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  • 2016

    novembre

    Midi du Cercle littéraire spécial BD : compte-rendu #3
    Le 24 novembre 2016
    Le jeudi 13 octobre dernier lors d’un déjeuner du Cercle littéraire de la Scam « Spécial BD », Alain Dartevelle, membre du Comité belge de la Scam représentant les auteurs littéraires, interrogeait (...)

    Alain Dartevelle (AD) : Qu’est-ce que la Scam, votre société d’auteur, pourrait faire pour vous ?

    André Taymans (AT) : La Scam est précieuse pour les auteurs car elle est un espace non pas de lutte ou de confrontation mais de rencontre et de dialogue.
    Sacha Goerg (SG) : La Scam nous aide déjà grâce au service de relecture de contrat, cela nous protège, nous permet de comprendre ce qu’on signe, et nous aide aussi à savoir que l’on peut négocier, obtenir des choses (et lesquelles).
    Elle nous aide également en soutenant l’ABDIL, qui a été créée car il n’existait pas de structure pour représenter le métier. C’est encore une jeune asbl mais elle est déjà reconnue par les pouvoirs politiques. La Charte et les autres revendications de l’ABDIL influent, de façon indépendante, sur les budgets de la FWB. Enfin, elle peut continuer de peser dans les négociations sur le statut d’artiste, sur la rémunération et la fiscalité – on pourrait par exemple être payés exclusivement en droits d’auteur.

    Léonie Bischoff (LB) : Elle pourrait aussi raisonner les éditeurs de mauvaise foi qui disent dans les négociations qu’ils ne font que peu de bénéfice par rapport aux diffuseurs qui captent une grande partie de l’argent de la chaîne du livre… ce qui est fallacieux car c’est avec l’éditeur qui l’auteur négocie et signe son contrat, ce n’est qu’à ce moment qu’il y a une marge de manœuvre.

    Anne Vanweddingen (AV), responsable du service d’action culturelle de la Scam : On pourrait organiser une rencontre avec des éditeurs, ce serait une manière de les interroger et de les confronter à ces questions dans une configuration favorable aux auteurs, et en public. On pourrait aussi se renseigner auprès de la FWB pour établir une base de données qui renseignerait ce que payent tel ou tel éditeur selon les types de projets.

    Paola Stévenne (PS), Présidente du Comité belge de la Scam : N’oublions pas que la Scam, c’est nous-mêmes ! Comment pouvons-nous faire pour défendre les droits des auteurs de BD ? Il faut que les suggestions remontent des auteurs vers nous, pour faire en sorte que les services, les actions menées, les travaux des Comité et le lobby soient en utiles, en harmonie avec les besoins de auteurs.

    L’avantage de la Scam c’est que nous sommes un collectif : là où une personne seule peut prendre des risques en s’exprimant, la Scam peut regrouper les auteurs, et endosser des revendications collectives. Le collectif, cette fédération d’auteurs réunis permet aussi d’annuler l’argument d’un éditeur qui dirait, comme André le rapportait, que si un auteur n’accepte pas des conditions de travail trop défavorables 10 autres attendent derrière qui seraient prêts à signer.

    L’enjeu de la Scam, c’est bel et bien de veiller collectivement aux intérêts des auteurs, aux niveaux des droits financiers et juridiques, de leurs métiers, de l’action culturelle et du lobby. Informez-nous pour qu’on agisse !
    Plusieurs choses très simples sont possibles :
    - Faire examiner tous vos contrats par le service juridique – juridique sacd-scam.be
    - Nous informer de vos mauvaises expériences mais aussi des bonnes
    - Relayer nos revendications et mobilisations
    - Échanger sur vos pratiques

    Frédéric Young, délégué général de la Scam Belgique : Terminons avec un point sur la reprographie - un droit à rémunération sauvé de justesse.

    En 1994, grâce à l’attention portée aux créateurs par le sénateur Roger Lallemand, la Scam avait obtenu qu’un droit à rémunération pour reprographie et pour prêt public soit organisé au bénéfice des auteurs et des éditeurs.

    La Scam a également organisé la création et géré le développement de Reprobel.
    Cette société faîtière a pu ainsi en 2015 percevoir 24,4 millions d’euros. Cette année là, 13 millions d’euros ont été collectés lors de l’achat des appareils de copie, et 11,4 millions d’euros directement auprès des établissements d’enseignements, des administrations, des entreprises ou des associations.

    Dans le même temps, Reprobel partageait une bonne vingtaines de millions à parts égales entre auteurs et éditeurs (dont 80 % pour la production belge).

    Suite à un litige avec HP (Hewlett-Packard), une décision de la Cour de justice de l’Union Européenne a conduit, fin 2015, à initier un bouleversement majeur de ce système qui fonctionnait par ailleurs très efficacement. L’OpenVLD et la NVA on en effet saisi l’opportunité de cette décision pour exiger la suppression de la perception sur les appareils et tenter de faire baisser drastiquement l’enveloppe de 2015. Outre cette pression sur le système et le montant total des rémunération, certains voulaient aussi supprimer la rémunération des éditeurs qui n’auraient pas tardé à récupérer leur manque à gagner sur les auteurs, via les contrats d’édition.

    Les auteurs de la Scam, notamment ceux de BD ont joué un rôle majeur dans cette bataille pour sauver la rémunération des auteurs mais aussi celle des éditeurs.
    Avec le soutien constant du Vice-Premier Didier Reynders (MR), le pire a été peut être évité, même s’il faut reconnaître une régression réelle : l’industrie du livre et de la presse a encaissé un vilain coup, HP a obtenu la suppression de la perception forfaitaire en menaçant l’État d’attaquer en responsabilité pour non respect du droit européen. La perte de la rémunération forfaitaire reste de notre point de vue une erreur à moyen et long terme pour l’intérêt général du pays.

