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  • 2015

    août

    Appel à projets : Prix Jeune Talent Art Numérique Scam - CENTQUATRE-PARIS - Arte Creative
    Le 18 août 2015
    Le Prix Jeune Talent Art Numérique Scam - CENTQUATRE-PARIS - Arte Creative s’adresse à de jeunes auteurs récemment diplômés, des étudiants en fin d’études, des écoles d’art et audiovisuelles, des (...)

    Depuis 2004, la Scam remet chaque année le Prix Jeune Talent Art Numérique destiné à attribuer à un jeune auteur des moyens complémentaires nécessaires afin de démarrer son parcours professionnel.
    Le CENTQUATRE-Paris et Arte Creative ont décidé de s’associer à ce prix respectivement en 2013 et en 2014.

    Quels candidats ?

    La Scam, le CENTQUATRE-PARIS et Arte Creative proposent aux jeunes auteurs, aux étudiants en fin d’études des écoles d’art et autres établissements d’enseignement supérieur, de leur faire parvenir des œuvres personnelles, réalisées dans le cadre des années diplômantes. L’ambition de cette distinction est de remarquer les œuvres de fin d’études supérieures (bachelor, master, post-diplôme, etc.) et / ou réalisées par de jeunes artistes fraîchement diplômés.
    En 2014, le lauréat était Ronny Trocker (Le Fresnoy), et précédemment Valentina Barriga (Ecole Louis Lumière) en 2013.

    Quel type d’œuvres ?

    Ce prix récompense des œuvres numériques :
    - dont la date de production est incluse dans l’année universitaire en cours et précédente
    - qui relèvent du répertoire de la Scam : films documentaires originaux, linéaires ou non (expérimentaux, en synthèse, animations, 3D, nouveaux médias, etc.), œuvres numériques sonores, installations interactives, sites web ou œuvres virtuelles en réseaux…

    Quels critères ?

    L’accent sera mis sur la créativité, l’inventivité et le caractère innovant de ces œuvres qui doivent témoigner d’une réelle écriture contemporaine.

    Organisation du Prix et Dotation

    Le Prix Jeune Talent Art Numérique Scam - CENTQUATRE-PARIS - Arte Creative est triplement doté et s’organise en deux phases. La première phase permet de récompenser une œuvre déjà réalisée sur laquelle le jury statuera. Si celle-ci est récompensée, elle sera présentée lors de la remise des prix au CENTQUATRE-PARIS. L’auteur lauréat recevra alors la somme totale de 2 300€ :
    - 1 800 € de la part de la Scam,
    - 500 € de la part d’Arte Creative ainsi qu’une diffusion sur sa plateforme.
    La deuxième phase permettra alors à ce même lauréat de développer un nouveau projet dans le cadre d’une résidence au CENTQUATRE-PARIS et dont il aura présenté les grandes lignes au moment du dépôt de cette candidature :
    - dans un atelier de 90 m² ou un bureau de production (20 m²) suivant le type de projets,
    - pour une durée de 15 jours minimum à 2 mois,
    - avec une aide technique et du matériel mis à disposition suivant les disponibilités,
    - avec une possibilité d’hébergement sur place au cas par cas. Remise du prix
    La remise du prix, incluant la projection de l’œuvre primée et des oeuvres remarquées par le jury, aura lieu le 15 décembre 2015 au CENTQUATRE-PARIS à Paris, dans le cadre de Temps d’Images, le festival européen des arts de la scène et de l’image, créé en 2002 avec ARTE.

    Modalités de candidature

    - date limite d’inscription : 12 septembre 2015 à minuit + cachet de la poste faisant foi pour le DVD envoyé par courrier
    - le dossier de candidature doit comporter obligatoirement tous les éléments suivants :
    - le formulaire d’inscription dûment complété (à télécharger ci-contre), obligatoirement enregistré sous 2 versions : Word non verrouillé et PDF, à adresser par mail à : prixscam104 scam.fr.
    - une copie DVD de l’œuvre déjà réalisée, à adresser à l’adresse suivante : Scam, Prix Jeune Talent Art Numérique 2015, 5 avenue Vélasquez, 75008 Paris

    Contact

    Pascaline Peretti : prixscam104 scam.fr.

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  • juillet

    Qui sont les lauréates des prix Scam 2014 ? Léonie Bischof
    Le 13 juillet 2015
    Portrait des lauréat(e)s des Prix Scam 2014

    Ici, six jeunes auteurs se serrent les coudes, bricolent, se réchauffent, échangent, travaillent.

    L’air clair de l’hiver picote et cristallise les sons sous le ciel bleu. Je songe aux minuscules sapins suédois alignés dans les paysages de La Princesse des glaces. Alentour le quartier de Saint Gilles, la friterie, les cafés, les pavés. Légèrement à l’écart, dans une petite rue, l’Atelier Mille. Dans une minute, il fera moins froid, Léonie m’accueillera. Cheveux rouge feu, tisane, sourires et confidences : comment est-ce aujourd’hui d’être une jeune auteure de bande dessinée ?

