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  • 2016

    juillet

    SACD et Scam en festivals
    Le 14 juillet 2016
    L’été SACD et Scam

    Cet été encore, la SACD et la Scam seront présentes en festivals. Par l’intermédiaire naturel de l’Action culturelle qui y organise rencontres et opportunités professionnelles. Mais aussi par la présence étendue d’autres services. C’est l’opportunité pour leurs membres de rencontrer les auteurs sur le terrain, de répondre à d’éventuelles questions ou demandes d’adhésion, mais aussi simplement de présenter les auteurs les uns aux autres ou d’entendre leurs conditions de création. Aussi n’hésitez pas à nous accoster, nous sommes là pour vous !

    Festival de Spa

    Du 5 au 15 août, vous pourrez croiser au long des spectacles, rencontres et lectures, Nathalie Van de Walle, Matthias Boriello, Aïcha Anerhour, Célyne van Corven et Marie-Lorraine Weiss.

    La SACD s’associe au festival en soutenant les rencontres avec les auteurs ou les lectures de leurs œuvres.
    - 06/08 : rencontre avec Veronika Mabardi
    - 07/08 : lecture de Qui a tué Amy Winehouse de Pietro Pizzuti
    - 08/08 : rencontre avec Céline Delbecq
    - 12/08 : lecture d’Un pied dans le paradis de Virginie Thirion
    - 13/08 : rencontre avec François Ost
    - 14/08 : lecture de Klotascu de Thibaut Nève
    - 15/08 (à 11h) : entretien de clôture avec le public
    Les rencontres et lectures se déroulent à la Salle des Fêtes à 15h30.
    Un goûter est offert à l’issue des manifestations.
    Informations et réservations : www.festivaldespa.be ou 0800 24 140.

    Soiron-sur-scène

    Le 14 août, ce sera la 9ème édition de Soiron-sur-Scène, festival des arts de la rue. Vous y croiserez Béatrice Buyck.

    Rencontres Théâtre jeune public de Huy

    Du 19 au 20 août, Nathalie Wolff sera présente à Huy (juste à côté du stand de la CTEJ). Vous avez des questions à poser à votre société d’auteurs ? Vous connaissez quelqu’un(e) qui souhaiterait adhérer ? N’hésitez pas à rejoindre sa table et à vous asseoir.

    Festival de Chassepierre

    Les 20 et 21 août, les artistes et artisans se croisent au Festival International des Arts de la rue à Chassepierre. Béatrice Buyck y sera. N’hésitez pas à l’aborder.

    Festival de Lussas

    Du 21 au 27 août, Lussas sera la capitale du documentaire. Vous y croiserez Paola Stévenne, Présidente du Comité belge de la Scam, accompagnée de Béatrice Buyck. Elles y organiseront le traditionnel "déjeuner des auteurs". Vous y serez ? Vous souhaitez être invité ? Signalez-vous !

    Pour ne pas nous manquer, suivez-nous sur facebook > anne et célyne (SACDScam) et sur Instagram > maison_des_auteurs.

  • juin

    Boursiers Scam * Printemps 2016
    Le 30 juin 2016
    Le Comité belge de la Scam a accordé 16 bourses pour la "session de printemps" 2016. Découvrez la liste des lauréats dont vous croiserez le travail dans les mois ou les années à venir, ainsi que le (...)

    La Scam a octroyé 16 bourses lors de la cession de printemps 2016. Pour rappel, ces bourses s’obtiennent sur demande. Elles sont décernées selon des critères objectifs et précis. Découvrez ici la liste des lauréats et la brochure Bourses et appels à projets à télécharger.

    Audiovisuel

    Bourses de développement d’un film documentaire (bourses d’appoint) – 1.000€

    Thierry Knauff
    Monique Mbeka
    Patrice Bauduinet

    Bourses Scam d’aide à la finition d’un documentaire en auto-production– 1.000€

    Marie Devuyst
    Samuel Fleury

    Bourses Scam Un Ticket pour… les festivals Internationaux documentaires –250 € à 750 €

    Thierry Michel

    Création interactive

    Bourses de développement d’une œuvre de création interactive - 1.250€

    Laurence Dierickx
    Alok Nandi

    Littérature / BD / Illustration

    Bourses d’appoint de développement d’un projet littéraire - 1.000€

    Georghi Grigorieff
    Jean-Christophe De Doncker
    Christine Van Acker
    Stefan Liberski

    Bourse « Relecture/réécriture de manuscrit »

    François Harray

    Bourses Scam de Résidences de travail à Passa Porta

    Aliénor Debrocq
    Steven Degryse

    Bourse Doctoring d’un projet BD

    Michel Pierret

    Prochaine date limite de remise des dossiers : le 15 octobre 2016.

