi­que­ment, tout en sla­lo­mant entre idées pré­con­çues et hypo­thé­tiques solu­tions hasar­deuses, tra­çant et retra­çant leur vécu nocturne.

    L’Heure Bleue d’Ecaterina Vidick (acsr 2013) est un docu­men­taire qui n’apporte aucune réponse ou expli­ca­tion à l’insomnie. En sui­vant les dérives sen­sibles et déli­cates de la parole, il tente de pénétrer dans un uni­vers intime, aussi riche que varié. Sans pré­ten­tion et sans autre forme de trans­mis­sion que celle du témoignage.

    Son écoute a convaincu le jury du Festival Longueur d’ondes, qui s’est tenu à Brest du 11 au 16 février 2014. Anne Brunel, rédactrice en chef à Radio France et responsable éditoriale du site nouvOson, Hélène Magne, artiste sonore et Olivier Chaumelle, producteur de documentaires pour France Culture, lui ont attribué le second des deux Prix de la création radiophonique (le premier allant également à une production belge, Katia de Magali Schuermans !)

    Pour écouter l’oeuvre en intégralité : http://www.acsr.be/production/lheure-bleue/

  • Partir en Chine
    Le 5 février 2014
    La première édition du Festival Made in Shenzen se déroulera en juillet 2014. L’équipe organisatrice lance un appel à candidature auprès des étudiants d’écoles de cirque, de théâtre et de danse. Vous avez (...)

    Un nouveau festival en Chine

    Le nouveau festival Made in Chenzen se déroulera dans une ancienne usine textile de l’époque maoïste, réhabilitée en espace culturel dédié aux arts en espace public. L’événement sera ponctué de spectacles chinois, occidentaux et de rencontres interculturelles.

    La thématique artistique de cette première édition sera : « Racines et identités multiples de notre monde ». Pour poser sa candidature auprès du Festival, il sera important d’exprimer de manière plus ou moins directe, une liaison entre la Chine et l’occident.

    Chaque spectacle sera destiné à un large public (artistes, programmateurs, mais également des familles, des ouvriers, des enfants, etc.) et devra être envisagé dans un espace industriel intérieur ou extérieur, en journée ou en soirée.

    Des modalités de participation précises

    Il n’y aura ni scène, ni grille, ni plateau. In situ, l’espace devra être utilisé et prétexte au spectacle.

    Les représentations devront privilégier le croisement de différentes disciplines artistiques (danse, vidéo, cirque, théâtre, etc.).

    Chaque spectacle sera sans paroles ou avec un minimum de paroles en chinois (Des interprètes chinois seront à la disposition pendant l’aventure mais en aucun cas ils n’interviendront pendant les spectacles). 
    Les spectacles présentés seront uniquement des solos ou des duos.

    Le décor ou les accessoires devront être intégrés dans l’espace industriel. Sur place :
    - Une diffusion sonore et des vidéoprojecteurs seront disponibles.
    - Chaque équipe devra se limiter à 3 ou 4 projecteurs.
    - Les spectacles devront avoir une jauge minimum de 250 personnes qui ne seront en aucune manière assis.
    - Les représentations pourront être frontales ou à 360°.
    - Une maîtrise de l’anglais pour la vie quotidienne est souhaité.

    Processus de sélection

    Le jury se réunira mi-mars et retiendra 5 projets.
    Vers mi-juin, ces projets seront joués devant le jury en France, pour déterminer ensuite les 2 projets qui seront sélectionnés pour le Made In Shenzhen.
    Le dépôt de candidature se fait avant le 1er mars 2014 sur la plateforme www.artbirds.net. Pour plus de renseignements : contact.artbirds gmail.com

    La SACD-Scam n’a pas eu de retour sur ce festival ou cet organisateur, dans la mesure où il s’agit d’une première édition. Si vous participez à cet appel à candidature, nous sommes à l’écoute et curieux de votre expérience.

  • Fictions radiophoniques : appel à candidature
    Le 5 février 2014
    Auteurs, vous avez jusqu’au 1er mars pour poser votre candidature au Grand Prix 2014 de la Fiction Radiophonique Francophone de la SGDL. Œuvres courtes, docu-fictions, adaptations… Le champ est (...)

    Le Grand Prix 2014 de la Fiction Radiophonique Francophone sera attribué en juin lors de la session des Grands Prix de Printemps 2014 de la SGDL. Doté de 1500 €, il sera attribué à l’auteur d’une fiction radiophonique créée et diffusée au cours de l’année 2013 sur une radio francophone. Le jury est composé d’auteurs administrateurs de la SGDL.

    Le prix concerne tous les aspects de la fiction radiophonique : fictions dramatiques de plus de trente minutes, fictions courtes de 5 à 30 minutes, docu-fictions, œuvres pour la jeunesse, feuilletons. Les adaptations d’œuvres romanesques seront acceptées du moment qu’il s’agit de l’œuvre d’un auteur vivant. Dans ce cas, le prix sera partagé entre l’auteur de l’œuvre originale et l’adaptateur.

    Seules seront acceptées les fictions réalisées dans des conditions professionnelles, c’est-à-dire dont les auteurs, comédiens, réalisateurs et équipes techniques ont été rémunérés.

    Les auteurs peuvent envoyer 1 fiction. Les producteurs peuvent en envoyer 3 pour les radios privées ou associatives, 6 pour les radios publiques.

    La sélection portera sur les fictions créées et diffusées du 10 février 2013 au 10 février 2014.

    Chaque fiction sera envoyée sur CD, en 3 exemplaires, accompagnés de la fiche de renseignement (à télécharger ci-joint) à :

    Grand Prix 2014 de la Fiction Radiophonique Francophone
    SGDL
    38 rue du Faubourg Saint-Jacques
    75014 Paris

    La fiche de renseignements devra être envoyée également par courriel à : accueil sgdl.org

    Date limite des envois : 1er mars 2014. Au-delà de cette date, les fictions reçues ne seront pas auditionnées.

    Contacts : Cristina Campodonico > communication sgdl.org - tél : 00 33 (1) 53 10 12 15

    Documents à télécharger

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