    Léonie est en pleine période de stress. Sur la table à dessin, le travail du scénariste à partir duquel elle effectuera les crayonnés, avant de les reprendre à la table lumineuse home-made au crayon gras. Car oui, dans l’Atelier Mille, on sent tout de suite les bienfaits et la nécessité du travail collectif. Ici, six jeunes auteurs se serrent les coudes, bricolent, se réchauffent, échangent, travaillent. Une forme de vie collective rendue obligatoire par la précarisation du métier, la nécessité de ne pas rester seul, l’envie d’émulation, l’amitié.

    Sur la table de la dessinatrice, les travaux originaux s’empilent. Qu’en faire ? On stocke, on expose, on tente de les vendre. La couleur est ajoutée après, par quelqu’un d’autre, car même si Léonie aimerait colorier ses planches, le timing d’adaptation des best sellers de Camilla Lackerg en albums est tellement serré que ça prendrait deux fois le temps prévu. La Reine des glaces, le premier qu’elle réalise, c’est la chance d’augmenter sa notoriété en tant qu’auteure. Le roman s’est vendu à des millions d’exemplaires, et les consommateurs achètent parce que les fans veulent avoir tous les produits dérivés, sont attirés par le nom de l’œuvre originale ou craquent sur la couverture. Pourtant ce n’est pas une simple copie illustrée. La narration est adaptée aux contraintes de la bande dessinée, tout a été recomposé. La visibilité obtenue par Léonie grâce à cette trilogie est bienvenue. Elle lui permettra d’en vivre un peu mieux, d’arrêter de travailler à côté, de justesse mais d’y arriver quand même, et surtout de freiner le rythme stakhanoviste de création des albums. Grâce à ce contrat, elle un an pour voir venir. Mais d’un projet à l’autre, nulle sécurité, il faut aller vite, produire sans filet, accepter qu’entre les premières et les dernières planches d’un album, il y ait une disparité énorme du fait de l’absence d’espace de maturation.

    Le soir, elle regagne son appartement, scanne le résultat, et fignole jusqu’au milieu de la nuit : ajout des bulles, nettoyage des pages.

    Une journée de travail classique débute vers dix heures. Léonie est sur le pont, à l’atelier, avec pour objectif de produire deux crayonnés et deux encrages par jour. Le soir, elle regagne son appartement, scanne le résultat, et fignole jusqu’au milieu de la nuit : ajout des bulles, nettoyage des pages. Au début d’un projet, il y a un temps de préparation moins intense, où elle flâne, gribouille, cherche, travaille le story-board, et entre tout cela confectionne affiches, flyers, et travaux divers.

    Pour elle, depuis l’enfance, le dessin c’était clair. Un stage en option graphisme lui fait prendre conscience que rester sur un ordinateur toute la journée pour faire du placement de texte ne lui apporterait pas l’épanouissement dont elle rêvait. Elle visite les beaux arts avant d’atterrir à Saint Luc à Bruxelles, s’entend immédiatement avec ceux qui seront ses futurs compagnons d’armes à l’Atelier Mille, parle BD du matin au soir.

    Après l’école en 2005 débutent les années grises. Son dessin est encore trop peu affirmé, le découragement guette avec l’isolement. Elle a beau être pétillante et pleine de ressources, en dehors du cadre, c’est la paralysie, l’autocritique au paroxysme. Alors elle bouquine, travaille en Suisse, à la Fnac, son ami (également auteur de BD) au Mc Do, ils habitent chez leurs parents pour économiser le loyer. Puis le tournant numérique lui permet de rencontrer de jeunes éditeurs, de partager des BD en ligne et de recevoir les critiques de toute une communauté, avant de publier dans des collectifs grâce à des concours.

    La découverte de catcheuses amateur, mères de familles en surpoids, buveuses de bières aux coupes de cheveux impossibles qui combattent entre copines le week-end, sur un ring, en maillot de bain lamé distendu, donne naissance à Princesse Supplex.

    La découverte de catcheuses amateur, mères de familles en surpoids, buveuses de bières aux coupes de cheveux impossibles qui combattent entre copines le week-end, sur un ring, en maillot de bain lamé distendu, donne naissance à Princesse Supplex. Elle a alors le pied à l’étrier et trouve enfin le courage de contacter Casterman, trois ans après la sortie de l’école, avec le projet Hoodoo Darlin’, sur fond de Led Zeplin, blues et jazz années 60. Un travail ambitieux au scenario duquel elle travaille plus d’un an sans parvenir à débrouiller l’écheveau d’une histoire qui se ramifie sans cesse. Le directeur de collection la met à l’épreuve sur plusieurs projets d’adaptation de romans jeunesse sans trouver satisfaction, ce qui aura le mérite d’affiner suffisamment son dessin pour enfin s’engager sur un projet d’envergure. Ce n’est donc que 10 ans après la sortie de St Luc que son travaille paie, malgré le spectre de la précarité.

    Léonie considère qu’être une fille dans un monde de la BD encore essentiellement masculin peut-être un avantage. Même si la proportion filles – garçons tend à s’équilibrer dans les écoles, et qu’il y a de plus en plus de lectrices, elle profite d’une visibilité accrue. Mais sa rareté attire aussi de nombreux lecteurs masculins d’un certain âge qui ne souhaitent que « discuter », ainsi qu’une forme de paternalisme déplacé des professionnels de la chaîne du livre, quand elle n’a pourtant rien d’une frêle petite chose fragile. Définitivement le milieu de la bande dessinée est en pleine mutation, et lorsqu’on la voit partir à l’abordage, on ne peut qu’avoir envie de suivre l’aventure !