  • Boursiers SACD * printemps 2016
    Le 30 juin 2016
    Le Comité belge de la SACD a accordé 18 bourses en réponse aux dossiers déposés lors de la "session de printemps" 2016. Pour rappel, ces bourses s’adressent à tous les auteurs membres et sont décernées (...)

    Les bourses de la SACD s’attachent à un moment précis du parcours de l’auteur, et se veulent un soutien lorsqu’ils sont seuls et manquent d’appuis. Elles sont octroyées par le Comité belge sur base de critères objectifs et précis.

    Les lauréats des "bourses de printemps" SACD 2016 sont :

    Audiovisuel

    Bourses SACD ‘dossier’ pour l’aide à l’écriture – 1.000€

    Samuel Lampaert
    Virginie Gourmel

    Spectacle Vivant– cirque, chorégraphie, théâtre

    Bourse « Avis sur projet » des projets de spectacle vivant

    Sophie Linsmaux et Aurélio Mergola

    Bourses de captation de spectacle vivant – 1.240 €

    Luis Javier Cordoba
    Félicie Artaud
    Sara Lemaire
    Antia Diaz Otero
    Jonathan Schatz

    Bourses d’appoint pour les projets d’écriture pour la scène –1000 €

    Valérie Gimenez
    Philippe Vauchel
    Pietro Marullo
    Émilie Flamant
    Stéphane Arcas
    Camille de Leu

    Bourse commande musique de scène –750 €

    Antonin de Bemels

    Théâtre

    Bourses « Coup de foudre » pour un comédien, un metteur en scène, une compagnie –1500 €

    Claude Enuset
    Stéphanie Blanchoud

    Cirque / Arts de la Rue

    Bourses SACD de répétition d’un numéro de cirque

    Jordi Vidal
    Quintijn Ketels
    Sandrine Heyraud

    Prochaine date limite de remise des dossiers : le 15 octobre.

  • 85, rue du Prince Royal (Eté 2016. La rénovation)
    Le 30 juin 2016
    Le chantier de la nouvelle Maison des Auteurs, qui s’ouvrira au 85 rue du Prince Royal, s’abrite sous bâche, perce et abat. Des transformations destinées à vous offrir un café, des salles et des (...)

    Bâche

    Le 85 et le 87 de la rue du Prince Royal sont actuellement sous bâche. Vrombissements et trépidations sont au programme de l’été. Sous la supervision de Morgane Batoz-Herges et de David Wyckhuys, qui règlent chaque semaine des dizaines de problèmes, depuis la future charge électrique jusqu’au destin des fines arcades révélées par l’abattement des murs, la future Maison européenne des Auteurs prend forme.

    Destinée à abriter un café, des salles et espaces de co-working, de résidences et de formations (gratuites et ouvertes aux auteurs membres de tous répertoires), la future Maison des Auteurs sera également le siège d’associations culturelles ou européennes. Vigie du droit d’auteur à Bruxelles, ses espaces abriteront rencontres et journées de mobilisation, autant que de mise en valeur et en relation d’auteurs européens.

    Esprit de la rénovation

    L’architecte en charge du projet, Jean-Paul Hermant, était récemment l’invité de l’émission Archi Urbain, à propos d’un autre projet de rénovation, la transformation d’un garage en galerie d’art, la Patinoire Royale. (À voir ici). Les deux chantiers sont conduits dans le même esprit. En les comparant, une esquisse du 85, dont l’inauguration est prévue pour 2018, apparaît.

    Pour le chantier de la Patinoire (saluée par la presse internationale), comme pour la future Maison des Auteurs, il s’agit de rénover et donc de trouver un équilibre entre l’ancien et le nouveau, en tenant compte de l’histoire du bâtiment. L’architecte est sensible au témoignage d’utilisations anciennes et accepte d’inclure dans son projet des découvertes inattendues sur chantier, comme, au 85, rue du Prince Royal, des moulures anciennes exhumées sous de faux plafond de béton.

    La Patinoire Royale a posé des questions de circulation, notamment de différence de niveau entre les étages, ce qui est également le cas dans le projet de rénovation du 85, avec un bâtiment surélévé par rapport au 87. Comme à la Patinoire, un jeu d’escaliers permettra de structurer l’espace et de se déplacer d’un niveau à l’autre, parfois par demi-volées, parfois de manière à dévoiler de nouvelles perspectives.