    Le nouveau système ne comprend plus qu’une perception auprès des usagers (entreprises, associations, administrations), avec un tarif fixé à la page copiée plus élevé que par le passé pour compenser la perte du forfaitaire.
    Et dans l’enseignement, toutes les utilisations d’extraits d’œuvres (et pas seulement d’œuvres imprimées) ont été globalisées sous une seule licence légale.

    Il semble que le gouvernement table sur une perception globale de 18,5 millions d’euros en 2017 mais le travail d’adaptation à réaliser est énorme (des dizaines de milliers d’interlocuteurs à convaincre) et pourrait entravé par des discours démagogiques en provenance de certains milieux d’entreprises. L’enveloppe devrait donc au mieux baisser de 25 %.

    Le gouvernement a annoncé aussi qu’il ferait réaliser une étude indépendante pour fixer de nouveaux tarifs pour 2018 et les années suivantes. Ses résultats et l’adaptation éventuelle des tarifs seront à coup sûr l’enjeu de nouvelles batailles d’influence.

    La nouvelle loi ouvre toutefois aussi de nouvelles opportunités pour développer des rémunérations pour nos auteurs, notamment sur les impressions. Ces hypothèses sont déjà à l’étude au sein de Reprobel, à notre demande.

    D’ici quelques jours, nous répartirons à nos membres leurs droits de reprographie relatifs à 2015, une des dernières répartition découlant de l’ancien système.
    Nous publierons aussi sur le site la nouvelle loi et les nouveaux Arrêtés royaux.

    Et nous continuerons à défendre la création, les créateurs.

    À (re)lire, la première partie de ce compte-rendu était consacrée aux modèles économiques et aux relations aux éditeurs, tandis que la deuxième partie abordait des questions plus sociales, de modes de travail et le problème du sexisme en BD.

    Merci encore aux auteurs pour leurs interventions passionnantes !

  • Midi du Cercle littéraire spécial BD : compte-rendu #2
    Le 17 novembre 2016
    Le jeudi 13 octobre dernier lors d’un déjeuner du Cercle littéraire de la Scam « Spécial BD », Alain Dartevelle, membre du Comité belge de la Scam représentant les auteurs littéraires, interrogeait (...)

    Alain Dartevelle (AD) : Comment travaillez-vous ?

    André Taymans (AT) : À l’époque il y avait des studios, mais ils étaient souvent fédérés autour d’une grande figure comme Hergé par exemple. En ce qui me concerne, je travaille souvent avec des scénaristes, comme par exemple Patrick Delperdange, Gabrielle Borile, aussi parce que nous vivons dans un petit milieu où tout le monde se connaît et collabore.

    Sacha Goerg (SG) : Je travaille aussi dans un atelier avec 13 autres auteurs. Cela me paraît important d’avoir pour travailler un espace distinct de celui de la vie de tous les jours, où l’on peut laisser des affaires mais aussi baigner dans une atmosphère d’émulation, de stimulation en voyant les autres travailler. Les conseils et feedbacks qu’on s’échange sont aussi précieux. En ce moment pour la première fois je suis confronté à des dessinateurs flamands. C’est vraiment un autre monde, ils ont d’autres influences, d’autres réseaux, c’es très enrichissant.

    Léonie Bischoff (LB) : Je travaille avec d’autres auteurs dans un atelier, nous sommes huit et les parités homme/femme et Belges/étrangers est respectée !

    AD  : Justement, nous n’avions pas encore abordé le sujet des autrices de BD et du sexisme du secteur.

    LB  : C’est un sujet crucial ! Et des problèmes récurrents… Ce n’est pas tant au niveau du salaire que des représentations que je note un décalage. Je fais partie du Collectif des créatrices de BD contre le sexisme. À tous les échelons, nous constatons des différences de traitement. Au mieux, les acteurs (autres auteurs, éditeurs, libraires, journalistes, organisateurs de festivals…) font preuve de paternalisme, ils sont rarement conscients de ce qu’ils font ou disent, rarement mal intentionnés… ce qui en fait est peut-être pire, d’autant plus qu’il y a peu de remises en question.

    En tant qu’autrices, nous faisons trop souvent face aux questions réductrices des journalistes, comme par exemple « ça fait quoi d’être une femme et de faire de la BD », ou « Abordez-vous les sujets de vos BD de manière plus sensible que le ferait un homme ? », c’est absurde ! On est en permanence réduite à notre genre, or à ma connaissance on ne travaille pas avec nos parties génitales…

    De plus, on classe souvent d’office les livres de toutes les autrices dans les rayons « girly » (où bien entendu tous les lecteurs ne s’aventurent pas), et c’est encore pire quand on essaie de parler de sexe : on enferme souvent la bd dite « de fille » dans des catégories très réductrices, soit vulgaire voire racoleuse, soit gouine enragée là où des livres faits par des hommes seront considérés comme étant plus nobles, moins problématiques.

    AT  : Il est certain que les clichés sont encore tenaces selon lesquels les femmes (et les jeunes filles) ne lisent ni ne font de BD, et beaucoup de libraires ont encore ces vieux réflexes (au niveau du conseil, de la mise en rayon).

    LB  : L’objectif de notre collectif et d’opérer une veille, mais aussi d’alerter, de conscientiser les acteurs et cela à tous les échelons de la chaîne du livre sur la problématique du sexisme. Les choses, heureusement, sont en train de changer. Les études montrent, par exemple, qu’il y a de plus en plus de lectrices.

    AD  : Comment envisagez-vous l’avenir à moyen terme ?