  • juin

    Etoiles 2015 de la Scam
    Le 30 juin 2015
    Trois documentaristes belges ont décroché une Étoile de la Scam en 2015 : Inès Rabadan, Yaël André et Jorge Léon.

    Étoiles Scam 2015, la dixième édition

    Le 10e jury des Étoiles de la Scam était présidé par Stan Neumann et composé de Philippe Baron, Floriane Devigne, Jean-Robert Viallet et Geneviève Wiels. Ce jury a couronné 30 documentaires remarquables. Parmi eux figurent les oeuvres de trois documentaristes belges : Karaoké domestique d’Inès Rabadan, Quand je serai dictateur de Yaël André et Before we go de Jorge Léon.

    La RTBF, qui a co-produit Quand je serai dictateur, Before we go et acheté Karaoké domestique pour diffusion, figure également au palmarès en tant que coproductrice de Standard, un documentaire consacré aux aficionados du club de Sclessin, réalisé par un journaliste et un réalisateur français, Brieux Ferot et Benjamin Marquet. Ces trois Étoiles placent la RTBF à égalité avec France 5, en seconde place après ARTE (8 étoiles), et entérinent le fait que les télévisions nationales prennent désormais le pas sur les télévisions locales en termes de productions primées.

    Les 30 Étoiles seront programmées en présence de leurs auteurs au Forum des images, les 7 et 8 novembre prochain. Tous les films ont été dotés d’un montant de 4.000€.

    Les oeuvres primées

    Karaoké domestique

    "Karaoké domestique est un documentaire expérimental qui bouleverse avec brio les codes cinématographiques à l’aide d’une question sociologique simple : quel lien se crée entre les maîtresses de maison et les femmes de ménage qu’elles emploient ?" Le magazine Karoo incite le public à aller découvrir cette pépite documentaire très éloignée des standards hollywoodiens, mais ne dévoile pas l’originalité du dispositif mis à l’oeuvre dans ce documentaire.

    Bozar, qui l’a projetté, l’explicite : "Karaoké domestique est à la fois une performance et une expérience. Trois « couples » de femmes, dont l’une s’occupe du travail ménager de l’autre, sont interviewés pour la caméra par la réalisatrice au sujet de l’organisation et de la hiérarchie complexe qui règne dans une maison. Curieusement, les femmes de ménage ne voulaient pas jouer le jeu, à tel point qu’Inès Rabadan a dû trouver une solution pour qu’elles puissent raconter anonymement leur histoire. Dans Karaoké domestique, nous entendons la voix des femmes de ménage mais nous voyons la metteur en scène qui les imite jusque dans leurs moindres expressions."

    Quand je serai dictateur

    "Quand je serai dictateurde Yaël André est tissé de films de famille ou de vacances en 8 mm et en super-huit (des années 1940 à aujourd’hui) qui avaient fini au rebut - et que la réalisatrice a patiemment collectées pendant dix ans -, et d’images prises par la réalisatrice elle-même qui avait filmé dans ce format aux "images veloutées" des morceaux de son quotidien." Ainsi le présente ARTE, qui l’a diffusé et a également co-produit le web documentaire Synaps, dérivé du même matériau.

    Quand je serai dictateurou le projet d’une ’non-autobiographie’. "Et si, à l’autre bout de l’univers, naissaient à chaque seconde d’autres mondes contenant d’autres possibilités de nos vies ?" se demande la réalisatrice. "Quelles seraient alors toutes ces vies que je n’ai pas vécues ? Aventurière, psychopathe, mère exemplaire, chef comptable, homme invisible ? Sur ce prétexte fictionnel – qui fonctionne en autant de chapitres que de mondes parallèles –, le film déroule l’air de rien l’histoire de Georges : notre rencontre, sa folie et ce qu’il est probablement devenu dans un autre univers. Car l’enjeu profond du film est la question du deuil : comment se déroule ce souterrain travail ? À l’image, le film emmêle les fils de la fiction et du documentaire, du vrai et du faux, du mien et de l’autre, de la comédie et du drame…"

    Before we go

    "Le film est né de rencontres déterminantes avec les résidents d’un centre de soins palliatifs à Bruxelles qui accueille, hors de tout acharnement thérapeutique, des personnes en fin de vie", précise Jorge Léon. "Depuis quelques années, les responsables de ce centre m’invitent à y organiser des ateliers de création. Lorsque j’ai proposé aux résidents d’explorer le thème de la mort, leur forte adhésion et leur engagement ont fait naître la possibilité d’un film. J’ai proposé aux participants de quitter l’espace thérapeutique et de migrer vers l’Opéra, lieu emblématique de la représentation du tragique.

    Des amis chorégraphes, acteurs et musiciens nous ont rejoint et ensemble nous avons tenté de donner forme à des questions, des espoirs et des peurs que la fin de vie engendre… Before We Go nous plonge au coeur de cette expérience."

    Envie de concourir ?

    Si votre œuvre a été diffusée entre le 1er janvier et le 30 juin 2015, vous devez déposer votre dossier de candidature aux Étoiles avant le 31 juillet 2015.