    Jean-Paul Hermant est particulièrement soucieux de l’écologie et des économies d’énergie, qui définissent la philosophie de tous ses projets. Son souci de créer des espaces traversés par la lumière naturelle, obtenue par la réhabilitation ou le percement de nouvelles fenêtres, est d’actualité sur le chantier de la nouvelle Maison des Auteurs avec la percée de nouvelles fenêtres au 4ème étage et en rez-de-chaussée, ainsi que dans le mur aveugle donnant sur le porche, et à l’arrière du bâtiment, où la totalité de l’espace ouvrant sur le petit jardin privatif sera complètement vitrée.

    Dernier point retenu de la Patinoire Royale et intégré à l’architecture de la future Maison des Auteurs : le détail discret et élégant de la main courante de l’escalier, dans laquelle est dissimulée un rétroéclairage LED, qui sera présent dans le nouvel escalier qui mènera du rez-de-chaussée à l’étage.

    Calendrier

    La rénovation de l’avant du bâtiment du 85, rue du Prince Royal s’achèvera au printemps 2017 et verra les premiers occupants de la Maison européenne des Auteurs s’y installer.

    La seconde phase du chantier, la rénovation de l’arrière du bâtiment du 85, ainsi que du sous-sol du 87, de son rez-de-chaussée, et la végétalisation de l’ancien parking qui deviendra un espace planté, s’achèvera à la fin de l’hiver 2017, pour une inauguration prévue en 2018.

    Galerie image

  • Derrière l’écran où sont les femmes ?
    Le 23 juin 2016
    En fournissant des chiffres genrés, la SACD et la Scam ont participé à l’étude menée par l’asbl Engender concernant la présence des femmes dans le cinéma belge francophone. Avec un constat en trois points (...)

    Derrière l’écran, où sont les femmes ?

    La présidente du Comité belge de la SACD, Inès Rabadan, particulièrement sensible à cette question, avait animé un débat sur ce sujet au Festival International du Film Francophone à Namur cet automne, débat dont naissait des stratégies possibles pour obtenir une parité entre les hommes et les femmes dans le milieu cinématographie francophone (à lire ici).

    Ce lundi 20 juin 2016, c’était l’asbl Engender qui présentait, en association avec le festival Elles tournent, les résultats d’une étude exploratoire sur la présence des femmes dans le cinéma francophone de Belgique.

    Menée avec le soutien d’Isabelle Simonis, Ministre des Droits des femmmes, et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’étude exploratoire sera complétée au fil du temps grâce à des données plus stables, l’ensemble des acteurs du secteurs ayant été conscientisés à l’absence de données genrées par la difficulté de l’équipe à récolter des chiffres.

    Elles s’évanouissent

    Loin du cliché 19ème de la pâmoison, les femmes, plus nombreuses que les hommes dans les écoles de cinéma, voient leur présence s’amenuiser dès l’accès à la profession (moins 20%). Cette absence touche également, lors de l’accès au "monde du travail", certains métiers plus genrés que d’autre, comme la profession de producteur : 31 hommes pour 10 femmes ou celle de directeur photo : 81% d’hommes pour 16% de femmes. (Pour l’ensemble des schémas et tableaux, nous vous invitons à consulter la publication jointe).

    L’on constate ensuite que les femmes remettent moins de demandes de financements, bien que, proportionnellement, elles ont un taux de projets acceptés supérieurs à celui des hommes.

    Leurs demandes de financement portent également sur des budgets inférieurs à ceux de leurs collègues masculins, ce qui leur procure, à long terme, une viabilité économique et une visibilité moindres.

    En termes de visibilité encore, elles sont bien moins nombreuses dans les palmarès de festivals prestigieux ou nationaux.

    Les bonnes pratiques

    L’équipe de Jacqueline Brau, à qui l’on doit ces premiers résultats, a également tenu à rassembler de bonnes pratiques. Trois pays se distinguent sur ce plan :

    L’Allemagne, avec les actions chocs de l’association Pro Quote (qui utilise également des études statistiques), qui s’est donné pour but d’obtenir la présence de 30% de femmes dans l’industrie cinématographique en 2017.

    La Suède avec le Swedish Film Institute, qui revendique un financement conditionné à la présence de 50% de femmes (réalisatrice et équipe technique) dans les productions.

    Le Québec, avec les Réalisatrices équitables, qui revendiquent une équité dans la distribution de fonds publics et réalisent des études statistiques, ainsi que des études portant sur la différence de contenu entre les films proposés par des femmes et ceux proposés par des hommes. Il s’agit là de cerner le manque de "l’autre"dans le paysage culturel, par l’absence d’une parole, celle, comme n’ont pas manqué de le souligner quasiment à l’unanimité toutes les intervenantes de cette matinée, de la "moitié de l’humanité".