    SG  : Sur internet les auteurs ont une belle vitrine, ils gagnent en visibilité et peuvent montrer des projets plus expérimentaux, certes cela nous aide mais ne remplace en rien la prépublication payée, système qui était avant en vigueur et n’existe plus. Bon à savoir toutefois : les Belges aussi peuvent solliciter l’aide du Centre Natrional du Livre !

    Plusieurs pistes s’offrent aussi à nous, par exemple tout ce qui relève du jeu : au niveau du récit, du storytelling mais aussi de la création d’un univers c’est passionnant. La question n’est pas de savoir si on a envie d’explorer ces nouveaux champs, mais plus de savoir si on peut raisonnablement avoir le luxe de prendre du temps pour expérimenter sans être payé. Les possibilités offertes par le numérique sont aussi très enthousiasmantes, mais les modèles économiques me paraissent encore peu stables, bancals, et j’ai l’impression qu’il y a pour les auteurs plus de travail que dans l’édition traditionnelle, et moins d’argent.

    Troisième et dernière partie du compte rendu la semaine prochaine. Pour rappel dans la première partie nous revenions sur les questions suivantes : peut-on faire rémunérer son travail de scan ? Est-il possible de naviguer d’un éditeur pointu à une multinationale et retour ? Éléments de réponse ici.

  • Midi du Cercle littéraire spécial BD : compte-rendu
    Le 8 novembre 2016
    Le jeudi 13 octobre dernier lors d’un déjeuner du Cercle littéraire de la Scam « Spécial BD », Alain Dartevelle, membre du Comité belge de la Scam représentant les auteurs littéraires, interrogeait (...)

    Alain Dartevelle (AD) : Faire de la BD, est-ce complexe ? Plus aujourd’hui qu’avant ?

    Léonie Bischoff (LB) : Pour moi, c’est pour l’instant assez simple, mais j’ai eu beaucoup de chance et Internet a joué un rôle capital. Je suis entrée chez Casterman après avoir eu un peu de visibilité grâce à l’éditeur Manolosanctis qui a une vitrine internet. Les éditeurs de chez Casterman y ont découvert mon travail et cette première exposition leur a donné confiance. Aujourd’hui, je travaille avec un certain confort et ils me donnent la possibilité de réaliser un album par an, à mon rythme, ce qui est précieux.

    Sacha Goerg (SG) : J’ai d’abord été tenté par l’art contemporain, mais je me suis finalement lancé dans la BD, notamment à l’Employé du Moi, la maison d’édition que j’ai cofondée. Nous étions un noyau dur, soudé par une expérience de fanzinat, puis par l’envie de construire et de développer quelque chose : il nous a donc paru naturel de tout faire nous-mêmes. Nous ne le faisons pas pour l’argent, mais pour essayer, pour mener nos projets – dans une sorte de filiation envers La 5° couche par exemple. À l’époque, j’étais d’ailleurs peu intéressé par ce que proposaient les grands éditeurs que je trouvais très classiques, alors qu’à l’inverse mon travail était plus expérimental. À la base, mon album Nu était un fanzine, ce qui me permettait une vraie liberté de ton. J’avais aussi l’envie de travailler avec ma propre maison. Aujourd’hui je suis plus ouvert, j’ai d’ailleurs travaillé avec Dargaud (pour La Fille de l’eau, ndlr).

    La collaboration avec l’une ou l’autre maison est aussi une question de moment… Je développe même un projet avec Casterman, l’adaptation papier d’un projet qui existe sur Internet, Professeur Cyclope (il est d’ailleurs intéressant de constater que le papier arrive toujours à un moment donné dans le projet… aussi parce que c’est encore dans ce média qu’il y a le plus d’argent). Je ne suis pas forcément fidèle aux éditeurs ayant pignon sur rue, les projets se font plutôt via des rencontres à certains moments.

    AD  : André (Taymans), tu as un goût particulier pour les héroïnes féminines, il y a eu Caroline Baldwin, innovante et atypique pour l’époque, puis Les Aventures de Charlotte et Les Tribulations de Roxane, mais aussi Assassine et Toison d’or, avec la complicité de Patrick Delperdange. Ce qui est formidable avec toi, c’est que tu passes de la bd jeunesse à des projets plus « adultes », tu dessines, tu écris des scénarios pour d’autres auteurs, tu créées aussi des séries… Comment travailles-tu ? Et comment tout cela a-t-il commencé ?

    André Taymans (AT) : Tout a commencé pour moi de manière assez rocambolesque par une rencontre avec Edgar P. Jacobs alors que j’étais adolescent ; il m’a tout appris. J’ai ensuite étudié à St Luc, puis j’ai travaillé pour une revue. C’était en effet le temps béni où les revues BD existaient et où les auteurs préféraient travailler pour elles que pour un éditeur. Cela nous permettait de vivre, on était payé environ 15.000 francs belges la planche, et si cela marchait l’éditeur produisait un album. L’auteur touchait alors 10% de droits d’auteurs dès le premier album vendu, c’était beaucoup plus avantageux qu’aujourd’hui.

    En ce moment, je reprends la série des Petzi, et ce travail a un volet patrimonial passionnant. À noter d’ailleurs que si Petzi a connu un grand succès ici, la série a été un vrai bide en France… Peut-être est-ce dû à l’humour proche du nonsense que les Français n’ont jamais compris ? On sait aussi que la série des Martine est réécrite pour être mieux adaptée au marché français actuel. De manière générale, on voit que depuis le rachat par Gallimard, tout ce qu’il y avait de « belge » chez Casterman est gommé, poli, pour être mieux adapté au marché français.