    Pour être prises en considération, les œuvres doivent avoir été diffusées, pour la première fois, entre le 1er janvier et le 31 décembre 2015 en France, en Belgique, au Canada francophone et également en Suisse - et déclarées au répertoire de la Scam.

    Les documentaires, reportages, séries, films institutionnels, web documentaires et œuvres d’art numérique (y compris génériques ou vidéos de création…) sont appelés à se présenter.

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  • Qui sont les lauréats des prix Scam 2014 ? Marie Hooghe.
    Le 22 juin 2015
    Feuilleton de l’été : portraits des lauréats des prix Scam 2014 (I)

    Dans toutes les pièces, un fil d’Ariane : des livres introuvables, rares, inédits, traduits de sa main ou de celles d’amis.

    Marie Hooghe est la lauréate du prix Scam 2014 pour ses traductions littéraires du néerlandais vers le français, et plus particulièrement celles des ouvrages de Louis-Paul Boon, La Route de la chapelle, Jef Geeraerts, Gangrène, Je ne suis qu’un nègre, Black Vénus, et Erwin Mortier, Sommeil des Dieux, Psaumes balbutiés, Livre d’heures de ma mère. Tout chez elle respire la sérénité souriante et créatrice. On passe de son cabinet d’écriture, théâtre au mur grenat ouvrant sur la verdure, à un salon dont l’accueillant canapé lui permet de projeter à haute voix les mots dans l’espace, de corriger une assonance malvenue ou un hiatus fâcheux.

    Marie pratique la respiration de pleine conscience au moins vingt minutes par jour, s’aère, s’envole, se nourrit. Dans toutes les pièces, un fil d’Ariane : des livres introuvables, rares, inédits, traduits de sa main ou de celles d’amis. Même sa cuisine regorge de curiosités : les recettes de Colette, Flaubert, Régine Desforges, Monet, Monique Pivot, Dumas. Elle en a testé une bonne partie jusqu’au jour où sa petite fille catastrophée par tout ce qui lui était nécessaire pour cuisiner lui a offert La cuisine à moins de 5 euros. Le titre racrapote les papilles désappointées, ce n’est pas elle qui l’a traduit !

    Pour cette enthousiaste invétérée chaque livre est une fenêtre sur le reste du monde. Elle aime tous les auteurs qu’elle traduit, s’est laissée prendre dans leurs méandres, en a rencontré la plupart, est devenue intime. Jef Geeraert lui a transmis l’amour des sonates au violoncelle de Bach, Ivo Michiels l’a fait naviguer dans l’ésotérique et les livres sacrés, avec d’autres elle a traversé les tempêtes de l’histoire. Tout est affaire de liens et de continuité. Le périple a débuté aux côtés d’Hugo Claus, Monika van Paemel, puis Ivo Michiels. Est arrivé alors le Congo, avec Lieve Joris et les écrivains voyageurs comme David Grégoire Van Reybrouck. Telle une exploratrice, elle s’attache à ces auteurs un peu maudits, jamais traduits, pose un pied délicat sur ces continents nouveaux, se fraie un chemin dans leur végétation et livre leurs trésors.

    Le néerlandais et le français n’ayant pas la même sensibilité, il n’est pas aisé de faire passer l’un dans/vers l’autre.

    Car Marie aime les défis, les livres complexes, la densité. Le néerlandais et le français n’ayant pas la même sensibilité, il n’est pas aisé de faire passer l’un dans/vers l’autre. Tant chez Geeraerts aux phrases fleuves que chez Mortier orfèvre qui cisèle, il faut jouer sur le fil du rasoir sans aller trop loin. Alors elle barre, rature, barbouille ses manuscrits de rouge, de vert, de bleu, pour coller le texte au corps. Lorsqu’elle n’y voit plus rien, elle réimprime, se jette dans son canapé et avec un regard neuf, cherche la mélodie. Plus elle connait les auteurs, leurs tics, leurs habitudes, plus le travail est facile. Elle les appelle, ils se parlent, communiquent au fil des livres. Souvent, c’est elle qui prépare l’éditeur au prochain volume, avant même que l’original soit publié.

    Elle ne crachera pas sur un petit polar facile de derrière les fagots, histoire de souffler, de jouir d’une liberté d’écriture plus importante, de broder librement. Ce sont alors les livres de Bob Van Laerhoven journaliste bourlingueur. Elle charpente un peu, allège, touille, monte en neige, C’est aussi un bel exercice. Lorsqu’on lui propose des livres ennuyeux, elle refuse, se sentant défaillir en imaginant qu’il lui faudra deux mois rien que pour la saisie. Elle prétexte alors un grand manque de temps ou une fatigue inexplicable.