  • Elles vous représentent
    Le 16 juin 2016
    Trois autrices ont été élues au Comité belge de la SACD lors de la dernière assemblée générale. Elles vous représentent au titre de l’audiovisuel et du spectacle vivant. Qui sont elles ? Et que (...)

    Ariane Buhbinder, élue au titre du spectacle vivant

    Bio express

    Après des études littéraires, musicales puis de mise en scène à l’INSAS Bruxelles, Ariane Buhbinder n’a cessé d’œuvrer dans le domaine de la création depuis 1983 en Europe et durant 10 ans au Québec (au sein du Théâtre de Carton dont elle a assumé la direction artistique de 1989 à 1994).
    Particulièrement sensible à l’univers de l’enfant, elle a fondé à Bruxelles en 1996, la compagnie de théâtre jeune public « L’anneau » qui lui permet de développer un langage propre et une orientation spécifique à l’intention de ce public qui lui tient à cœur. Par son action, elle contribue ainsi au développement d’une dramaturgie originale pour le jeune public.
    Metteur en scène, auteur, compositeur, conceptrice, elle a signé à ces titres divers de nombreux projets théâtraux qui ont été, pour la plupart, largement diffusés en Communauté Française, en Suisse, en France ou au Québec.

    Pourquoi elle a souhaité vous représenter

    " Auteur, metteur en scène et directrice artistique, l’importance du soutien aux écritures et aux auteurs m’a toujours tenu particulièrement à cœur.

    Favorable à toutes les mesures stimulant l’émergence de plumes audacieuses, surprenantes, ludiques, contemporaines autant que sensibles, j’ai défendu toute initiative allant dans ce sens tout au long de mon parcours professionnel. (…)

    La question des conditions bien souvent précaires et aléatoires dans lesquelles doivent œuvrer les auteurs et les créateurs en général, rejoint mes préoccupations et interrogations quotidiennes. Les pouvoirs publics comme les producteurs doivent continuer à être sensibilisés à cette réalité en vue d’améliorer la reconnaissance et le contexte dans lequel s’effectue ce travail, et cela, alors que nos sociétés vacillent entre les extrêmes, alors que se creusent toujours davantage les écarts sociaux. (…)

    Je suis de ce fait pleinement intéressée à collaborer au travail de la SACD pour la promotion, le soutien, la défense des droits des auteurs et à y mettre à profit mon expérience et ma connaissance plus spécifique du secteur Théâtre jeunes publics. "

    Barbara Sylvain, élue au titre du spectacle vivant

    Bio express

    Barbara Sylvain est une fille du Nord de la France, née en Anjou, qui aime traverser la Manche en bateau, pester contre le vent et observer les poissons dans un aquarium.
    Elle vit et travaille à Bruxelles.
    Un diplôme de droit international en poche, elle change ce cap si bien tracé pour le théâtre et se forme à l’Ecole Lassaad (enseignement de J. Lecocq). Elle participe à des ateliers sous la direction d’Isabella Soupart, Marcel Crémer, Agnès Limbos et Ingrid von Wantoch Rekowski, assiste à la mise en scène de plusieurs créations théâtre et à la réalisation de films de cinéma.
    Elle réalise des performances où se mêlent vidéo et création sonore.
    Elle collabore comme actrice à la création de plusieurs pièces de théâtre / danse notamment.
    En 2010, elle co-fonde avec Lula Béry la compagnie " Oh my god " avec qui elle crée un duo théâtral bicéphale : It’s so nice.
    Elle s’investit régulièrement dans des actions pédagogiques pour l’introduction du théâtre à l’école en collaboration avec le Centre Dramatique pour la Wallonie, l’Enfance et la Jeunesse et mène des ateliers avec le Théâtre de la Montagne Magique et le Théâtre les Tanneurs.

    Pourquoi elle a souhaité vous représenter

    " (…) Je suis membre de la SACD depuis 2011 et suis très sensible aux actions qui y sont menées.