    Je travaille aussi aujourd’hui au développement du projet « Made in Sablon » : il s’agira d’un programme de quatre albums par an visant à lancer de jeunes auteurs belges, qui travailleront avec une rémunération décente (avec l’aide de la Région bruxelloise). Tout n’est pas encore ficelé mais c’est en cours !

    AD  : Pour revenir justement à la question de la rémunération, on voit qu’on ne touche pas beaucoup plus aujourd’hui qu’à l’époque dont André parlait, or le coût de la vie a bien évidemment augmenté depuis. Ni le lectorat ni la taille des librairies ne sont extensibles, et même si on peut être publié, c’est loin de vouloir dire qu’on peut en vivre. Il n’y a pas de solution miracle, mais plusieurs pistes possibles.

    LB  : Je m’en sors aussi en faisant quelques illustrations de commande, notamment en Suisse où les tarifs et salaires sont plus élevés.

    SG  : L’adaptation de Chicagoland (parue chez Delcourt) était également une commande – dans ce cas on est vraiment obligé de s’approprier le sujet et de se passionner, autrement on n’y arrive pas ! Souvent, l’éditeur essaie de payer moins le scénariste d’une adaptation, prétextant qu’il doit faire face à d’autres frais… Ces raisons sont souvent fallacieuses et il ne faut pas se laisser faire.
    Aujourd’hui, il n’y a pas de prix à la page mais des forfaits, et surtout des à-valoir sur les droits… Ce qui n’est pas l’idéal pour les auteurs. En général, on touche environ 3.000€ par album, souvent payés en plusieurs fois, à la remise des pages.

    LB  : La situation est différente lorsqu’on travaille avec un éditeur indépendant. On sait qu’il y a moins d’argent qu’avec une grande maison, mais d’un autre côté la qualité des échanges est meilleure, on peut proposer un travail plus artistique, l’auteur doit accepter moins de compromis et peut mener le projet à sa guise. C’est souvent plus facile de discuter et d’établir un vrai dialogue qu’avec les grandes maisons où nos interlocuteurs mènent plusieurs projets de front, travaillent dans des équipes énormes et où certaines étapes de la production sont sous-traitées (Casterman par exemple fait scanner toutes les planches de ses albums en Italie).

    Cela devient beaucoup plus problématique quand de grandes maisons s’alignent sur les prix pratiqués par les petites et annoncent, avec une certaine mauvaise foi, que puisqu’on accepte de faire un projet pour 2.000 € avec un éditeur indépendant, alors ils ne payeront pas plus. On en vient, en tant qu’auteur, à avoir l’impression de se saborder quand on accepte de faire un travail plus pointu, plus artistique mais peu payé chez un éditeur indépendant.

    SG  : Et ce d’autant plus, qu’aujourd’hui les jeunes auteurs font quasiment tout eux-mêmes : ils scannent et nettoient leurs pages ce qui représente un gain énorme pour l’éditeur. Bon à savoir : certains auteurs arrivent à négocier une rémunération pour ce travail de scan et nettoyage… Il faut toujours la demander !

    AT  : Paradoxalement, cela n’a jamais été aussi peu onéreux de produire des livres mais les auteurs n’ont jamais été aussi mal payés (de 10% on passe à 8% du prix de vente par exemple) ! Un autre aspect du problème est qu’il y a de plus en plus d’auteurs, et que les éditeurs profitent de cette situation : ils font leur marché et ne se gênent pas pour faire comprendre à un auteur que s’il n’est pas satisfait des conditions proposées dix autres seraient prêts à les accepter. Le rapport de force a changé, en faveur des éditeurs.

    Avant, c’était pour ainsi dire familial, tout le monde se connaissait, certes les éditeurs avaient un comportement qui confinait au paternalisme mais cet esprit familial était bien plus agréable que la situation actuelle où des actionnaires président aux destinées de maisons devenues des multinationales. Aujourd’hui, avec ces grands groupes, je n’ai plus vraiment la sensation d’être un auteur mais plutôt un code-barres dans un listing. L’objectif affiché est la rentabilité, et la hiérarchie est pesante.

    LB  : On voit qu’il y a dans ces groupes une nouvelle génération d’éditeurs plus ouverts à l’expérimentation, mais bien souvent ils bercent l’auteur d’espérances avant d’annoncer qu’un feu rouge venu de plus haut arrête le projet, sans qu’on ne sache jamais qui ni pourquoi.

    Pierre Lecrenier (auteur présent lors du déjeuner) : Et on sait que les gros éditeurs laissent les petits prendre les risquent et récupèrent ce qui marche bien dans leur catalogue.

  • octobre

    Une rencontre pour tout savoir sur les bourses Brouillon d’un rêve
    Le 26 octobre 2016
    Les bourses « Brouillon d’un rêve » sont des aides directes attribuées par la Scam pour encourager l’écriture, la création, la recherche… Le 14 novembre à 16h, nous invitons les auteurs à une rencontre (...)

    Brouillon d’un rêve

    Depuis sa création, la Scam maintient avec force une politique d’aide directe aux auteurs, à la fois soutien financier et reconnaissance morale pour des porteurs de projets singuliers en phase d’écriture. Sous le titre « Brouillon d’un rêve », elle attribue des aides directes à des auteurs, destinées à encourager l’écriture, la création, la recherche…

    Ces bourses existent pour tous les champs de la création couverts par la Scam : la photographie et le dessin de création, la création numérique, l’écriture littéraire, celle de documentaires de création, d’œuvres institutionnelles, d’œuvres d’art numérique, d’œuvres multimédia interactives et l’écriture d’auteurs journalistes.

    D’un montant maximum de 6.000 € chacune, ces bourses sont attribuées par des jurys professionnels d’auteurs. Ces soutiens permettent d’élargir le champ de la création des auteurs en leur proposant un véritable espace de liberté de création.