    Marie traduit deux ou trois romans par an pour une rémunération identique que le livre soit complexe ou non. Alors il faut jongler, limiter son implication émotionnelle. Décrypter, déshabiller, mettre à nu, chercher les fibres, c’est un compagnonnage de longue haleine. Impossible si l’on n’aime plus, si l’on étouffe, de faire l’impasse sur une ligne. Lorsqu’elle se risque à l’intense, cela peut devenir douloureux. En dehors des notices pour aspirateurs, mieux vaut être sélectif, apprécier l’imprégnation lente. Elle se lève à la même heure que Proust, dîne lorsqu’elle y songe, scande le travail par une promenade, s’éternise jusque tard dans la nuit si l’esprit tient. Lorsqu’elle entame un nouvel ouvrage, elle tape comme une pianiste, sans trop penser, laissant juste les traces des options ultérieures de ci de là. Elle s’appesantit ensuite sur le texte le retravaillant deux fois, trois fois après relecture de la directrice de collection, quatre fois à la sortie du livre, pour être bien sûre d’avoir dévoilé un trésor.

    Malgré son succès et tout ce travail, la traduction ne lui permet pas d’en vivre. Économiquement, c’est un métier de luxe.

    Malgré son succès et tout ce travail, la traduction ne lui permet pas d’en vivre. Économiquement, c’est un métier de luxe. La plupart des traducteurs doivent s’astreindre à un salaire fixe en travaillant comme professeurs ou traducteurs au parlement. Les journées ont beau être intenses, elle est heureuse d’avoir le bonheur de traduire des auteurs qu’elle affectionne, de pouvoir refuser sans être contrainte à un rythme effréné. Lorsqu’elle ouvre un livre, elle lit souvent trois lignes avant de le refermer, désenchantée. Elle voyage aussi, pour joindre la littérature et la vie. Ce qui l’intéresse dans la traduction ce sont les pistes et les rebonds. Elle ne connait pas untel, qu’à cela ne tienne ! Elle le découvre ! S’aperçoit que cela fait longtemps qu’elle n’a plus fréquenté tel autre et marche sur ses traces. Livres et voyages sont le revers d’une même réalité. Ainsi elle est capable de suivre un héros Jef Geeraerts en Dordogne pour tester l’acoustique des voûtes d’une introuvable église romane dans laquelle il jouait la sarabande d’une sonate pour violoncelle.

    Écrire un livre elle-même ? Elle ne cesse de le faire : critiques, voyages, croquis, … Mais son implacable sévérité la laisse incapable de cesser de corriger. Cela lui suffit d’exprimer les idées des autres, et puis, tout ce papier en circulation, ça ne ferait pas déjà un peu beaucoup ?

  • Gulliver (petit et grand) : les lauréats 2014
    Le 5 juin 2015
    Gulliver (petit et grand) est un programme international francophone de créations radiophoniques. En partenariat avec la RTBF (Par Ouï-Dire), France Culture (Sur les Docks) et la RTS (Le Labo), les (...)

    Le jury international chargé de sélectionner les projets retenus dans le cadre de Gulliver 2014 s’est réuni fin mai à Bruxelles et a le plaisir d’annoncer la sélection 2014 des lauréats des aides à la création et à la production radiophoniques :

    Clara Alloing pour « Nous sommes trop jeunes, nous ne pouvons plus attendre », documentaire
    Péroline Barbet « La Pierotta », pièce sonore
    Seham Boutata pour « L’Islam sur le divan », documentaire
    Cabiria Chomel pour « Les habitués de nuit », documentaire
    Jean-Guy Coulange pour « Marins », essai radiophonique
    Jeanne Debarsy pour « La première fois que je suis devenu foule », fiction
    Christophe Deleu pour « Fin du monde », fiction
    Frédérique Devillez pour « La Clef », documentaire
    Corinne Dubien pour « La Grèce de l’Ombre », documentaire
    Claude-Timon Gaignaire pour « Un si Doux Androïde », fiction
    Boris Gobin et Sonia Franco pour « En Echos », documentaire
    Maëlle Grand Bossi pour « Le Gars D’Alep », documentaire
    Déborah Gros pour « Nora, sur le retour », documentaire
    Camille Lafrance et Martine Abat pour « Momie », documentaire
    Rémi Pons pour « (de)bris », fiction
    Yves Robic pour « Le souffle de l’arpenteur », essai radiophonique
    Chloé Sanchez Léa Minod pour « À quoi tu joues », création radiophonique binaurale
    Bat Sheva Papillon pour « Bilal », documentaire
    Jack Souvant pour « Les laissés pour compte », documentaire-fiction
    Cécile Tonizzo pour « Undead Horse », fiction

    Le jury, qui était composé de représentants de la RTBF, de France Culture, de la RTS et d’auteurs ou réalisateurs belges, français et suisses, a examiné 182 dossiers remis par les auteurs et producteurs belges, suisses et français.

    Les auteurs ou producteurs des projets retenus seront reçus et accompagnés par Pascale Tison, productrice de l’émission Par Ouï-Dire à la RTBF. Certains des projets seront accompagnés et co-produits par Irène Omelianenko, productrice de Sur les Docks à France Culture ou David Colin, producteur du Labo sur RTS. Tous les projets sont assurés d’une diffusion dans l’émission Par Ouï-Dire.

    Gulliver (anciennement Du Côté des Ondes) soutient la création et la recherche francophones sur le langage radiophonique à travers un programme d’aide à la création /production d’œuvres radiophoniques. Il est financé par le service de la Promotion des Lettres de la Fédération Wallonie/Bruxelles, la SACD Belgique, la SACD France, la Scam Belgique, la Scam France, la SSA et Pro Litteris, avec les ressources techniques et logistiques de la RTBF en personnel.