    Réfléchir ensemble, stimuler les pensées créatives, faire fuser les idées, bouger les lignes et ouvrir d’autres voies tels des alpinistes arpentant une montagne aux accès parfois (très) ardus ! Oui, je serais ravie de pouvoir prendre part à cette noble tâche. (…)

    Je me rends compte à quel point il est riche et stimulant de partager ses expériences et ses connaissances, d’être dans le dialogue avec d’autres auteurs/autrices, de confronter ses points de vue et d’inventer ensemble de nouvelles formes de soutien. "

    Delphine Noels, élue au titre de l’audiovisuel

    Bio express

    Delphine Noels est née à Liège en 1973.
    Les chemins qui l’ont menée au cinéma sont sinueux et pour le moins étonnants.
    En 1990, elle suit les cours de candidature en philologie orientale (pour apprendre à décrypter les hiéroglyphes) à l’Université de Liège. Ensuite, elle s’inscrit à l’Académie des Beaux Arts (en peinture) de Liège et obtient son diplôme en 1996. C’est alors qu’elle s’oriente définitivement vers le cinéma en s’inscrivant à l’INSAS d’où elle sortira en 2001 munie d’un diplôme de réalisation.
    Elle est simplement passée des langues mortes à une langue vivante, mais son centre d’intérêt est resté le même : la face cachée, cryptée, obscure des choses.
    En 2005 et 2007, elle réalise ses premiers courts métrages : 1 Clé pour 2 et Ni oui ni nom, tous les deux multi-primés en festivals.
    Son premier long métrage : Post-Partum, un thriller sur la maternité, est sorti en 2013.

    Pourquoi elle a souhaité vous représenter

    " (…) Nous le savons tous, mener une vie d’auteur est extrêmement difficile. En tant que femme célibataire avec deux enfants à charge, j’affirme qu’en mener une d’auteure relève quasiment de la mission impossible. C’est pourtant le défi que, mue par nécessité intérieure, je me suis imposé. Il a transformé ma vie en un combat quotidien, combat qui a éveillé et affûté ma conscience politique. (…)

    Je me suis activée politiquement lorsque, il y a quelques années d’ici, le dit “statut des artistes” (quel pléonasme !) a été torpillé par le gouvernement de l’époque. (Souvenons-nous : les techniciens du cinéma ont été menacés d’en être éjectés et son accès en a été rendu quasi impossible aux jeunes. C’est à cette époque aussi que l’ONEM s’est mise à persécuter de manière accrue une bonne partie d’entre nous en nous contraignant à accepter des emplois dits “convenables” ou à rembourser les droits d’auteurs que nous avons perçus). Avec quelques collègues, Véronique Jadin, Marie Chaduc (des femmes, comme par hasard), nous avons tenté de travailler à faire pression sur les politiques pour qu’ils arrêtent le carnage. C’est ainsi qu’a été créée l’association Hors Champ ( ), association des métiers du cinéma. Hors Champ a travaillé à réinvestir les syndicats, fait connaître nos positions par l’intermédiaire de cartes blanches publiées dans le journal Le Soir et par nos interventions à la cérémonie des Magritte. Dans ce travail, des collaborations ont été créées avec la SACD, l’ARRF et ProSpere.

    J’ai également collaboré à la création d’un festival de femmes ainsi que d’une école de cinéma à Alger. Je me suis aussi beaucoup investie dans la défense de Keywan Karimi, un cinéaste iranien condamné à un an de prison et 223 coups de fouets pour avoir réalisé son dernier documentaire sur les graffitis de Téhéran. Et dans un cadre beaucoup plus large, (dans un souci de “convergence des luttes”, comme on dit), j’ai travaillé à la création du mouvement citoyen Tout Autre Chose.

    Mon souci de travailler à défendre l’art, les artistes et tout particulièrement les auteurs et les auteures est réel. Il reste mon souci premier. J’ai de l’énergie à revendre quand je mène ce type de combat. Etre élue au sein de la SACD a du sens pour moi parce que ça s’inscrit dans une démarche de plusieurs années. _ Ce serait un plaisir pour moi de consacrer cette énergie à travailler à ce que les auteurs puissent être reconnus dans tous les sens du terme. Autant sur le plan de la reconnaissance de leurs droits d’auteurs que de leurs droits sociaux et de leur création. Un énorme combat doit être mené aussi (et c’est un combat qui me tient particulièrement à cœur) sur le plan de la reconnaissance du travail de la création en Belgique. Cette dernière est tellement sous-financée (quand elle l’est parce qu’il faut bien reconnaître qu’il n’est pas rare qu’elle ne le soit pas du tout) ! Nous, auteurs et auteures belges, avons le droit et le devoir d’exister. Nous avons un véritable rôle à jouer dans les temps difficiles qui sont les nôtres. "

    Liens utiles

  • La médaille Beaumarchais à Michèle Braconnier
    Le 16 juin 2016
    La SACD France a décerné une médaille Beaumarchais à Michèle Braconnier pour son parcours de découvreuse et son inlassable soutien à la jeune création. Inès Rabadan dresse son portrait, agrémenté d’une (...)