    Vous pouvez aussi consulter sur notre site le calendrier et les types d’aides.
    Prochain appel à candidatures : brouillon d’un rêve littéraire, du 5 au 15 novembre.

    La rencontre

    La diversité de ces aides, les modalités de candidature ainsi que le calendrier de remise des dossiers, qui varie pour chacune d’elles, ne sont pas toujours connus : nous avons donc invité Lise Roure, responsable de Brouillon d’un rêve à la Scam France, à intervenir à ce sujet pour les auteurs belges lors d’une rencontre à la Maison des Auteurs, le 14 novembre à 16h. Elle expliquera aussi comment composer un dossier, et précisera le processus d’attribution des bourses et les rôles de chacun (administration de la Scam, lecteurs, jury).

    Des membres du jury audiovisuel (actuels et des années précédentes), notamment Dominique Loreau et Xavier Christiaens, reviendront sur leur expérience, donneront des conseils et répondront à vos questions.

    Enfin, des modèles de dossiers lauréats de la bourse pourront être présentés.

    Suite à la rencontre, nous vous proposons d’assister à la projection de La Capture, de Geoffrey Lachassagne, documentaire ayant reçu la bourse Brouillon d’un rêve - l’auteur sera présent pour présenter son film. Cette projection aura lieu dans le cadre des Lundis de la Maison des Auteurs, elle est donc gratuite et ouverte à tous, et aura lieu le 14/11 à 20h au Cinéma Aventure.

    En pratique

    La rencontre sur la bourse Brouillon d’un rêve aura lieu à 16h30 à la Maison des Auteurs, rue du Prince royal 87, 1050 Bruxelles.

    Elle sera suivie de la projection de La Capture de Geoffrey Lachassagne, à 20h au Cinéma Aventure dans la Galerie du centre, rue des fripiers 57, 1000 Bruxelles.

    Pour assister à la rencontre et/ou à la projection, merci de bien vouloir vous inscrire en nous écrivant à l’adresse actionculturelle sacd-scam.be et en précisant à quel moment vous nous rejoindrez.

  • A / R : projet artistique + enseignement supérieur
    Le 10 octobre 2016
    En 2014, les Écoles Supérieures des Arts de la Fédération Wallonie-Bruxelles en Belgique se sont réunies pour former l’association a / r (art - recherche). Cette association lance aujourd’hui un appel (...)

    L’association A / R

    L’association A / R lance un appel à projets pour soutenir la recherche artistique dans les Écoles Supérieures des Arts toutes disciplines confondues. En 2014, les Écoles Supérieures des Arts de la Fédération Wallonie-Bruxelles en Belgique se sont réunies pour former l’association A / R (Art - Recherche asbl) Leurs domaines sont divers : arts plastiques, visuels et de l’espace, théâtre et arts de la parole, musique, arts du spectacle et technique de diffusion et de communication. Mais toutes voient apparaître un nouveau champs commun d’investigation : la recherche en art.

    Le caractère nécessairement imprévu, insoupçonné, improuvable même, de la création artistique déjoue toute définition de ces recherches en art préalablement à leurs expérimentations pratiques. Il déjoue d’une manière similaire toute systématisation ultérieure, ou toute uniformisation de procédures ou de méthodologies.

    Cependant, ces recherches artistiques, à l’instar d’autres recherches, ne doivent pas rester confinées dans les lieux qui les voient émerger, mais être accessibles tant aux autres artistes-chercheurs qu’au public le plus large. La dissémination et la mise en circulation de ces recherches est une priorité pour A / R asbl.

    Il importe dans un premier temps de mettre en place des stratégies d’identification, de soutien et de valorisation adaptées à ces objets particuliers. D’où le lancement de ce premier appel à projet. Un comité artistique rassemblant 6 personnalités de la scène artistique locale et internationale, a été mis en place pour sélectionner les projets de recherche qui obtiendront l’aide d’A / R.

    Qui ?

    Tout artiste ou collectif artistique de toutes nationalités peut, en collaboration avec une ou plusieurs Écoles Supérieures des Arts de la Fédération Wallonie-Bruxelles en Belgique, répondre à cet appel et introduire un projet de recherche artistique.
    Tout projet doit être déposé conjointement par l’Auteur et le Porteur.
    Le Porteur est une ou plusieurs Écoles supérieures des Arts de la Fédération Wallonie-Bruxelles en Belgique quel que soit leur domaine : arts plastiques, visuels et de l’espace, théâtre et arts de la parole, musique, arts du spectacle et technique de diffusion et de communication.
    L’Auteur est un artiste ou un collectif artistique.
    Attention : a / r n’octroie pas de bourse de doctorat.

    Comment ?

    Un dossier est à remettre via la plateforme web art-recherche.be ou par envoi postal sur clé USB.
    La plateforme web donne toutes les indications concernant les formats de fichiers à charger. Ces indications sont strictement les mêmes pour la remise du dossier par courrier postal avec clé USB.

    Critères

    Le comité artistique sera particulièrement attentif :
    • aux collaborations, transversalité, transdisciplinarité et transmédialité
    • à la qualité de l’ensemble de l’œuvre de l’Auteur.
    • à la pertinence artistique du projet de recherche
    • aux conditions de faisabilité et de réalisation de la recherche proposée
    • à l’adéquation du budget et du plan de financement prévisionnels
    • à la contribution aux progrès sociétaux, scientifiques, techniques, artistiques ou éthiques dans une société du savoir et du sensible.

    Pour toute question : info art-recherche.be > > appel à projets

  • Les auteurs SACD brillent aux Prix de la Critique
    Le 4 octobre 2016
    Parmi les lauréats des Prix de la Critique 2016, de nombreux auteurs SACD, dont Anne-Cécile Vandalem avec Tristesses, élu meilleur spectacle de l’année. La cérémonie de remise des Prix de la Critique (...)