    La prochaine date de remise des dossiers sera annoncée en septembre 2015.
    Pour toute information : gulliver sacd-scam.be.

  • Exotic World, quand danse et striptease s’emmêlent
    Le 2 juin 2015
    Dans le cadre du XS Festival, la SACD-Scam propose ses Rencontres insolites, la collision de deux univers qui n’étaient pas destinés à se rencontrer a priori et qui créent rapidement ensemble, en (...)

    Exotic World est le titre du spectacle présenté pour la première fois dans le cadre du XS festival, et pour lequel Sarah Moon Howe et Ayelen Parolin ont bénéficié de la bourse SACD – Scam. Le projet a pour objectif de faire se rencontrer des artistes de répertoires différents qui n’auraient pas été amenées à créer de concert sans ce déclencheur. Après le spectacle, un autre rêve : réaliser une captation, trouver l’occasion de le rejouer, le faire évoluer.

    Sur scène, deux femmes, vêtues de gris, dans l’obscurité. La première en salopette et baskets, court, nettoie, fait les courses, la lessive, élève ses enfants ; la seconde en combinaison moulante sur talons de dix centimètres séduit, s’enroule, envoûte, féline, plastique. À l’arrière plan, un écran. Des images patinées du temps passé défilent. Ces deux femmes sont-elles différentes ? Identiques ? Sont-elles le point de jonction des antagonismes qu’elles métaphorisent ?

    Elles se rappellent avoir dansé pour la première fois sous le soleil de leurs 7 ans, insouciantes, sans entraves, libres. Le temps de l’innocence. Plus tard, la vingtaine, un métier : l’une devient chorégraphe, l’autre stripteaseuse, la folie, le burlesque, les corps en fête, la beauté de la jeunesse, mais déjà le temps dévale, délave, contraint aux compromissions. Le fantôme du vieillissement larvé se révèle, la nécessité de l’humour surgit. À 30 ans, la question : peut-on exercer ce métier malgré l’âge, la maternité, l’allaitement ? Quelles issues, quelles solutions pour ces corps, outils de travail, outils de vie, quelles limites à la mise en scène ?

    Tandis que l’une préserve le vernis du spectacle, l’autre se dissout dans le spectacle de sa réalité. La chorégraphie les distingue, les assemble, de la sensualité au désespoir, de la liberté effrénée aux torsions épileptiques, l’une se libère, l’autre s’entrave, elles s’échangent, se déforment, se relâchent, se mêlent et se démêlent. La danse libère et frustre, caresse les tentations, percute les refus, questionne les limites de la féminité, la soumission à une nécessaire dégradation du corps. De quelle cangue la femme doit-elle s’extraire, pour quel avenir ? À quel prix ? Pour quel rêve ?

    Je rencontre Sarah et Ayelen sous la lueur pâle du soleil belge au petit matin. Elles sont magnifiques, avec sur le visage des sourires intérieurs qui parlent de rencontres, de voyages, de richesses humaines.

    Ayelen vient d’Argentine. Elle a commencé la danse lorsqu’elle avait 5 ans, a enchainé avec le conservatoire puis une école de danse contemporaine. Elle devient voyageuse au long cours, assiste à tous les spectacles possibles. Lorsqu’elle arrive à Bruxelles c’est pour y rester trois mois, elle s’y installe définitivement. Après un passage à Montpellier, un solo en 2003, elle travaille comme interprète, et décide en 2011 de mettre son travail de chorégraphe au centre de ses activités. Elle produit deux spectacles 25.06.76 et Hérétiques. Lorsque la création d’Exotic world débute, elle est en période d’allaitement, ne dort pas la nuit, doit concilier le fait d’être mère avec les tournées qui se multiplient, les horaires des crèches, les contraintes matérielles. Elle n’est pas supposée monter sur scène.

    Sarah Moon, de père canadien et de mère belge a fait des études de psychologie et apprend parallèlement le striptease. Elle effectue son mémoire de fin d’études sur les stripteaseuses, commence à travailler en psychiatrie. En 2003, elle réalise son premier film Ne le dites pas à ma mère sélectionné à la Mostra de Venise, avant de devenir mère d’un enfant handicapé. Appelée à participer au spectacle Nightshade par Wim Vandekeybus, elle se libère du poids de la culpabilité en côtoyant la scène. Ayant acquis une légitimité en tant que documentariste, elle réalise plusieurs films sur son expérience de mère et de stripteaseuse : En cas de dépressurisation puis Le Complexe du kangourou l’éloignent de la danse jusqu’à la rencontre d’Ayelen et la création d’Exotic world avec le soutien de la Scam.

    Le pont entre les deux univers s’est créé aisément autour de la question de savoir si être mère et danseuse est un cumul acceptable, possible en 2015. La danse impose les tournées, les absences, tandis qu’être mère, à fortiori d’un enfant handicapé, suppose une présence ininterrompue. La lecture du livre Y a-t-il de bonnes mères ? (Une bonne mère est aussi une femme qui n’oublie pas de penser à elle) de Maurice Tarik Maschino, est un déclencheur qui réunit Sarah et Ayelen autour de cette question de la culpabilité. Les deux artistes souhaitent garder l’intégrité de ce qu’elles sont, conserver leur spécificité, et construire quelque chose de cohérent avec les codes très différents du cinéma, du théâtre, du striptease, et des références distinctes. La création d’Exotic world se joue dans un double mouvement de conservation des différences et de recherche d’homogénéité.