    Michèle Braconnier, portrait par Inès Rabadan

    Obstination, ténacité, enthousiasme inoxydable, faculté de rebondissement à toute épreuve, énergie dingue, quelqu’un qui ne compte pas, une découvreuse.… Celles et ceux à qui j’ai posé la question d’un mot pour la définir, ont dessiné un portrait énergique et enthousiasmant de Michèle Braconnier.
    Mais ce portrait révèle des surprises.
    Car cette femme déterminée aime prendre des risques. Elle s’implique à fond mais travaille en équipe et laisse à chacun sa voix dans le projet. C’est une forte personnalité, mais qui agit sans se mettre en avant…
    C’est sans doute cela qui épate le plus : au lieu de se satisfaire d’être à la tête d’une institution, Michèle Braconnier, en 2008, fait prendre un tournant insolent à L’L : elle passe en laboratoire. L’L devient un lieu de recherche et d’accompagnement pour la jeune création, un lieu où se poser des questions, où prendre le temps de se poser les bonnes questions, sans obligation de résultat.
    Clairvoyance, courage, modestie : ceux qui la connaissent emploient ces mots pour définir celle qui a voulu donner aux artistes le luxe de ce temps de réflexion, un luxe nécessaire quand on veut innover, produire des spectacles toujours plus singuliers.
    En se plaçant là où ce sera utile et précieux pour les créateurs, Michèle Braconnier apporte aussi, mine de rien, une réponse à l’épineuse question du statut des artistes - en Belgique particulièrement. Elle reconnait ce temps que les créateurs dépensent sans compter pour leur art, elle lui donne une valeur, elle le protège.
    À contre-courant du système, à contre-courant de l’obligation généralisée de monter les projets rapidement, à contre-courant de la rentabilité forcée, ce que Michèle Braconnier offre aux artistes, avec intransigeance et beaucoup d’amour, c’est aussi la liberté.

    Biographie express

    Licenciée en Communication Sociale (Université Catholique de Louvain), Michèle Braconnier attrape le virus du théâtre durant ses années universitaires, à la fois en suivant les cours du Centre d’Étude Théâtrale (CET) et comme jobiste au Théâtre Jean Vilar, à Louvain-la-Neuve (Belgique). Ses études terminées, elle est engagée dans ce théâtre et apprend durant quelques années tous les m.tiers liés à l’administration théâtrale.
    Michèle Braconnier est ensuite engagée par la compagnie d’Alain Populaire (Théâtre Impopulaire, à Bruxelles) et enfin travaille au sein de la maison de production INDIGO.
    À 32 ans, une évidence s’impose : il est vital qu’elle prenne son indépendance pour se donner les moyens de mettre en œuvre ses convictions.
    En 1990, Michèle Braconnier fonde sa propre structure dédiée exclusivement à la jeune création : le Théâtre de L’L, à Bruxelles. Depuis 2007, ce théâtre est devenu L’L, lieu de recherche et d’accompagnement pour la jeune création.

  • Situation des documentaristes : première analyse
    Le 16 juin 2016
    La Scam a lancé une vaste étude sur la situation des documentaristes en Belgique francophone. En prélude à sa parution complète, découvrez ici la première analyse des données réalisée par Renaud Maes. (...)

    1. Méthodologie

    L’enquête s’est déroulée en 3 phases :
    − questionnaire en ligne (88 questions), 43 réponses, 27 complètes ;
    − 10 entretiens semi-directifs longs en face-à-face ;
    − 33 entretiens téléphoniques courts sur base d’une question (« Vous sentez-vous plutôt artiste ou artisan ? »)

    2. Un métier sans corporation

    Une première conclusion de l’étude est l’existence d’un sentiment fort d’affiliation à un métier (au sens d’une profession nécessitant une série de savoir-faire spécifiques), lié aux tâches (processus similaire de réalisation du film) et aux finalités de la réalisation. Ce métier est vu comme un privilège, en ce sens qu’il répond à une passion personnelle, ce qui amène les témoins à consentir des sacrifices importants (cfr. infra).
    Il n’existe toutefois pas de sentiment corporatiste chez les réalisatrices et réalisateurs documentaires : au contraire, elles et ils semblent finalement fort isolé·e·s. Plus encore, la plupart des témoins donnent une définition « personnelle » du métier, en suggérant ensuite que leur démarche est singulière par rapport à cette définition. La diversité des définitions provient sans doute de la large gamme de curricula (diplômes y compris) amenant au métier, mais aussi à une forme « d’éthos professionnel » lié à la dimension créative du métier.