    La cérémonie de remise des Prix de la Critique 2016 s’est déroulée au Théâtre National. Elle a mis en lumière de nombreux auteurs affiliés à la SACD, récompensant des parcours d’auteurs. Florilège des prix attribués.

    Meilleur spectacle : Tristesses d’Anne-Cécile Vandalem

    Après le succès rencontré au Festival d’Avignon, où le spectacle avait fait l’unanimité, Tristesses - et avec lui l’ensemble du théâtre d’Anne-Cécile Vandalem, se voit couronné en Belgique. L’autrice, metteuse en scène et actrice, y déroule une intrigue contemporaine : comment une politicienne d’extrême-droite profite d’un deuil pour tenter de mettre sous sa coupe une petite communauté, dans un dispositif de mise en abyme mêlant scène et vidéo.
    http://www.dasfrauleinkompanie.com/df/tristesses/

    Création artistique et technique : Cool Blood de Jaco Van Dormael, Michèle-Anne De Mey et Thomas Gunzig

    Cool Blood n’est pas la suite de Kiss and Cry, le spectacle de nano-danse, mais une nouvelle aventure. L’équipe, composée du cinéaste Jaco Van Dormael, de la chorégraphe Michèle-Anne De Mey et de l’auteur Thomas Gunzig, propose de découvrir en direct d’autres (micro- et macro-) univers, où les mains sont rejointes par les pieds, l’épaule, le genou…
    Le trailer : https://www.youtube.com/watch?v=q-jOop0H3O0

    Auteur : Céline Delbecq

    Prix SACD de la Dramaturgie Francophone 2016, Prix de l’écriture dramatique de la ville de Guérande 2015, Coup de cœur du bureau de lecture de France Culture, Prix des Arts de la scène de la Province du Hainaut, L’Enfant sauvage a cumulé les distinctions. Céline Delbecq y prend à bras le corps le thème des familles d’accueil et fait dans la foulée le pari de trouver 200 familles à des enfants "sauvages", renforçant ainsi la dimension sociétale du spectacle.
    http://www.compagniedelabetenoire.be

    Seul en scène : Angelo Bison

    Angelo Bison livre une performance remarquable dans L’Avenir dure longtemps d’après Louis Althusser, adaptation et mise en scène de Michel Bernard. L’année où il a aussi brillé au théâtre dans Lehman Trilogy et dans la série RTBF Ennemi public dans le rôle fictionnel de Dutroux libéré, le comédien déploie toutes les ambiguïtés de l’acte de Louis Althusser, responsable du meurtre de sa femme, dans un seul en scène où son visage révèle les tourments de la folie.
    https://www.rtbf.be/culture/scene/detail_l-avenir-dure-longtemps-d-apres-louis-althusser-plongee-dans-le-vertige-de-la-folie-meurtriere-christian-jade?id=9204592

    Spectacle de danse : Rushing Stillness de Marielle Morales

    "Prends ton temps". Rushing Stillness pourrait se présenter comme l’autopsie de cette formule banale rapportée à la scène. Car le temps des corps, dépendant de leur âge et de leur puissance, n’est pas le même. Deux danseuses et un danseur explorent le ralenti et la vitesse sur un drap blanc et c’est toute la philosophie de Husserl qui s’incarne.
    http://mariellemorales.be

    Comédienne et comédien

    Valérie Bauchau a été distinguée pour son interprétation dans Loin de Linden de Veronika Mabardi.
    Alexandre Trocki et Danis Lavant reçoivent conjointement le prix pour leurs rôles dans Elisabeth II dans une mise-en-scène d’Aurore Fattier.

  • septembre

    Résidence 10 sur 10 pour les auteurs dramatiques en Pologne avec la SACD
    Le 30 septembre 2016
    En partenariat avec la SACD, Drameducation - Centre International de Théâtre Francophone en Pologne, Institut Français de Pologne et Ville de Zabrze invitent les auteurs francophones de théâtre à (...)

    Dans le cadre de cette résidence, 10 auteurs écriront 10 pièces (une pièce par auteur) de 10 pages pour 10 jeunes comédiens non-francophones (13-19 ans) en 10 jours.

    Les 10 textes écrits en résidence seront publiés chez DramEdition et diffusés avec les soutiens de l’Institut Français de Pologne et d’autres partenaires.

    "10 sur 10" sera distribué dans toutes les écoles en Pologne, en Europe et dans le monde où la langue française est enseignée.

    Cette démarche offrira aux auteurs résidents la possibilité d’une diffusion à l’échelle mondiale et d’avoir une reconnaissance parmi les jeunes non-francophones et leurs professeurs de français.

    La résidence aura lieu dans l’ancienne mine de charbon Guido. La monumentale mine comprend un musée et des espaces modernes (centre d’affaire, espace de loisir et de culture, brasserie, pub à 320 m sous terre).

    La résidence 10 sur 10

    La résidence a été créée en raison de l’absence de pièces de théâtre en langue française pour jeunes non-francophones : de courtes pièces, à grande distribution, "accessible", à travailler pendant les ateliers de théâtre. Ces pièces apportent à des jeunes et professeurs de français la possibilité de développer leur intérêt pour la langue française à travers le théâtre contemporain francophone.

    Le travail d’écriture

    Les auteurs sont libres de choisir le sujet de la pièce. Aucun sujet ne sera imposé. Néanmoins, les auteurs sélectionnés recevront de la part des organisateurs une liste de consignes à suivre.