    Un petit film mettant en scène deux fillettes leur permet d’imaginer un passé commun créé de toutes pièces. Les univers s’enrichissent. Sarah qui travaille sur la verticalité et les masques est le contrepoint d’Ayelen, danseuse contemporaine qui peut déconstruire le corps de la femme librement, craquer, lâcher prise. Plus le spectacle avance, plus la linéarité supposée éclate, questionne les certitudes, interroge le regard du spectateur. Il y a aussi une tentative de traduction des difficultés quotidiennes. Lorsqu’on leur demande si elles ont trouvé des réponses à leurs questions, elles sourient : "on ne trouve pas de réponse aux questions à l’origine de la création", répond Sarah, "mais le fait d’agir autour de ces questions donne des pistes et ouvre sur d’autres questions." C’est la chance de l’artiste d’être à même de les mettre en mots, en mouvements et en images.

    Après Exotic world, le spectacle, Sarah part à Exotic World, la Mecque du striptease et de la danse « exotique » avec un projet de documentaire. Elle aurait rêvé d’être accompagnée par Ayelen, mais cela sera impossible. Elle y rencontrera des stripteaseuses entre 60 ans et 85 ans, devenues chamanes, aux habilités particulières, en quête de sagesse, qui acceptent d’être âgées et de s’exposer nues.

    Ayelen repart quand à elle avec de nombreuses questions sur la féminité, l’âge et la mise en scène. Elle écrit actuellement un solo avec une danseuse argentine, vivant en Belgique depuis 20 ans. Comment faire pour se renouveler et poursuivre ce métier lorsqu’on n’a plus vingt ans ? "Avec l’âge on gagne en présence et profondeur ce qu’on perd en habilité physique", dit-elle. Comment éviter alors le possible pathétique d’un travail performatif forcé ? Comment générer l’émotion ? Face à la dégradation, pourquoi continuer ? Pourquoi s’arrêter ? Comment gérer la tristesse et la fascination ?

    La Maison des auteurs est impatiente de voir vers quels rivages cette rencontre mènera ces exploratrices !

  • mai

    Appel à Projets : PechaKucha des Auteurs au festival d’Avignon
    Le 12 mai 2015
    Chaque année, la SACD est présente à Avignon aux côtés des auteurs, pour les aider à assurer leur promotion et à rencontrer d’autres professionnels. En 2015, la SACD organisera des actions (...)
    Venez pitcher votre projet au PechaKucha !

    Dans le cadre de sa collaboration avec le Théâtre des Doms, la SACD organise depuis plusieurs années une séance de "pitching" de projets en utilisant la dynamique du PechaKucha.

    Cette séance aura lieu le 12 juillet au Théâtre des Doms. Elle est ouverte à tous les auteurs de spectacle vivant (théâtre, chorégraphie, cirque…) de la SACD ayant un projet à présenter. La SACD a organisé de nombreuses séances de ce genre, avec des auteurs de spectacle vivant ou d’autres répertoires, le PechaKucha se révélant un outil idéal.

    Qu’est-ce qu’un PechaKucha  ?

    Le PechaKucha est un concept de présentation de projets né au Japon (PechaKucha veut dire "blabla" en japonais) qui s’est propagé dans le monde entier.

    Chaque participant commente pour le public 20 images projetées sur un grand écran pendant 20 secondes chacune, soit 6 minutes 40 pour faire découvrir un projet, un univers, une histoire. Ce format très créatif convient parfaitement aux auteurs de la scène. Pour en savoir plus, découvrez l’album photo du PechaKucha du festival d’Avignon 2014.

    PechaKucha est organisé en Belgique par Alok Nandi - www.pechakucha.architempo.net.

    Comment participer ?

    Cet appel s’adresse aux auteurs de Spectacle vivant membres de la SACD.

    Vous avez prévu d’être à Avignon et vous avez envie de présenter un texte terminé, un projet en élaboration, un spectacle qui sera créé bientôt ? Proposez-nous un projet et demandez la bourse « Un ticket pour Avignon » ! Dans le cadre de cet appel, le Comité belge de la SACD prévoit en effet un soutien financier pour aider quelques auteurs à faire face à leurs frais de déplacement et de logement. Cette bourse est à découvrir dans le catalogue des bourses 2015 (page 35 du catalogue, et page 18 du pdf).
    Si vous souhaitez en bénéficier, une demande motivée doit être introduite via le module auteuronline avant le 22 mai.

    Pour plus d’informations

    N’hésitez pas à contacter le Service d’action culturelle : 02 551 03 62 - actionculturelle sacd.be, ou sur facebook, Anne Et Célyne (Sacd Scam).

  • Hommage à Pierre Sterckx
    Le 5 mai 2015
    Le critique d’art ami d’Hergé s’est éteint ce samedi 2 mai 2015

    Pierre Sterckx s’est éteint ce samedi. Immédiatement, des témoignages d’amitié ont surgi. Marc-Henri Wajnberg a salué "l’historien, le critique d’art, le professeur, le directeur de l’ERG, le scénariste, l’ami".