    3. Artiste, artisan, chercheur…

    La question de la « représentation du métier » a largement été approfondie par les entretiens téléphoniques. Il en ressort que si la démarche de réalisation est vécue comme une forme de « création » ou de « recherche » au sens d’une démarche scientifique, la dimension très pratique, les éléments techniques de celle-ci amènent les réalisateurs à ne pas si facilement endosser le qualificatif « d’artiste » et à assez naturellement se ranger derrière le qualificatif d’artisan. L’insistance sur les aspects pratiques est aussi l’occasion pour plusieurs témoins de souligner la très maigre connaissance qu’ont les institutions publiques et organes de soutien à la création des réalités du métier.

    4. Le nerf de la guerre

    Il ressort de plus de l’enquête qu’en moyenne, les rémunérations touchées par les réalisatrices et réalisateurs (moins de 300€/mois) sont nettement inférieures au seuil de pauvreté (1 095€/mois pour un isolé). L’explication en est très simple : la rémunération ne tient compte que d’une toute petite partie du processus de production d’un film (notamment, pas de prise en compte des temps de développement, de promotion, etc.). La majorité des répondant·e·s à l’enquête en ligne soulignent ainsi que les producteurs ne tiennent généralement pas compte du temps lié au développement.
    Par ailleurs, quelques témoins de l’enquête en ligne comme des entretiens soulignent avoir dû parfois renoncer à être rémunérés, ou avoir préféré réduire leur salaire, plutôt que celui des membres de l’équipe de réalisation (notamment des monteurs et monteuses). Ces « sacrifices » sont mis par plusieurs témoins en perspective du plaisir et de la finalité de la réalisation, si bien qu’ils sont souvent conçus comme inexorables. Quelques témoins soulignent aussi que la forte concurrence dans le domaine implique de revoir à la baisse ses attentes en termes de rémunération. Enfin, tous les témoignages convergent pour souligner la totale inadéquation du statut d’artiste (et plus particulièrement depuis sa dernière refonte) avec les réalités de la réalisation documentaire.

    5. Syndromes de l’entrepreneur et de l’éternel débutant

    Un autre élément particulièrement frappant est le fait que même des réalisatrices et réalisateurs confirmé·e·s indiquent être systématiquement amené·e·s à devoir repasser un même type de parcours d’obstacle à chaque nouveau film. Il existe ainsi une forme de « syndrome de l’éternel débutant » parmi les témoins : l’absence de reconnaissance financière se double d’une forme d’absence de reconnaissance symbolique.
    Mais au-delà même de la faible reconnaissance personnelle, c’est aussi la faible reconnaissance des qualités des films produits qui est soulignée. Cette dimension se marque particulièrement dans le rapport aux producteurs et diffuseurs, où domine une insatisfaction par rapport à la communication réalisée autour des films et aux conditions (notamment horaires) des diffusions. Les témoignages soulignent que la communication autour des films doit généralement, et parfois en dépit des contrats, être réalisée par la réalisatrice ou le réalisateur lui-même, ce qui la ou le place dans une situation ambiguë où, à la fois, elle ou il est dans une situation de dépendance par rapport au producteur et/ou au diffuseur (qui n’interviennent pourtant que peu dans le processus de réalisation), tout en devant simultanément être une sorte « d’entrepreneur·e » chargé de promouvoir et de distribuer sa création. Ces temps de promotion, apparemment très importants, sont globalement vécus comme inéluctables – surtout dans la perspective de pouvoir réaliser un nouvel opus. Soulignons que le retour financier direct des festivals et des prix est jugé comme très faible voire inexistant. Un témoin souligne : « (…) même si le film est sélectionné dans 25 festivals, ce qui est parfois le cas, ça ne rapporte rien ».

    6. Institutions en déroute

    Au niveau de la diffusion, l’enquête est particulièrement révélatrice des reconfigurations importantes du service public et singulièrement de la RTBF, ainsi que des mutations technologiques (importance des contenus web). Si plus de 50% des répondant·e·s à l’enquête ne « considèrent pas la RTBF comme une grande télévision documentaire » (celle-ci se bornant à la coproduction), elle garde paradoxalement un statut d’institution reconnue et, à l’éclairage des témoignages, on peut souligner qu’il existe même une forme de sentiment de « redevabilité » lorsqu’elle accepte de produire ou de diffuser une réalisation – sans doute liée à la rémunération engendrée. Ce sentiment peut sans doute influer dans le sens d’une certaine « atténuation » des critiques à son égard, même s’il existe une nostalgie claire d’une époque où le documentaire prenait plus de place dans sa programmation et où les films étaient diffusés dans les plages horaires plus courues.
    Par ailleurs, les soutiens publics à la création apparaissent clairement indispensables et un consensus apparaît pour suggérer que les aides disponibles sont inappropriées à la réalisation documentaire.