    Conditions d’accueil

    Logement, nourriture et accompagnement dans l’écriture dans un espace de travail adapté totalement pris en charge par la résidence.

    Les frais de voyage sont à la charge des résidents. Cependant, les résidents peuvent demander des aides aux déplacements auprès des institutions de leurs pays d’origine.

    Comment déposer sa candidature

    Envoyer CV et une lettre de motivation en répondant à la question : pourquoi voulez-vous participer à la résidence 10 sur 10 ?

    Date limite de dépôt des dossiers : 17 octobre 2016 à minuit sur 10sur10.drameducation gmail.com intitulé "Résidence 10 sur 10"

    Déroulement de la résidence

    27 janvier (vendredi) / arrivée
    28-29 janvier / weekend d’ouverture
    30 janvier - 3 février / 5 jours d’écriture
    4-5 février / weekend "pro"
    6-10 février / 5 jours d’écriture
    11-12 février / weekend de clôture
    13 février / départ

    Résultat de la sélection

    Les résultats de la sélection seront accessibles sur le site le 24 octobre 2016 à 20h

    Toutes les informations supplémentaires sur la résidence par mail : 10sur10.drameducation gmail.com

  • PEN Club, stylos brise-chaînes
    Le 22 septembre 2016
    Sous la Présidence de Jean Jauniaux, le PEN Club Belgique recentre ses activités sur deux axes prioritaires : la promotion de la littérature et la défense du droit à la liberté d’expression. Nouveau (...)

    Nouveau souffle

    En 1921, à Londres, naissait le PEN Club, organisation destinée à promouvoir la littérature et à défendre la liberté d’expression des auteurs (au sens large). Un an plus tard, en 1922, se créait le Pen Club Belgique, l’un des premiers centres nationaux avec les USA et la France. Présidé jusqu’en 2015 par Huguette de Broqueville, il avait fini par paraître désuet à certains.

    Repris en 2015 par Jean Jauniaux, l’actuel Président, le PEN se recentre sur ses objectifs premiers. Il défend la littérature et ceux qui la pratiquent particulièrement les auteurs menacés dans leur liberté d’expression, par la censure, la prison, voir pire.

    Cette nouvelle orientation, accompagnée par l’organisation de conférences et d’événements littéraires, s’est traduite par de nombreuses adhésions qui dessinent une cartographie plurielle de la scène littéraire belge contemporaine. Tom Lannoye, Corinne Hoex, Isabelle Wéry, pour ne citer qu’eux, en sont aujourd’hui membres.

    Actions politiques

    Les Actions "politiques" de PEN, fondamentales, ont soutenu en 2016 Ashraf Fayad, poète palestinien condamné en Arabie Saoudite à 800 coups de fouet et à la peine de mort - convertie en 8 ans de prison - pour apostasie. Ashraf Fayad a été proposé pour le Prix Nobel de Littérature, et le PEN a, en collaboration avec son homologue flamand, publié 16 poèmes de 50 mots symbolisant les 800 coups de fouet de sa condamnation, des actions symboliques répercutées auprès des ambassades et assorties de courriers de membres.

    PEN Club a fait membre d’honneur en 2016 deux poétesses et une journaliste : Mahvash Sabet (poétesse, Iran), Narges Mohammadi (journaliste, Iran) et Fatima Naoot (poétesse, Égypte), toutes trois emprisonnées. Sa mobilisation pour Asli Erdogan s’est insérée dans le mouvement international en faveur de l’écrivain turque, emprisonnée à Istanbul depuis le 19 août.

    Adhérer au PEN, accueilli dans les locaux de la Maison des Auteurs, rue du Prince Royal, 87 à 1050 Bruxelles, c’est défendre des voix, des corps, une parole libre. Pour se tenir au courant de son activité, il suffit de liker sa page Facebook.

    Liens utiles

  • Atelier Grand Nord 2017 : appel à candidatures
    Le 22 septembre 2016
    Projet unique de rencontres sur la scénarisation de longs métrages de fiction de langue française et premier événement à réunir autant de partenaires de pays francophones, Atelier Grand Nord rassemble (...)

    Atelier Grand Nord

    Les objectifs

    Atelier Grand Nord offre une occasion privilégiée de discussion autour de quatorze scénarios de long métrage de fiction en français. Cette rencontre apporte une vision nouvelle sur le travail d’écriture encore à faire sur les scénarios. Des échanges entre auteurs professionnels de différents pays francophones permettent d’exprimer des idées et des points de vue, de partager des intentions et des différences culturelles. À long terme, l’Atelier crée des liens dans le but de travailler ensemble sur des productions ou coproductions futures.

    Les Partenaires

    L’Atelier Grand Nord est un partenariat privé – public initié et organisé par la SODEC. En Belgique, il est soutenu par la SACD Belgique qui prend en charge le séjour du consultant belge et Wallonie-Bruxelles International qui prend en charge les voyages des scénaristes et du consultant et le séjour des scénaristes. Les autres partenaires sont la SACD France et le CNC ; FOCAL et la SSA ; le Luxemburg Film Fund ; la SACD Canada, les distributeurs québécois, téléfilm canada et le Fonds Harold Greenberg.

    Le déroulement

    L’Atelier se déroulera du 25 janvier au 5 février 2017, dans la région de l’Outaouais, à moins de deux heures de Montréal au Québec. Durant une semaine, scénaristes et consultants se pencheront sur un sujet unique : le scénario. Les discussions souligneront les qualités, les faiblesses et les modifications à apporter à chacun des scénarios pour favoriser une réécriture structurée.
    Un horaire préétabli permet des rencontres individuelles entre consultants et scénaristes ainsi que des discussions collectives. Chaque scénariste rencontre individuellement trois consultants de nationalités différentes de la sienne. Les scénaristes travailleront en vase clos tout en profitant de moments de détente en pleine nature.