    L’homme était attachant et érudit, deux qualités soulignées par Benoît Peeters : « C’était un éveilleur pour plusieurs artistes, un personnage très attachant : il était autodidacte, se frayant un chemin libre entre art majeur et art mineur. Il était tout sauf un critique au sens strict. Bien au contraire : il fut un des passeurs entre le monde de l’art et celui de la bande dessinée, à une époque où ce n’était pas si évident que cela. »

    Directeur de l’ERG, Pierre Sterckx l’a été de 1981 à 1991, avant d’enseigner à l’école des Beaux-Arts de Paris. Une transmission, un appétit, dont il nourrissait ses écrits. Collaborateur aux Cahier de la Bande Dessinée, à Beaux-Arts Magazine, il est l’auteur de nombreux ouvrages qui élucident l’image, depuis la peinture classique jusqu’à la bande dessinée.

    Car Pierre Sterckx restera, aussi, dans l’éternité de la page blanche, le fidèle ami et biographe d’Hergé, celui qui, depuis les années 60, l’a accompagné dans sa passion pour l’art contemporain. Il lui consacrera par la suite de grandes expositions : Le Musée imaginaire de Tintin en 1979, Hergé dessinateur en 1989, Au Tibet avec Tintin en 1994.

    Auteur prolifique : Le Mystère Magritte, 50 Géants de l’art américain, Les Mondes de Vermeer, Les Plus Beaux Textes de l’histoire de l’art ou le catalogue Vraoum, art contemporain et bande dessinée, il laisse une synthèse des grandes passions de sa vie, son dernier ouvrage, L’Art d’Hergé, qui paraîtra fin août chez Gallimard en même temps qu’aux États-Unis.

  • avril

    Alain Cofino Gomez dirigera le Théâtre des Doms à Avignon
    Le 29 avril 2015
    Le Conseil d’administration de l’asbl (association sans but lucratif Théâtre de l’Escalier des Doms) dirigé par Maurice Peeters, a nommé le dramaturge Alain Cofino Gomez à la tête du Théatre des Doms. (...)

    Après Philippe Grombeer et Isabelle Jans, c’est Alain Cofino-Gomez qui dirigera le Théâtre des Doms .

    Isabelle Jans avait exprimé son souhait de quitter les fonctions de directrice qu’elle occupe depuis le 1er septembre 2011, ayant précédemment et, dès la création du théâtre en 2002, travaillé en qualité de directrice adjointe.

    Alain Cofino Gomez est né en 1967 à Bruxelles de parents espagnols. Il a étudié la mise en scène à l’INSAS (Institut National Supérieur des Arts du Spectacle – Bruxelles). Cela l’a amené à faire de la scénographie et de l’écriture deux des axes de sa vie professionnelle qui l’ont amené à travailler et réfléchir avec des compagnies, des acteurs, metteurs en scène, institutions et élus de Belgique, France et villes européennes.

    Des prises de contact et un travail qui cherchent leur traduction dans un esprit ouvert sur le monde et toutes les formes artistiques et culturelles, mais aussi dans une implication citoyenne de l’art. Considérant que le travail effectué depuis la création du théâtre dans les domaines de mise en réseau, partenariats et échanges cordiaux avec les institutions françaises et le marché culturel hexagonal constituent un socle précieux, le nouveau directeur exprime sa volonté de les prolonger et de les étendre, comme, selon son expression : on entreprend une tâche de fond quotidienne, comme on constitue les fondations essentielles à une vitrine d’artistes belges à l’étranger.

    Le ministre-président Rudy Demotte dont dépend le théâtre des Doms a signé d’autre part l’avenant au contrat-programme du Théâtre des Doms. Echu le 31 décembre 2014, il a été prolongé jusqu’au 31 décembre 2015. Il prévoit, outre le montant de la subvention 2014 indexée soit 628.453 € (les autres théâtres ne sont pas indexés) , des moyens complémentaires destinés à soutenir la présence d’artistes au Centre de développement chorégraphique Les Hivernales et de cirque à Midi-Pyrénées durant le off du festival d’Avignon soit 24.700 € supplémentaire portant le montant total de l’intervention à 653.153 €.

  • Le nouveau catalogue des bourses est arrivé !
    Le 24 avril 2015
    Le service d’Action culturelle a le plaisir d’annoncer que le programme des bourses de soutien aux projets des auteurs membres de la SACD et de la Scam est ouvert ! Ce programme propose des aides (...)

    Ce programme propose des aides dans les différents répertoires : audiovisuel, radio, création interactive, spectacle vivant, littérature / illustration. Au total, ce ne sont pas moins de 40 bourses et appels à projets que nous mettons à disposition des auteurs, pour les soutenir à tous les stades de l’élaboration de leurs projets.

    Pour tout savoir, rendez-vous dans la rubrique "Bourses et accompagnements" de notre site, vous y trouverez des détails sur les modalités de candidature, et bien-entendu le catalogue des bourses.

    Besoin d’un conseil, d’une explication ? N’hésitez pas à nous faire signe, par mail (actionculturelle sacd-scam.be), par téléphone (02/551.03.20)… et même sur Facebook : Anne Et Célyne (SacdScam) !

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