    * Renaud Maes est docteur en Sciences sociales et du travail de la Faculté des Sciences sociales et politiques de l’ULB.

    NDLR. Cette analyse est publiée sans les schémas qui l’accompagnent : ils seront repris dans la parution finale.

  • Sortie du BdA#3
    Le 2 juin 2016
    La troisième édition du Bilan des Auteurs sera présentée lors des assemblées générales de la SACD et de la Scam. Cette année, le Bilan s’est attaché à l’indispensable présence des auteurs au sein de la (...)

    Après "le comment plutôt que le pourquoi de l’œuvre" et "la manière dont les auteurs se collètent au réel", la troisième édition du Bilan des Auteurs se penche sur l’indispensable présence des auteurs au sein de la société.

    Qu’ils nous sortent de notre zone de confort, produisent une autre vision de l’Histoire, balisent de nouveaux modes de travail, émancipent les corps ou stimulent nos connexions neuronales, les auteurs, à rebours des affirmations simplistes et des stéréotypes, nous alluvionnent de leurs questionnements et de leur inventivité.

    Le BdA les a suivi pour vous rapporter comment on saute les frontières, diffracte ses intrigues, joue avec des steaks, amorce une révolution.

    Une quarantaine d’auteurs y prennent la parole ou sont croqués sur le vif. Ils viennent du monde du cirque, de la danse, des arts de la rue, de la BD, de la poésie, de la composition (acousmatique), de l’université, de la littérature…

    Les 84 pages sont précédées d’une fresque de Yannick Nory, qui a également réalisé la couverture, représentant une nageuse, emportant derrière elle vers le large son univers imaginaire.

    Le tout est à commander gratuitement à l’adresse bda sacd-scam.be. Merci de préciser votre adresse postale.

    _ "Le Bilan des Auteurs nous a fait découvrir de nombreux talents qui ont participé à nos spectacles à Paris et à Bruxelles. La publication représente une aide précieuse pour découvrir les talents de nos auteurs belges. Merci beaucoup à l’équipe de la SACD-Scam."
    Ariane Papeians, Live Magazine
  • mai

    Assemblée générale Scam 2016
    Le 26 mai 2016
    L’Assemblée générale de la Scam se tiendra aux Ateliers des Tanneurs le 8 juin 2016. À cette occasion, les auteurs assisteront à une première présentation de l’étude consacrée à la situation des (...)

    L’Assemblée générale annuelle des membres de la Scam résidant en Belgique se tiendra le mercredi 8 juin à 19h précises aux Ateliers des Tanneurs. Elle s’ouvrira sur une synthèse de l’activité de la société et la présentation des rapports annuels.

    À 20h, Paola Stévenne, Présidente de la Scam, présentera les premières conclusions de l’étude "Auteurs de documentaire aujourd’hui".

    Cette étude, jugée nécessaire par les membres du Comité belge de la Scam, présente deux volets, quantitatif et qualitatif.

    Quantitatif : un questionnaire étoffé a été transmis aux cinéastes documentaires de la Scam. Nombre d’entre-eux ont pris le temps d’y répondre et y ont quelquefois apporté des précisions par téléphone.

    Qualitatif : afin de dessiner un paysage plus proche, faits d’itinéraires singuliers, des entretiens personnels ont été réalisés avec dix cinéastes documentaires, 8 femmes et 2 hommes : Charlotte Grégoire et Anne Schiltz, Mary Jimenez, Sarah Vanagt, Lydie Wisshaupt-Claudel, Marie Vella, Jasna Krajinovitch, Camille Fontenier, Yasmine Kassari, Nicolás Rincón Gille et Jorge Léon.

    L’analyse de l’ensemble des données recueillies a également été effectuée par Renaud Maes qui en restituera les conclusions aux côtés de Paola Stévenne.

    L’étude complète fera ensuite l’objet d’une publication souple de la Scam.

    Ensuite, cocktail dinatoire et discussions animées !

    Vous souhaitez être des nôtres ? Merci de réserver à l’adresse ag-scam scam.be.

    Auteurs de l’écrit et de l’image (BD, illustration), l’Assemblée sera précédée de la rencontre "Le livre, où en est-on ?", de 16h à 18h.

    Ateliers des Tanneurs, 58-62, rue des Tanneurs, 1000 Bruxelles

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