    Les participants

    L’Atelier accueillera un maximum de 14 scénaristes et 7 consultants. La répartition par pays est la suivante : Belgique : 2 scénaristes et 1 consultant, France : 4 scénaristes et 2 consultants, Luxembourg : 1 scénariste et 1 consultant, Suisse : 2 scénaristes et 1 consultant, Afrique francophone : 1 scénariste et pour le Québec : 4 scénaristes et 2 consultants.

    Comment participer

    Admissibilité

    L’atelier est réservé aux scénaristes et aux scénaristes-réalisateurs. Les projets doivent être soumis par des individus et non par des entreprises. Toutefois, une option sur le scénario doit avoir été prise par un producteur associé à une société de production de la fédération Wallonie-Bruxelles. À des fins d’harmonisation entre les partenaires, le scénario soumis sera, au minimum, à l’étape intermédiaire (deuxième version). Un candidat ne peut déposer qu’un seul projet. Dans le cas d’une coscénarisation, un seul auteur sera admissible. Un candidat ne peut participer qu’une seule fois à l’Atelier Grand Nord. Le projet soumis doit être un long métrage de fiction écrit en version originale française. Les scénarios de long métrage d’animation et d’adaptation littéraire sont acceptés.

    Conditions de participation

    - une première version du scénario est achevée ;
    - le projet fait l’objet d’un contrat de production avec une maison de production de la fédération Wallonie-Bruxelles ;
    - le scénariste doit être membre d’une société d’auteur partenaire du projet.

    Composition du dossier

    - le formulaire d’inscription ;
    - une lettre de motivation ;
    - un synopsis (maximum une page) ;
    - une continuité dialoguée du scénario ;
    - une note d’intentions et une proposition de réécriture ;
    - la situation du projet au moment de la demande (aides reçues, stade de production, accords de co-production…)
    - un curriculum vitæ ;

    Envoi des dossiers

    Les dossiers doivent être envoyés pour le 30 octobre au plus tard :
    - 3 exemplaires papier à faire parvenir à la SACD – Maison des Auteurs – Rue du Prince Royal, 87 à 1050 Bruxelles ;
    - 1 exemplaire en PDF à envoyer par mail à actionculturelle sacd.be.

    Sélection

    Les projets soumis seront sélectionnés par un comité de lecture formé de professionnels du cinéma.

    Pour toute question, merci de vous adresser au service d’Action culturelle.

    Documents à télécharger

  • Les Unes Fois d’un Soir reviennent
    Le 7 septembre 2016
    Les Une Fois d’un Soir reviennent ! Après une éclipse momentanée, le festival des Arts de la Rue aura lieu le 24 septembre à Huy. Nouveaux partenariats, nouvelle ville, l’événement a mûri mais (...)

    Les Unes Fois d’un Soir, festival des Arts de la Rue, est apparu en 1991. Il a connu 15 éditions et 3 villes d’accueil en 25 ans. Aujourd’hui, après une éclipse momentanée, les UFDS s’associe avec Latitude 50* et prend une nouvelle dimension. Tout en gardant la programmation diversifiée et sans concessions qui est sa marque de fabrique. Luc de Groeve évoque les changements qui donnent au festival une nouvelle force.

    Les Unes Fois d’un Soir reviennent. Une sorte de miracle ?

    LdG : Oui, on peut parler de ça. Le festival a failli disparaître définitivement. Les spécificités de cet événement le rendent très fragile, à savoir la gratuité, l’organisation par une asbl indépendante, l’exigence de programmation, la volonté de s’inscrire réellement dans la ville, etc. Tout cela fait qu’il ne rencontre pas les formats du fonctionnement de la culture en FWB. De plus, un festival de Rue implique beaucoup de partenaires différents : responsables politiques locaux, commerçants, population (même celle qui ne vient pas au festival), secteur associatif… Il faut trouver un terrain commun, faire comprendre que l’on va organiser le désordre l’espace d’une journée mais que tout va bien se passer !

    Est-ce que le festival a changé de formule ?

    LdG : Pas vraiment, même si on ne fait pas les choses de la même manière dans une ville comme Huy ou à Lessines où se situait le festival avant. C’est un autre tissu social et urbain, une autre population, un autre passé. On ne raconte pas la même histoire dans deux villes tellement différentes.

    Qu’apporte le partenariat avec Latitude 50 ?

    LdG : Il a été salutaire. C’est Latitude 50 qui a sauvé les Unes Fois d’un Soir. Le rapprochement entre les deux asbl a du sens car on parle le même langage, on défend un même secteur. L’époque est à la rationalisation et à la mise en commun. Ce n’est pas forcément une contrainte, mais plutôt une force ! C’est également Latitude 50 qui a convaincu les autres partenaires comme le centre culturel et la ville de Huy, qui a osé se lancer dans le projet avec des politiques locaux faisant preuve d’une audace à saluer.

    20 compagnies, ce sont 20 lieux différents dans la ville ?

    LdG : Tout d’abord 20 compagnies c’est une exigence en termes de quantité et de diversité de démarches artistiques à laquelle Les Unes Fois d’un Soir veut répondre.
    Cette année le festival sera très concentré en centre-ville car il faut présenter l’événement au public en espérant qu’il y adhère. Pour la suite, la ville de Huy offre de multiples possibilités : un cloître, une basilique, un château fort, bref de quoi s’amuser !

    Avec la présence de nombreux auteurs SACD et notamment celle de la péniche spectacle Le Ventre de la Baleine, scène d’ouverture et accueil aux artistes du festival.

    * Latitude 50, Pôle Arts du Cirque et de la Rue

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